"Si vous nous dites que la Russie va envahir la France. C'est pas le cas. Il ne va pas y avoir des chars russes sur les Champs Elysées."
Ca tombe bien. Absolument personne n'a jamais parlé d'un tel scénario.
Ca s'appelle un argument de l'homme de paille, ou de l'épouvantail. On caricature la position de son détracteur, pour faire croire qu'elle est indéfendable.
C'est une forme de sophisme.
Et en attendant, on ne répond pas à la question : quelle est votre évaluation de la menace russe et pourquoi est-elle si décalée avec celle de l'EMA, de la DGRIS, de la DRM et de leurs équivalents dans la quasi-totalité des pays européens ?
La question n'est pas de savoir combien nous dépensons pour la défense.
La question est : défendre quoi, contre quelles menaces et avec quelle stratégie ?
Les défis du XXIe siècle sont désormais cyber, spatiaux, technologiques et informationnels.
La France doit penser sa défense en fonction de ses propres intérêts, pas de ceux de l'OTAN.
Une nation indépendante doit être capable de définir seule sa stratégie.