đŽÌ đĄđđąđĄđđ đđđđđđ đđĄ đĄđđąđ đđđąđ„ đđąđ đ 'đđđĄđÌđđđ đ đđđĄ đÌ đąđđ đđđđđŠđ đ đđąđđđđđđąđ đđđđđđđđđđđ đđ đ'đđđđđđđ đđÌđđđđ đđđđĄđđ đđ
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đđđđđđčđąđđđđđđâ, đđ đđđđđđđđđđ đđđĄđĄđ đđđĄđđđŁđđđ€ đđÌđĄđđđđđÌđ đđÌđđđđ đÌđ đđđ
@C_Transition2 đđŁđđ đ'đđŁđđđđĄđ đđđđđđđđđđ đđ đđ đđÌđđđđ đ, đŸđđĄđđ đđÌđđđđ.
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Reiner Fuellmich est en dĂ©tention provisoire depuis octobre 2023 et a Ă©tĂ© condamnĂ© jeudi Ă trois ans et neuf mois de prison. La chambre estime quâil a dĂ©tournĂ© des fonds. Katja Wörmer, avocate du sexagĂ©naire, prend position dans une interview accordĂ©e à « Transition News ». Pendant ce temps, le quotidien « Bild » se distingue par sa quĂȘte de diffamation et de mystification. Par Torsten Engelbrecht
đâđźđđŒđ°đźđ đČđ đ°đŒđłđŒđ»đ±đźđđČđđż đ±đ đđŒđșđ¶đđČÌ đđŒđżđŒđ»đź, đ„đČđ¶đ»đČđż đđđČđčđčđșđ¶đ°đ”, est en dĂ©tention provisoire depuis octobre 2023. Il est notamment accusĂ© dâavoir dĂ©tournĂ© 700 000 euros â des fonds qui lui ont Ă©tĂ© versĂ©s sous forme de deux prĂȘts provenant du ComitĂ© Corona : lâun de 500 000 euros, lâautre de 200 000 euros.
đđźđ»đ đđ» đČđ»đđżđČđđ¶đČđ» đœđđŻđčđ¶đČÌ đčđČ đŻđŹ đ·đźđ»đđ¶đČđż đœđźđż đ§đżđźđ»đđ¶đđ¶đŒđ» đĄđČđđ, Fuellmich qualifie lâacte dâaccusation de «âŻmirageâŻÂ» qui sâeffondrerait si Viviane Fischer Ă©tait entendue. Selon le juriste de 66 ans, il sâagit dâun «âŻprocĂšs-spectacleâŻÂ». Il met en cause trois avocats â Justus Hoffmann, Marcel Templin et Antonia Fischer â qui auraient Ă©tĂ© «âŻinfiltrĂ©s par les services de renseignementâŻÂ» avant de devenir eux-mĂȘmes des informateurs.
đąđż đ©đ¶đđ¶đźđ»đČ đđ¶đđ°đ”đČđż đ»âđź đœđźđ đČÌđđČÌ đčđŒđ»đŽđđČđșđČđ»đ đČđ»đđČđ»đ±đđČ đœđźđż đčđČ đđżđ¶đŻđđ»đźđč. Quant aux accusations portĂ©es par Fuellmich contre les trois avocats, elles nâont pas seulement Ă©tĂ© ignorĂ©es par la cour : elles ont mĂȘme Ă©tĂ© qualifiĂ©es de «âŻridiculesâŻÂ», dĂ©plore son avocate Katja Wörmer dans une interview accordĂ©e Ă Transition News. Elle y critique Ă©galement en profondeur le jugement rendu jeudi dernier, qui condamne Fuellmich Ă trois ans et neuf mois de prison. Un pourvoi en appel est prĂ©vu. Par ailleurs, selon elle, une deuxiĂšme procĂ©dure est en cours devant le tribunal rĂ©gional.
đ§đżđźđ»đđ¶đđ¶đŒđ» đĄđČđđ : đđČđđ±đ¶ đđŒđ¶đż đ±đČđżđ»đ¶đČđż, đčđČ đđżđ¶đŻđđ»đźđč đżđČÌđŽđ¶đŒđ»đźđč đ±đČ đđŒÌđđđ¶đ»đŽđČđ» đź đ°đŒđ»đ±đźđșđ»đČÌ đčâđźđđŒđ°đźđ đČđ đ°đŒđłđŒđ»đ±đźđđČđđż đ±đ đđŒđșđ¶đđČÌ đđŒđżđŒđ»đź, đ„đČđ¶đ»đČđż đđđČđčđčđșđ¶đ°đ”, đźÌ đđ»đČ đœđČđ¶đ»đČ đ±đČ đœđżđ¶đđŒđ» đ±đČ đđżđŒđ¶đ đźđ»đ đČđ đ»đČđđł đșđŒđ¶đ đœđŒđđż đ±đČÌđđŒđđżđ»đČđșđČđ»đ đ±âđČđ»đđ¶đżđŒđ» đłđŹđŹ đŹđŹđŹ đČđđżđŒđ. đ€đâđČđđ-đ°đČ đŸđđČ đ°đČ đđČđżđ±đ¶đ°đ đœđżđŒđđŒđŸđđČ đČđ» đčđđ¶ â đČđ đČđ» đđŒđđ ?
đđźđđ·đź đȘđŒÌđżđșđČđż : Le ministĂšre public avait requis exactement trois ans et neuf mois de prison, tout en maintenant le mandat de dĂ©pĂŽt â et cela dans un rĂ©quisitoire de dix minutes, dans lequel lâensemble des Ă©lĂ©ments de preuve recueillis nâa mĂȘme pas Ă©tĂ© mentionnĂ© ni pris en compte. Et câest prĂ©cisĂ©ment Ă cette rĂ©quisition que le tribunal a donnĂ© suite dans son jugement. Câest trĂšs, trĂšs inhabituel, car en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, les tribunaux prononcent des peines nettement infĂ©rieures Ă celles demandĂ©es par le parquet.
Et sur le plan personnel, comment vivez-vous ce verdict ?
Le jugement est dĂ©cevant, mais dâune certaine maniĂšre, il Ă©tait prĂ©visible. La chambre avait exprimĂ© Ă plusieurs reprises, tout au long du procĂšs, sa conviction que Reiner Ă©tait coupable. Dans les nombreuses dĂ©cisions de maintien en dĂ©tention provisoire â rendues en rĂ©ponse Ă nos demandes de rĂ©vision de la dĂ©tention â, elle a constamment soulignĂ© quâune lourde peine de prison Ă©tait Ă prĂ©voir et quâil existait, selon son Ă©valuation provisoire Ă lâĂ©poque, deux cas de dĂ©tournement de fonds. Dans la motivation orale du jugement, la chambre a dĂ©sormais parlĂ© de « deux cas graves de dĂ©tournement ».
Le tribunal a en outre dĂ©cidĂ© de ne pas dĂ©duire cinq mois de dĂ©tention provisoire de la peine prononcĂ©e. Comment interprĂ©tez-vous cela, dâautant plus que lâarticle 51, alinĂ©a 1 du Code pĂ©nal allemand prĂ©voit expressĂ©ment que le temps passĂ© en dĂ©tention provisoire doit ĂȘtre imputĂ© sur la peine dâemprisonnement ?
La chambre sanctionne, par la non-imputation de pas moins de cinq mois de dĂ©tention provisoire, en fin de compte notre travail de dĂ©fense. Dans les motifs oraux du jugement, le prĂ©sident a soulignĂ© que la dĂ©fense et lâaccusĂ© auraient dĂ» comprendre, dĂšs le 24 janvier 2024, quelle Ă©tait lâapprĂ©ciation juridique de la chambre concernant les accusations. Or, lâaudience principale nâa Ă©tĂ© ouverte que le 2 fĂ©vrier 2024. Si lâon suit cette logique, lâintĂ©gralitĂ© du procĂšs â y compris la phase de prĂ©sentation des preuves â aurait Ă©tĂ© superflue, et Reiner Fuellmich aurait pu ĂȘtre condamnĂ© dans le cadre dâune procĂ©dure purement Ă©crite.
Pourtant, vous avez tout mis en Ćuvre pour dĂ©montrer son innocence, notamment en dĂ©posant de nombreuses demandes de preuve.
Selon la chambre, lâinstruction Ă©tait clĂŽturĂ©e au plus tard le 2 mai 2024, date Ă laquelle un avis juridique avait Ă©tĂ© rendu. Elle estime donc que lâaudition des preuves a Ă©tĂ© officiellement close Ă cette date. Toutes les demandes de preuve dĂ©posĂ©es par la dĂ©fense aprĂšs cette Ă©chĂ©ance ont Ă©tĂ© rejetĂ©es â dans un premier temps, avec justification. La chambre nâa autorisĂ© que lâaudition de quelques tĂ©moins, citĂ©s par la dĂ©fense dans le cadre de la procĂ©dure dite de « citation directe » (Selbstladeverfahren). MĂȘme ces interrogatoires nâont Ă©tĂ© autorisĂ©s quâaprĂšs approbation spĂ©ciale et sous des conditions trĂšs strictes : les questions ont Ă©tĂ© fortement limitĂ©es, tant dans leur forme que dans leur contenu.
Pourquoi cela nâa-t-il pas eu dâeffet ?
La chambre a globalement estimĂ© que le travail de la dĂ©fense, effectuĂ© aprĂšs le 2 mai 2024 par les avocats et par lâaccusĂ© lui-mĂȘme, nâĂ©tait pas pertinent sur le fond, mais constituait un abus de procĂ©dure. Dans les motifs oraux du jugement, le prĂ©sident a dĂ©clarĂ© quâil aurait fallu, dĂšs ce moment-lĂ , se tourner vers lâinstance supĂ©rieure â câest-Ă -dire introduire un pourvoi en rĂ©vision devant la Cour fĂ©dĂ©rale de justice â et renoncer Ă la dĂ©fense devant le tribunal rĂ©gional de Göttingen. En particulier, la chambre reproche Ă lâaccusĂ© de ne pas avoir utilisĂ© la suite de lâinstruction pour la convaincre de son innocence. Il aurait plutĂŽt instrumentalisĂ© le procĂšs et la dĂ©tention provisoire comme une scĂšne politique, afin de se mettre en avant et de diffuser des messages politiques Ă ses partisans et au grand public.
Quâen pensez-vous ? Â
Du point de vue de la dĂ©fense, cette apprĂ©ciation rĂ©vĂšle clairement la dimension politique de la procĂ©dure. Ce reproche est dâautant plus infondĂ© que
#ReinerFuellmich aurait eu, en libertĂ©, de bien meilleures possibilitĂ©s de « diffuser ses messages » et de poursuivre son travail dâinvestigation. Avant son arrestation, il bĂ©nĂ©ficiait dĂ©jĂ dâune large audience publique, que ce soit Ă travers le ComitĂ© Corona, son format successeur
ICIC.law, ou encore â bien avant la crise sanitaire â par son engagement en tant quâavocat spĂ©cialisĂ© dans les litiges de « biens immobiliers pourris ». Il nâavait nul besoin dâun procĂšs pĂ©nal ni dâune dĂ©tention provisoire pour cela.
Pourquoi le tribunal refuse-t-il de déduire les cinq mois de détention provisoire de la peine prononcée ?
Les exigences juridiques pour ne pas prendre en compte les périodes de détention provisoire sont trÚs élevées. Il sera intéressant de voir comment la chambre justifie cela dans la motivation écrite de son jugement, de maniÚre à ce que cela tienne en cas de révision.
Dans une déclaration publiée par
@bitteltv le 2 fĂ©vrier 2024, dĂ©sormais supprimĂ©e sur YouTube mais toujours disponible sur Telegram, Reiner Fuellmich se montrait encore trĂšs confiant, dĂ©clarant : « L'enquĂȘte continue ou commence Ă peine. Et je suis absolument certain que les tĂ©moins qui seront entendus confirmeront notre version des faits. » Fin 2024, dans une interview accordĂ©e Ă Transition News, Reiner affirmait quâil Ă©tait totalement injustement dĂ©tenu. L'accusation Ă©tait une « chimĂšre » et le procĂšs, selon lui, un « procĂšs politique ». Comment, dĂšs lors, Reiner a-t-il Ă©tĂ© condamnĂ© ?
Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, tous les tĂ©moins de la dĂ©fense n'ont pas Ă©tĂ© convoquĂ©s et entendus lors de l'audience principale. De plus, l'audition des preuves a Ă©tĂ© brusquement interrompue le 2 mai 2024 par la chambre, avec un avertissement juridique. Les tĂ©moins que la dĂ©fense a convoquĂ©s en procĂ©dure de demande de preuve par elle-mĂȘme aprĂšs cette date n'ont pu ĂȘtre interrogĂ©s que sur des questions trĂšs limitĂ©es, autorisĂ©es par la chambre. Si tous les tĂ©moins de la dĂ©fense avaient Ă©tĂ© entendus sans restriction devant le tribunal, nous estimons que le rĂ©sultat du procĂšs aurait Ă©tĂ© diffĂ©rent, bien sĂ»r, cela ne peut ĂȘtre que l'attente exprimĂ©e aprĂšs une Ă©valuation objective.
Ătant donnĂ© que la dĂ©fense et l'accusĂ© avaient jugĂ© la chambre partielle et subjectivement biaisĂ©e contre l'accusĂ© dĂšs le dĂ©but, plusieurs demandes de rĂ©cusation ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es au cours du procĂšs contre la chambre et le prĂ©sident, mais malheureusement, elles ont Ă©chouĂ©. La derniĂšre demande de rĂ©cusation a Ă©tĂ© formulĂ©e par la dĂ©fense alors que le tribunal avait dĂ©jĂ invitĂ© la presse Ă la lecture du jugement. Cela donne l'impression que le tribunal Ă©tait dĂ©jĂ certain de la dĂ©cision, alors qu'une demande de rĂ©cusation contre l'ensemble de la chambre devait encore ĂȘtre tranchĂ©e.
En raison du dĂ©roulement du procĂšs, du comportement de la chambre et de lâinterruption ou de la restriction flagrante du programme de preuves depuis le dĂ©but du mois de mai de l'annĂ©e derniĂšre, Reiner a alors anticipĂ© un jugement de cette chambre.
Dans l'entretien mentionnĂ© avec Transition News, Reiner a Ă©galement dĂ©clarĂ© que « l'accusation s'effondrerait si Viviane Fischer Ă©tait entendue ». Dans une dĂ©claration qu'il a rĂ©digĂ©e en prison et qui a Ă©tĂ© publiĂ©e par Transition News le 30 janvier, il a rĂ©itĂ©rĂ© cela. Ătait-ce le ou un point tournant du dossier ? Â
Viviane Fischer a Ă©tĂ© entendue devant le tribunal, mais Reiner Fuellmich avait dĂ©posĂ© de nombreuses demandes de preuve pour la faire entendre Ă nouveau, notamment pour l'interroger sur le nouveau point de vue juridique de la chambre qu'elle avait exprimĂ© dans l'avertissement juridique du 3 mai 2024. Elle a alors dĂ©clarĂ© que l'on supposait dĂ©sormais que les contrats de prĂȘt n'avaient Ă©tĂ© conclus qu'en apparence entre Viviane Fischer et l'accusĂ©, et qu'en rĂ©alitĂ©, il s'agissait d'une rĂ©serve de liquiditĂ©s et de contrats fiduciaires. Cependant, Viviane Fischer n'a pas Ă©tĂ© rĂ©interrogĂ©e sur cette nouvelle Ă©valuation juridique par le tribunal. La chambre semblait avoir tirĂ© cette nouvelle Ă©valuation juridique de la dĂ©claration faite en audience, mais elle a constamment mentionnĂ© dans ses dĂ©cisions de preuve que la crĂ©dibilitĂ© et le tĂ©moignage de Viviane Fischer n'avaient pas d'importance pour l'Ă©valuation juridique du dossier.
Viviane Fischer a insistĂ© lors de l'interview avec moi sur le fait que « l'argent devait ĂȘtre conservĂ© comme une rĂ©serve de liquiditĂ©s rapide en cas de saisie bancaire injustifiĂ©e ... Ce qui avait Ă©tĂ© proposĂ© par Reiner Fuellmich lui-mĂȘme. Cet objectif ne peut pas ĂȘtre atteint avec un prĂȘt privĂ©, auquel on ne peut accĂ©der qu'aprĂšs un an ou qui dĂ©pend d'une vente de bien immobilier. Donc, par la nature mĂȘme de la chose, ce que nous avions convenu ne pouvait ĂȘtre qu'une âčrĂ©serve de liquiditĂ©sâș. » Est-ce exact ?
Des contrats de prĂȘt ont uniquement Ă©tĂ© conclus entre Viviane Fischer et Reiner Fuellmich, aucune autre base contractuelle n'existe tout simplement. Le tribunal a maintenant considĂ©rĂ© deux e-mails envoyĂ©s par Reiner au dĂ©but du mois de novembre 2020 Ă Viviane Fischer et au tĂ©moin WeiĂenborn comme une soi-disant condition prĂ©alable aux contrats de prĂȘt. Ă partir de ces e-mails et de quelques messages Ă©changĂ©s Ă l'Ă©tĂ© 2022 â donc un an et demi plus tard â le tribunal conclut qu'il n'y avait pas de contrats de prĂȘt, ou que ceux-ci n'avaient Ă©tĂ© conclus que pour la forme et Ă©taient donc nuls, et qu'il existait plutĂŽt des accords de fiducie. Cela, du point de vue de la dĂ©fense, n'est pas soutenable.
En quoi cela est-il pertinent ?
D'une part, Reiner avait seulement indiquĂ© dans les e-mails que l'argent devait ĂȘtre d'abord transfĂ©rĂ© sur un compte privĂ©. Il mentionnait cependant aussi les contrats de prĂȘt, abrĂ©gĂ©s en « DV », qui ont Ă©tĂ© conclus chronologiquement aprĂšs l'envoi de l'e-mail. De plus, la formulation « l'argent peut de lĂ ĂȘtre transfĂ©rĂ© Ă tout moment Ă l'endroit oĂč il doit aller », avant la conclusion des contrats de prĂȘt, ne permet pas de tirer une vĂ©ritable clause contractuelle annexe. Les messages et e-mails, lorsqu'ils sont imprimĂ©s, ne peuvent ĂȘtre que des objets de perception directe dans une procĂ©dure pĂ©nale. Ils ne reprĂ©sentent pas des documents contractuels et ne peuvent, dans ce cas, ĂȘtre interprĂ©tĂ©s comme faisant partie du contrat ou comme un alias lors de la conclusion d'un contrat ultĂ©rieur. Il ne s'agissait donc que de contrats de prĂȘt. Aucun contrat de fiducie pour une rĂ©serve de liquiditĂ©s n'a Ă©tĂ© conclu Ă aucun moment.
Mais cette analyse juridique est-elle applicable de maniÚre générale ?
Il s'agit de l'analyse juridique de la dĂ©fense, qui correspond aux faits, car l'accusĂ© a mĂȘme fait une dĂ©claration sous serment concernant la conclusion des contrats de prĂȘt, et cette dĂ©claration a Ă©tĂ© remise au tribunal. Il a toujours vigoureusement niĂ© la conclusion de contrats de fiducie. Toutefois, lorsque deux juristes diplĂŽmĂ©s et avocats choisissent une forme de contrat particuliĂšre avec un contenu dĂ©terminĂ©, on peut supposer que seul ce qui a Ă©tĂ© convenu au moment de la conclusion du contrat et spĂ©cifiĂ© dans le contrat lui-mĂȘme devait avoir force obligatoire. Les e-mails privĂ©s ou les messages, qui n'ont pas Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s comme faisant partie intĂ©grante du contrat, ne peuvent jamais, sans le consentement explicite de l'auteur, faire partie du contrat et ne peuvent, a fortiori, ĂȘtre rĂ©interprĂ©tĂ©s aprĂšs coup â ici, presque deux ans plus tard.
Reiner a Ă©galement dĂ©clarĂ© dans cette interview que, derriĂšre tout cela, se trouvaient en fin de compte les trois avocats Justus Hoffmann, Marcel Templin et Antonia Fischer, « infiltrĂ©s par le service de renseignement intĂ©rieur » et devenus eux-mĂȘmes « des informateurs » (V-Leute). L'objectif Ă©tait de le faire sortir de la scĂšne. Pourquoi cela n'a-t-il pas pu ĂȘtre dĂ©montrĂ© clairement devant le tribunal ?
Le tribunal a rejetĂ© de maniĂšre moqueuse les dĂ©clarations et hypothĂšses concernant lâimplication du service de renseignement intĂ©rieur, arguant quâil nây avait soi-disant aucune preuve Ă cet Ă©gard. L'influence des services sur les juges a Ă©tĂ© non seulement rĂ©futĂ©e de maniĂšre vĂ©hĂ©mente par le tribunal lors de l'exposĂ© oral de la dĂ©cision, ainsi que dans une dĂ©cision du prĂ©sident du tribunal la veille, mais a mĂȘme Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme une accusation calomnieuse.
Reiner considérait toutefois, dans sa déclaration à Transition News, que l'implication des services ou du Verfassungsschutz (service de renseignement intérieur allemand) est déjà prouvée, notamment en raison de plusieurs termes utilisés dans le dossier. Par exemple, un « lien avec le
#Covid » a Ă©tĂ© mentionnĂ© Ă plusieurs reprises, bien qu'il s'agisse d'un dĂ©lit Ă©conomique pur. Des rapports d'analyse ont fait Ă©tat de la mention « pertinent pour la sĂ©curitĂ© de l'Ătat », et Reiner Fuellmich a Ă©tĂ© qualifiĂ© dâappartenant Ă la scĂšne des « Corona-sceptiques ». Ses activitĂ©s politiques en tant que prĂ©sident temporaire du parti
@diebasispartei ont Ă©galement Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es. Toutes ces mentions seraient totalement inutiles et dĂ©placĂ©es dans le cadre d'un dĂ©lit purement Ă©conomique. Â
De plus, le collĂšgue Christof MiserĂ© a prĂ©sentĂ© en extrait dans le procĂšs un soi-disant dossier provenant des services de renseignement, qu'il aurait obtenu d'un lanceur d'alerte. Il n'a bien entendu pu fournir aucune source Ă ce sujet, se contentant de donner des indices anonymes pour protĂ©ger l'identitĂ© du lanceur d'alerte. Dans de tels cas, il est impossible de prĂ©senter une preuve solide en justice â comme cela dĂ©coule intrinsĂšquement de lâaffaire. Le tribunal a donc rejetĂ© ce dossier en le qualifiant de non existant et ridicule, car son existence ne pouvait ĂȘtre prouvĂ©e. Les indications politiques Ă©videntes provenant des termes mentionnĂ©s dans le dossier n'ont pas Ă©tĂ© prises en compte par le tribunal et ont Ă©tĂ© purement ignorĂ©es.
Quant Ă Templin, Viviane Fischer a mĂȘme dĂ©clarĂ© dans un entretien avec Transition News qu'elle soupçonnait que « Reiner Fuellmich aurait probablement une crĂ©ance en vertu du droit de lâenrichissement sans cause, car Marcel Templin a pris quelque chose quâil aurait pu prendre, mais quâil nâaurait pas dĂ» garder ». Pourquoi Templin garde-t-il encore les plus dâun million dâeuros ?
Templin a obtenu la somme de 1,15 million d'euros suite Ă la vente de la propriĂ©tĂ© de Reiner Ă lâautomne 2022. Le produit de la vente Ă©tait destinĂ© Ă rembourser un prĂȘt de 700.000 ⏠au comitĂ©. Templin avait autrefois pris en charge la gestion organisationnelle des mandats pour lâaction en justice collective. Cela nâavait dâailleurs rien Ă voir avec le ComitĂ© Corona. Reiner nâavait pas fait de facturation des honoraires dâavocat Ă partir des paiements anticipĂ©s des plaignants, mais avait initialement pris un prĂȘt de 600.000 âŹ. Les plaignants ont ensuite principalement changĂ© de cabinet en Ă©tĂ© 2022, apparemment insatisfaits de la gestion organisationnelle par Templin. Il y a Ă©galement eu un incident liĂ© Ă la protection des donnĂ©es au printemps 2022. Comme le prĂȘt nâavait pas Ă©tĂ© consenti par Templin personnellement, mais par la communautĂ© des plaignants ou leurs paiements anticipĂ©s, Templin nâavait plus aucun droit Ă lâinscription de lâhypothĂšque en novembre 2022 aprĂšs la vente de la propriĂ©tĂ©. Bien qu'il ait prĂ©tendu avoir une crĂ©ance substantielle de 1,15 million d'euros Ă lâencontre du notaire et des acheteurs de la propriĂ©tĂ©, mĂȘme la chambre pĂ©nale a supposĂ© dans ses dĂ©cisions de preuve que cette crĂ©ance nâexistait pas. Cependant, Templin a menacĂ© de recourir Ă une saisie forcĂ©e contre les acheteurs de la propriĂ©tĂ© â et a ainsi fait en sorte que le montant lui soit versĂ©.
Pourquoi Reiner nâest-il pas intervenu Ă ce sujet ?
Reiner se trouvait alors aux Ătats-Unis et nâa pas pu intervenir efficacement. Une plainte pĂ©nale contre Templin a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e par nos soins dĂšs novembre 2023. Par ailleurs, nous avons dĂ©clarĂ© officiellement dans le cadre de la procĂ©dure pĂ©nale la cession de la crĂ©ance de remboursement contre Templin aux deux collĂšgues avocats Antonia Fischer et Justus Hoffmann, qui reprĂ©sentaient en justice la gUG en cours de crĂ©ation (forme juridique allemande dâune sociĂ©tĂ© Ă but non lucratif). Cette dĂ©claration de cession nâa toutefois jamais Ă©tĂ© acceptĂ©e par ces derniers â ce que Reiner Fuellmich considĂšre comme un acte relevant de lâabus de confiance.
Mais Templin nâaurait-il pas pu transfĂ©rer les 700 000 euros ?
Templin aurait effectivement pu, dĂšs lâautomne 2022, simplement transfĂ©rer les 700 000 euros issus de la vente du bien immobilier Ă Antonia Fischer et Justus Hoffmann, ses deux confrĂšres du cabinet. Comme mentionnĂ©, mĂȘme la chambre pĂ©nale a supposĂ© quâil avait perçu cet argent sans fondement juridique. Et sâil avait effectuĂ© ce virement, tout le prĂ©judice aurait Ă©tĂ© rĂ©parĂ©, il nây aurait alors plus eu aucune raison dâarrĂȘter Reiner Fuellmich ou dâengager des poursuites judiciaires contre lui.
Templin sâest-il dĂ©jĂ exprimĂ© Ă ce sujet avec vous ? De mon cĂŽtĂ©, il nâa jamais rĂ©pondu Ă mes demandes.
Non, il nâa mĂȘme pas rĂ©pondu aux rappels Ă©crits. Il ne sâest dâailleurs jamais prĂ©sentĂ© devant le tribunal. Nous avons Ă plusieurs reprises demandĂ© sa convocation comme tĂ©moin, mais le tribunal a refusĂ©. Nous avons Ă©galement dĂ©posĂ© une demande de convocation dans le cadre de la procĂ©dure dite de « convocation directe par la dĂ©fense » (Selbstladeverfahren), sans succĂšs. Nous avons alors eu le sentiment trĂšs net que ni le tribunal ni le ministĂšre public ne souhaitaient quâil soit entendu comme tĂ©moin.
Comment les choses vont-elles Ă©voluer Ă prĂ©sent ? Allez-vous faire appel ? Et allez-vous dĂ©poser une demande de mise en libertĂ© sous caution â et si oui, quelles sont vos chances ?
Nous allons introduire un recours en rĂ©vision. Puisque la premiĂšre instance a eu lieu devant le tribunal rĂ©gional (Landgericht), le recours recevable est la rĂ©vision devant la Cour fĂ©dĂ©rale de justice (Bundesgerichtshof). Les demandes de mise en libertĂ© sous caution dĂ©posĂ©es avant mĂȘme lâouverture de lâaudience, ainsi que les propositions dâun placement sous surveillance Ă©lectronique (bracelet Ă©lectronique), ont toutes Ă©tĂ© rejetĂ©es. Il en va de mĂȘme pour les nombreuses demandes de contrĂŽle de la dĂ©tention provisoire et le recours contre le mandat dâarrĂȘt auprĂšs de la cour dâappel rĂ©gionale (Oberlandesgericht). Actuellement, une seconde procĂ©dure devrait suivre devant le tribunal rĂ©gional. Celle-ci concernera les paiements mensuels effectuĂ©s au cabinet Fuellmich (sociĂ©té dâavocats
#Fuellmich) pendant la période du Comité Corona, au titre du travail de communication avec les donateurs, les personnes apportant leur soutien, les lanceurs d'alerte, etc.
* * * * *
P.S. Le vendredi, soit le lendemain de la condamnation de Reiner Fuellmich, le site
Bild.de @BILD nâa pas hĂ©sitĂ© Ă le dĂ©signer comme « le perdant du jour ». Bien entendu, un mĂ©dia nâa pas Ă partager lâavis de Fuellmich. Mais il devrait au moins sâen tenir aux faits. Stigmatiser publiquement une personne sur une plateforme Ă trĂšs forte audience comme Ă©tant un « perdant », alors que â comme
Bild.de le prĂ©cise lui-mĂȘme â le jugement nâest pas encore dĂ©finitif, est tout simplement diffamatoire et nâa rien Ă voir avec un journalisme fondĂ© sur des faits.
Bild.de en rajoute mĂȘme de maniĂšre moqueuse et non professionnelle en concluant : « Lâavis de Bild : une peine tardive ! »
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Source :
transition-news.org/exklusivâŠ
Traduction de l'article :
@KHeusinger17
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