Les grands-parents maternels de Jean-Luc Mélenchon : de sombres usuriers coloniaux !
En mai 1933, Ă Cherchell, une annonce judiciaire publiĂ©e dans LâIndĂ©pendant rĂ©vĂšle la vente forcĂ©e aux enchĂšres de trois propriĂ©tĂ©s rurales et dâune maison appartenant Ă des familles algĂ©riennes, notamment les KĂ©bylene et les Saadoun.
Ă lâorigine de cette saisie : des dettes impayĂ©es. Parmi les principaux crĂ©anciers figure Jeanne Emmanuelle Caserta, Ă©pouse Bayona, grand-mĂšre maternelle de Jean-Luc MĂ©lenchon.
Avec sa famille, elle participe activement au systĂšme foncier colonial. Ces petits colons, installĂ©s en AlgĂ©rie, prĂȘtaient de lâargent aux fellahs propriĂ©taires de biens, Ă des taux qui rendaient impossible le remboursement de la dette, puis ils rĂ©cupĂ©raient les terres par voie judiciaire.
Loin du rĂ©cit de « pauvres pieds-noirs » que MĂ©lenchon affectionne, les archives montrent une rĂ©alitĂ© plus crue : une branche familiale impliquĂ©e dans lâexploitation Ă©conomique des populations locales, profitant de lâasymĂ©trie du systĂšme colonial pour confisquer les biens des indigĂšnes.