Confier la scĂšne officielle de la FĂȘte de la musique de Paris Ă LFI en pleines prĂ©-prĂ©sidentielles n'a pu se faire qu'avec l'accord de la mairie PS.
Et ça n'est pas vraiment surprenant : les socio-dĂ©mocrates aux grands mots qui se veulent rĂ©publicains, les Hidalgo, GrĂ©goire, El Aaraje, et mĂȘme Glucksmann, se sont toujours couchĂ©s face Ă la force brutale de MĂ©lenchon.
Ils continuent à le faire, par lùcheté, complaisance, et pour ne pas perdre quelques postes. Ils le feront jusqu'au bout, quitte à tout perdre au final. Ce ne sera pas la premiÚre fois dans l'Histoire d'une classe dirigeante bourgeoise consent à se laisser renverser par ceux qui incarnent la négation de tous ses principes.
Pourquoi laisse-t-on LFI s'approprier la place de la RĂ©publique un soir de FĂȘte de la musique ?
La place de la RĂ©publique est le coeur battant de la FĂȘte de la musique. C'est une arĂšne emblĂ©matique de cette fĂȘte populaire. Ce soir-lĂ , ce lieu symbolique ne devrait pas ĂȘtre la tribune d'un parti politique.
Pour LFI, la musique n'est pas une fin, c'est un moyen, au service d'un agenda politique.
Car LFI n'est pas une association culturelle. C'est un parti politique, avec une idéologie populiste, qui divise et antagonise les Français.
Ce concert est lĂ©gal mais est-il pertinent pour la dĂ©mocratie ?Aucun parti politique ne devrait pouvoir dĂ©tourner une fĂȘte populaire qui vise Ă rassembler les Français, pas Ă les diviser.