L’Irlande est un endroit particulier. Sa partie nord a subi depuis 1974 une guerre civile épouvantable causant près de 3000 victimes. Les communautés protestante et catholique ont rangé les armes depuis 1999, mais elles ne les ont pas abandonné.
La flambée de violence actuelle est dirigée contre l’immigration récente et incontrôlée. Les deux entités retrouvent ainsi leurs réflexes défensifs d’antan sauf que cette fois-ci, protestants et catholiques, les Falls et Shankill (quartiers de Belfast) se rapprochent pour lutter contre ce qu’elles qualifient d’invasion.
La donne nord irlandaise, héritée d’années de lutte armée dans laquelle l’Angleterre a joué un rôle pernicieux, vient ajouter une dimension révolutionnaire dans l’opposition à Keir Starmer et à sa politique migratoire.
Non seulement le Premier ministre britannique a conduit son pays au bord du gouffre, mais il sera parvenu à réconcilier les ennemis d’antan, offrant à l’Irlande et au Royaume Uni une cause commune : celle de leur propre survie.
RLS