Si la politique africaine d'E. Macron 🇫🇷 lors du premier quinquennat n'a pas été très réussie, la nouvelle dynamique est meilleure.
La France renforce sa place dans les pays qui comptent (Maroc, Égypte, Éthiopie, Kenya, Nigeria, Angola) et ne se contente plus de l'Afrique francophone où le ressentiment anti-français est fort.
Preuve de la réussite ? Le renforcement du français en Afrique lusophone (Guinée Bissau et Angola) ainsi qu'en Guinée Équatoriale. Des partenariats avec les Etats exportateurs d'hydrocarbures (Nigeria, Gabon, Angola...), le renforcement de la présence économique en Éthiopie, au Kenya ou au Maroc et une alliance stratégique avec l'Égypte.
Les principaux États de l'Afrique francophone gardent de bonnes relations avec la France (Sénégal, Côte d'Ivoire, Gabon, Congo, RDC, Rwanda...) mais l'intérêt est désormais d'élargir l'influence française ailleurs, en changeant les bases de cette relation, notamment via le retrait militaire.
Mais alors pourquoi la France a une carte à jouer ?
Pour cela, il faut comprendre qui investit en Afrique. La Russie, mais c'est surtout sécuritaire, même si les centrales nucléaires sont une aubaine. La Turquie, mais elle vend surtout ses drones et les investissements économiques sont encore limités. La Chine, elle investit énormément mais beaucoup d'Etats restent prudents, comme pour les Émirats. Les États-Unis investissent peu et ne considèrent pas le continent comme une priorité. Les autres Etats ont pour le moment une présence limitée. La France dispose de beaucoup d'arguments pour élargir son influence sur le continent et favoriser l'installation de ses entreprises.
Beaucoup d'enthousiasme alors que j'arrive au Kenya, à la veille du sommet Africa Forward. Le sommet d'un partenariat renouvelé et gagnant-gagnant. À Nairobi, donnons-lui toute sa force ! Nous avons tant à faire ensemble.