Quand un dirigeant peut frapper des civils, arrĂȘter ses opposants et continuer Ă voyager tranquillement dans les capitales du mondeâŠ
Ce nâest plus seulement un problĂšme congolais.
Câest un test pour la conscience internationale.
Pendant quâon parle de cessez-le-feu, des civils continuent de mourir.
Comment expliquer quâau moment mĂȘme oĂč la communautĂ© internationale appelle Ă la dĂ©sescalade dans lâEst de la RDC, des bombardements aveugles organisĂ©s par Kinshasa frappent encore des populations civiles ?
Hier câĂ©tait Minembwe, Masisi, Rubaya, et maintenant Goma.
Comment comprendre quâau lieu dâapaiser la nation, le pouvoir de FĂ©lix Tshisekedi multiplie des dĂ©cisions aux consĂ©quences humanitaires lourdes ?
PremiĂšre rĂ©alitĂ© : la punition collective des populations vivant dans lâEst du pays
La dĂ©connexion financiĂšre de certaines zones du systĂšme bancaire prive des millions de citoyens dâaccĂšs Ă leur propre argent.
Cette décision crée une crise humanitaire silencieuse mais gravissime.
DeuxiÚme réalité : la dérive sécuritaire
Le recours Ă des combattants Ă©trangers ou Ă des mercenaires est rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ© par plusieurs observateurs, alors mĂȘme que les principes de lâUnion africaine interdisent ce type de pratiques dans les conflits internes.
TroisiĂšme rĂ©alitĂ© : la pression politique contre lâopposition
Des figures politiques comme
@MinakuAubin et
@Emmanuelshadary (pour ne citer que ces deux-lĂ ) ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es ou poursuivies dans un contexte qui soulĂšve de nombreuses interrogations sur le respect des garanties judiciaires.
La loi congolaise prĂ©voit pourtant quâun citoyen arrĂȘtĂ© soit prĂ©sentĂ© devant son juge naturel dans un dĂ©lai de 48 heures.
Sans parler de ceux qui sont contraints de vivre en exil :
Raymond Tshibanda,
@kikayabinkarubi,
@richardmuyej ,
@josemakila5,
@MoiseNyarugabo, Néhémie Wilanya, Henri Mova, Francine
@Muyumba,
@sethkikuni,
@moise_katumbi, Claudel LubayaâŠ
QuatriĂšme rĂ©alitĂ© : lâescalade militaire contre des zones civiles
Les bombardements signalĂ©s dans certaines zones habitĂ©es ont dĂ©jĂ provoquĂ© des dĂ©placements massifs de populations et dâĂ©normes pertes en vies humaines, souvent trĂšs loin de la ligne de front.
Et pendant ce temps, un paradoxe sâinstalle.
Les Nations unies, lâUnion europĂ©enne, lâUnion africaine, la SADC, la CommunautĂ© dâAfrique de lâEstâŠ
Toutes appellent Ă la paix avec des phrases globales, sans condamner clairement le responsable.
Plusieurs victimes congolaises sont déjà mortes.
Aujourdâhui, le rĂ©gime de Kinshasa sâen prend mĂȘme aux partenaires de la paix.
Une humanitaire ressortissante française vient de perdre la vie Ă cause de la folie dâun rĂ©gime devenu dangereux et mĂȘme sanguinaire.
La France parle dâenquĂȘte.
Mais oĂč sont les sanctions ?
Pourquoi cette complaisance, ou cette ambiguĂŻtĂ©, face Ă ces crimes contre lâhumanitĂ© ?
Pourquoi, lorsquâil sâagit des autres, les sanctions pleuvent sans tergiversation ?
Pourquoi les condamnations arrivent-elles alors avec une rapidité déconcertante ?
Pourquoi ce silence lorsque lâon Ă©voque lâusage de mercenaires, alors mĂȘme que les principes de lâUnion africaine interdisent clairement ce type de pratiques ?
Pourquoi ce silence lorsque des figures politiques de lâopposition sont arrĂȘtĂ©es en dehors des garanties prĂ©vues par la loi ?
Une autre question dĂ©rangeante circule aujourdâhui dans lâopinion congolaise.
Lors des attaques rĂ©centes autour de Goma, certains affirment que lâobjectif aurait Ă©tĂ© dâĂ©liminer un ancien chef dâĂtat â un homme qui a dirigĂ© le pays pendant 18 ans et qui a transmis le pouvoir sans quâune seule goutte de sang ne soit versĂ©e lors de la premiĂšre alternance de lâhistoire congolaise.
Si cela est vrai, alors la question devient grave. TrĂšs grave.
Car lorsquâun pouvoir commence Ă considĂ©rer ses propres compatriotes comme des cibles, il franchit une ligne dangereuse pour toute la nation.
Et lorsque la communauté internationale se tait face à cela, elle envoie un message inquiétant au monde entier.
La paix ne peut pas ĂȘtre sĂ©lective.
Les droits humains ne peuvent pas ĂȘtre Ă gĂ©omĂ©trie variable.
Si la vie dâun Congolais ne compte pas aujourdâhui, alors la stabilitĂ© de toute la rĂ©gion â et mĂȘme du monde â sera menacĂ©e demain.
Pour preuve : une ressortissante française, partenaire de la paix, vient dây laisser la vie.
@EmmanuelMacron @antonioguterres @_AfricanUnion @SADC_News @jumuiya
OĂč sont les sanctions ?
Le monde vous observe.
La vérité est simple.
La RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo đšđ© mĂ©rite mieux :
- mieux que la guerre imposée par un régime ayant perdu toute rationalité
- mieux que la peur politique
- mieux que lâindiffĂ©rence internationale
Le peuple congolais mérite la justice, la vérité et la paix réelle.
Et le monde doit enfin regarder cette réalité en face.
@EU_Commission @StateDept @hrw @amnesty
Si le monde se tait encore, alors la question devient simple :
la vie dâun Congolais vaut-elle moins que celle des autres ?
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@VoiceOfCongo @DrShirandi @bola2016