Il ne faut rien connaĂźtre Ă la justice française pour croire quâil sâagit dâun problĂšme de moyens.
Jâai Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă vue pour un tweet, en septembre dernier.
Menotté à trois reprises, gardé sept heures.
LâenquĂȘte a durĂ© plusieurs mois. Des experts ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s pour Ă©valuer les dommages (sic) qui en auraient dĂ©coulĂ©.
Lâaffaire a Ă©tĂ© traitĂ©e par un procureur adjoint de la RĂ©publique, est remontĂ©e au Parquet GĂ©nĂ©ral.
Pour un écrit.
Je nâen avais jamais parlĂ©.
Pendant ce temps, des procureurs en charge de la lutte antistupefiants sâen tirent avec des classements sans suite, sans enquĂȘtes aprĂšs avoir Ă©tĂ© reconnus participer Ă des orgies avec des prostitues sous chemsex, achetant pour des milliers dâeuros de drogues. Ils bĂ©nĂ©ficient de simples dĂ©placements.
Des proches de Macron, de Ari Abitttan à Laurent Bigorgne, laissent en sang, droguent et violent en toute impunité.
Des magistrats mettent en location leur fille ou tĂ©lĂ©chargent des millions dâimages pĂ©dopornographiques sans faire un jour de prison.
Et des enquĂȘtes sont enterrĂ©es au quotidien concernant des milliards dâeuros de corruption. Lâaffaire URAMIN, quatre milliards volĂ©s au contribuable, nâa ainsi jamais Ă©tĂ© jugĂ©e.
Dans le mĂȘme temps, on organise des procĂšs spectacles pour plaire au pouvoir. On traĂźne en justice des gamins pour un commentaire sur Darmanin, pour une mauvaise blague sur Brigitte, pour un tableau dĂ©nonçant Macron ou pour une manifestation que le pouvoir avait exigĂ© dâempĂȘcherâŠ
Jâai eu Ă les dĂ©fendre. Jâai vu les procureurs chargĂ©s de les persĂ©cuter promus pour leur servilitĂ©.
Rares et glorieux ont été les magistrats qui ont résisté.
La justice française ne manque pas de moyens.
Elle manque de conscience et de dignité.
Elle ne sert plus le peuple français mais ceux qui se sont pris de le diriger.
Tous ceux qui le prĂ©tendent lâinverse ne lâont jamais frĂ©quentĂ©e, et nâont pas idĂ©e dâĂ quel point elle sâest asservie et abaissĂ©e.