Ça les dérange tous ces vampires de la mondialisation 😂😂
VOTATIONS SUR LA DURABILITÉ - DE BERLIN À NEW YORK : QUAND LE TOUT-MONDIALISÉ TREMBLE DEVANT LA DÉMOCRATIE SUISSE
À quelques jours de la votation sur l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! », c’est la panique dans les salons feutrés de la diplomatie internationale et des rédactions étrangères. Berlin, Londres, New York... les grands prêtres de la mondialisation heureuse sont au bord de l'apoplexie. Leurs cris d'orfraie sont à la hauteur de leur mépris pour la démocratie directe : comiques, déconnectés et délicieusement caustiques.
1. Der Spiegel enfile son gilet de sauvetage (pour Allemands en détresse)
Le magazine allemand nous offre la séance d'auto-flagellation la plus dramatique. Selon eux, exiger que la Suisse ne devienne pas une banlieue géante de l'Europe équivaudrait à « se tirer une balle dans le pied ». Traduction : sans les frontaliers et les expatriés hautement diplômés, qui va expliquer aux banquiers zurichois comment fonctionne le monde ?
Le journal a même osé une couverture avec la mention « Deutsche raus ». Rien que ça. On attend avec impatience l'intervention de l'ONU pour sauver les pauvres ingénieurs allemands qui souffrent le martyre en gagnant 150 000 CHF par an au bord du lac de Zurich.
2. The Guardian : L'art de pleurer la bouche pleine
Le quotidien britannique remporte la palme de la condescendance. Pour leur éditorialiste, limiter la population est un « fantasme d'extrême droite » qui détruirait la prospérité du pays. Il faut dire que depuis Londres, où le citoyen lambda survit entre les files d'attente aux urgences et les loyers à 3 000 livres sterling pour un placard à balais, la « prospérité » suisse a de quoi faire fantasmer.
Le même journaliste nous met en garde contre le risque de devenir « une sorte de Dubaï alpin ». Une critique intéressante venant d'un pays dont la capitale financière ressemble déjà à un Monopoly géant pour oligarques russes et fonds spéculatifs.
3. Le New York Times et Bloomberg : La messe du capitalisme mondialisé
Les médias américains, fidèles à eux-mêmes, ramènent tout au sacro-saint PIB. Dans son reportage, le New York Times s'émeut du prix d'un shake protéiné à 15 dollars chez « On » à Zurich. Une hérésie pour le journal new-yorkais, qui omet soigneusement de préciser que le pouvoir d'achat suisse reste l'un des plus élevés de la planète précisément parce que le pays n'est pas (encore) inondé par la réserve de main-d'œuvre low-cost que chérissent les multinationales.
Pour Bloomberg, le verdict est sans appel : limiter l'immigration empêcherait la Suisse de « rester compétitive à l’échelle mondiale ». Comprenez : comment voulez-vous maintenir la croissance infinie des banques et des assurances si on ne bétonne pas chaque centimètre carré du Plateau pour y entasser des cadres ?
En résumé : Laissez-nous voter !
Ce concert de lamentations étrangères est finalement le meilleur argument en faveur de l'initiative. Voir les éditorialistes parisiens, berlinois et new-yorkais, assis dans leurs mégalopoles invivables, venir expliquer aux Suisses comment gérer leur territoire et leur démographie a quelque chose de profondément réjouissant.
Le 10 millions ne menace en rien la Suisse ; il menace simplement le modèle du « toujours plus » adoré par les technocrates. Dimanche, les Suisses auront l'occasion de leur rappeler que la souveraineté nationale n'est pas un produit d'exportation soumis à l'approbation du Financial Times.