Juin 1942, à
#BirHakeim : après
#Narvik, les képis blancs écrivent une nouvelle page de gloire.
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20 mai 1942, désert de
#Libye. Cette fois-ci,
#Rommel est décidé. Il ira jusqu’à Alexandrie. Il a complété ses effectifs, il a reçu de nouveaux blindés. Il y a maintenant trois mois qu’il s’est arrêté devant la ligne de défense de Gazala, série de points d’appui reliés entre eux par des champs de mines hâtivement établis par les Britanniques à la fin de l’hiver. Pour le commandant de l’
#Afrikakorps, cette halte a permis de reposer ses hommes et de les préparer au bond décisif. Il est optimiste. Les Italiens aussi. À Rome, le Duce a choisi le cheval blanc avec lequel il se propose d’entrer au Caire, à la tête de ses troupes, ceint de l’« épée des Croyants ». Lorsqu’au mois de décembre 1941 Rommel a été obligé d’évacuer Benghazi, sur la côte ouest de la Cyrénaïque, ses soldats ont inscrit sur les murs de la ville : « A bientôt, dans trois mois ! » Ils y sont revenus 35 jours après.
Rommel l’a voulu ainsi. Son ambition, bien au-delà de l’Égypte, c’est la Palestine et, pourquoi pas ? la mer Noire et le Caucase, où il pourra tendre la main aux troupes allemandes de Russie. Pour les Britanniques, plus réalistes, l’enjeu est capital : les troupes italo-allemandes ne doivent pas entrer en Égypte, c’en serait fait de leur suprématie en Méditerranée, et cela scellerait probablement le sort de la guerre.
Pour des raisons impératives de ravitaillement, pas plus les Britanniques que les troupes de l’Axe ne peuvent s’éloigner de la côte que suit l’unique route menant de Tunis au Caire. Les chars, en revanche, ont le désert pour terrain de manœuvre. Seule limite à leurs évolutions, le « point de non-retour ». Il faut toujours conserver assez d’essence pour rentrer ou poursuivre.
En vue de son offensive, Rommel a, comme à son habitude, choisi de contourner la ligne de défense de Gazala par le sud — le désert —, tandis qu’une petite partie de ses troupes « fera du volume » dans nord pour monopoliser l’attention des Britanniques. Or, la pointe sud du dispositif est tenue, depuis le mois de janvier 1942, par des nouveaux venus sur le théâtre des opérations d’Afrique : les Français de la 1re brigade libre, aux ordres du général
#Kœnig. Leur point d’appui se nomme Bir Hakeim. Lorsque les premiers chars de Rommel se sont mis en route, ce 20 mai, Kœnig a reçu dans son PC le message suivant : « Offensive allemande imminente. Multipliez patrouilles et aménagez champs de mines. »
Dans les unités françaises stationnées à Bir Hakeim, ce fut un soupir de soulagement : enfin « ils » attaquent ! Bientôt viendra le moment, que tous attendent, de participer à nouveau, les armes à la main, à cette guerre trop tôt interrompue...
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