Christine Fréchette ne fait pas que dépenser, elle ment, aussi.
Ce matin, le chroniqueur Jonathan Trudeau a rapporté que, même au sein de la CAQ, le fait que Christine Fréchette tente de se laver les mains de l'échec de la filière batterie dérange — et avec raison.
Alors qu’elle nous disait hier encore qu’elle n’aurait « pas été à un aussi haut niveau » d’investissement si elle avait été à la place de son prédécesseur, Pierre Fitzgibbon, on sait désormais qu’elle a essayé d’ajouter des millions dans le fiasco de Lion Électrique. Elle a d’ailleurs défendu cette idée publiquement jusqu’à la toute fin, en novembre 2024.
La semaine dernière, pendant qu’elle prétendait ne pas être impliquée dans le congédiement du lanceur d’alerte Olivier Smith-Lauzon, on a finalement appris que c’est le ministère de l’Économie, sous sa direction, qui a lancé l’enquête et appelé l’UPAC.
Puis, n’oublions surtout pas qu’alors qu’elle jurait respecter la cagnotte électorale de 250 millions de dollars prévue par le ministre des Finances pour la course à la chefferie, elle était avertie en coulisse qu’elle dépasserait cette limite. C’est pourtant ce qu’elle a fini par faire, et nous en sommes aujourd'hui à plus du double, selon nos calculs.
Et cela, c’est sans compter les 235 millions de dollars en subventions et en prêts aux entreprises qu’elle et Bernard Drainville ont distribués depuis le 21 avril, ce qui va complètement à l'encontre de leur promesse de mettre fin à l’interventionnisme de l'État.
C’est ce que nous réserverait 12 ans de caquisme : plus de gaspillage des fonds publics, moins de comptes à rendre, et toujours autant d’amateurisme et de secrets. Heureusement, les Québécois auront le choix de mettre fin à cette ère en élisant un gouvernement du Parti Québécois le 5 octobre prochain, qui remettra de l’ordre dans les finances et fera preuve de transparence envers les citoyens.