Même si le résultat est négatif, l’UDC est parvenue à convaincre 45 % de la population suisse de soutenir un projet relativement radical dans sa mise en œuvre (dénonciation de certains traités internationaux, restriction de l’asile, suppression de la libre circulation des personnes). Ce n’est pas anodin, et ce niveau d’adhésion est plutôt rare chez ses concurrents, notamment à gauche.
Le constat d’une surpopulation, en particulier liée à l’immigration, est largement partagé dans la population suisse. Il sera donc difficile pour les autorités d’ignorer cette préoccupation.
D’ici deux ou trois ans, les électeurs seront appelés à se prononcer sur un éventuel rapprochement supplémentaire avec l’Union européenne. La question de l'immigration pèsera fortement dans le débat, d’autant plus qu’elle s’accompagnera d’autres enjeux, notamment ceux liés à la souveraineté.
Bref, la Suisse n'a pas fini de faire parler d'elle.