Un homme est mort en direct.
Sur les réseaux sociaux.
Devant des milliers de personnes.
Le décès de Jean Pormanove, de son vrai nom, Raphaël Graven, est d’abord un drame.
Et je veux dire à sa famille et ses proches toutes mes condoléances.
Mais c’est aussi une révélation brutale.
Une révélation brutale de réseaux sociaux devenus les nouveaux jeux du cirque.
Où un homme peut être humilié, insulté, frappé, mutilé, pendant des mois, dans une sordide course aux likes.
Une révélation brutale de plateformes qui restent encore trop des zones de non-droit.
Où tout est permis.
Où rien n’est modéré.
Où tout est accessible à toutes et à tous, quel que soit l’âge.
Une révélation brutale de l’impact des réseaux sociaux sur notre jeunesse.
À force de formats courts, nos jeunes deviennent des toxicomanes des réseaux sociaux. Addicts aux images qui se succèdent, aux discours chocs et aux actes toujours plus violents.
Alors, il faut agir.
D’abord, en demandant justice pour Jean Pormanove.
Chacun doit être mis devant ses responsabilités et répondre de ses actes : ses bourreaux comme les plateformes.
Agir ensuite pour nos jeunes, et j’ai fait des propositions fortes, fermes, concrètes :
➜ Deux dépistages de l’addiction aux écrans, le premier à l’entrée du collège et le second au lycée. Pour savoir détecter et prendre en charge l’addiction au plus vite.
➜ Interdiction stricte des réseaux sociaux avant 15 ans et instauration d’un couvre feu numérique pour les 15-18 ans.
➜ Limitation forte du temps d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de plus de 15 ans et passage en noir et blanc des images après 30 minutes d’utilisation consécutives.
Moins de couleurs, moins de dopamine, moins d’addictions.
➜ Création d’une taxe sur les plateformes pour financer la recherche sur l’addiction aux écrans et pour la santé mentale.
Nous fonçons droit vers un désastre sanitaire, éducatif et sociétal.
Bâtissons une bulle de protection autour de notre jeunesse. C’est mon combat. Et je continuerai à le porter avec vous.