Entre la France qui parle d’envoyer des lettres aux jeunes couples pour les inciter à faire des bébés, la Corée qui propose de l’argent et des logements réservés uniquement aux couples qui en font et la Russie qui suggère d’envoyer les femmes qui ne veulent pas d’enfants chez le psy, on est en train de voir l’État recommencer à se mêler des choix personnels des femmes concernant leur corps comme si ça le regardait directement (comme si il ne le faisait pas déjà d’ailleurs)
Parce que dans des contextes où la natalité baisse l’État commence à regarder le corps des femmes comme une ressource stratégique. Pas comme des citoyennes avec des droits, mais comme des ventres à mobiliser. Et quand l’incitation ne suffit plus (allocations, discours pro-famille, glorification de la maternité comme en Corée), on glisse vers la pression (stade actuel de la France), puis la culpabilisation (stade actuel des Etats-Unis), puis la médicalisation (stade actuel de la Russie).