Bally Bagayoko : le dangereux pyromane en costume qui prépare le grand soir de 2027
Dans cette prise de parole, Bally Bagayoko, livre une véritable masterclass de radicalité décomplexée. Micro en main, regard habité, gestuelle de tribun : il salue celles et ceux qui posent des actes qui font honneur à nos luttes, apporte sa totale solidarité aux personnes bafouées dans leur dignité, et appelle ouvertement à une politique de rupture.
Le point d'orgue ? Il déclare sans trembler que la France peut « porter une insurrection », que le peuple n'aura « quasiment pas besoin de consignes » pour se soulever, et qu'en 2027, face à l'extrême droite, ce sont les quartiers populaires qui feront pencher la balance. Il le dit, le répète, le mime, index dressé, bras tendus. Le message est clair : il prépare psychologiquement une frange de la population à contester les urnes par la rue. Le soir du second tour, on ne comptera plus les voix, mais les barricades.
Cette rhétorique, il la tient avec constance depuis son accession aux responsabilités. Les jeunes gardes dissoutes ? Des martyrs injustement stigmatisés. Les faits, meurtres, violences, incitations à la haine, sont systématiquement effacés au profit d'un récit victimaire. Des criminels deviennent des résistants face à un État prétendument fascisant. L'inversion accusatoire dans toute sa pureté classique.
Parallèlement, il dresse méthodiquement les communautés les unes contre les autres : quartiers populaires contre le reste du pays, dominés contre dominants, nous contre eux, L'éducation populaire qu'il revendique n'est pas celle de l'émancipation, mais celle du façonnage d'un bloc hostile, prêt à "lever le tsunami".
L'impunité est totale. Maire d'une ville emblématique des fractures françaises, il pourrait porter les thèmes de l'intégration, de la sécurité, de la réussite républicaine. Au lieu de quoi, il joue au Che Guevara de sous-préfecture, costume bleu et cravate rouge, depuis une scène de débat policée.
Cet homme n'est pas qu'un élu radical parmi d'autres. Il est dangereux parce qu'il normalise l'idée qu'un résultat électoral défavorable suffit à justifier un soulèvement, et qu'alors il faut "se lever". En 2027, si le scénario qu'il appelle de ses vœux se réalise, on saura précisément qui aura contribué à allumer la mèche.
Il n’appelle pas aux Lucioles, mais aux cocktails Molotov.
Merci à
@FrenchCarcan pour la vidéo