Encore une fois, l’attaque est plus bruyante que fondée.
La première erreur consiste à confondre effet de mode réglementaire et preuve d’efficacité. Qu’un pays annonce, prépare ou vote une mesure ne démontre pas que cette mesure fonctionne.
La seconde consiste à mélanger des situations très différentes.
L’Australie applique une restriction depuis décembre 2025. Le Canada a introduit un projet de loi. L’Allemagne repose encore largement sur le consentement parental entre 13 et 16 ans. La Norvège travaille à un texte. La Slovénie aussi.
Ce n’est donc pas « tous les pays font pareil ». C’est plutôt que beaucoup de gouvernements cherchent une réponse au même problème, sans avoir encore démontré que l’interdiction générale soit la bonne.
Même au Royaume-Uni, l’application repose encore sur un chantier technique confié à l’Ofcom, chargé d’établir comment vérifier l’âge des utilisateurs.
Toute la difficulté est là.
Derrière une formule simple, il y a une architecture de contrôle à bâtir. Il faudra identifier, authentifier, filtrer, déléguer à des tiers, stocker ou faire circuler des preuves d’âge. Et dès que l’on ouvre cette porte, la question n’est plus seulement celle des mineurs. Elle devient celle des libertés numériques de tous.
@davidlisnard ne nie pas le danger pour les enfants. Il interroge le moyen choisi, ses contournements, son efficacité réelle et ses conséquences possibles sur les libertés.
Le traiter de « Zemmour de Cannes » ne répond à aucun de ces points.
C’est l’étiquette que l’on colle quand l’argument manque.
Vous ne démontrez pas qu’il est à côté de la plaque. Vous montrez surtout que vous confondez mimétisme réglementaire et pensée politique.
Sauf que tous les pays : Canada , RU , Autriche , Norvège , Allemagne , Slovénie …. Donc comme d’hab Lisnard le Zemmour de Cannes à côté de la plaque.