Rafaël Glucksmann, que nombre de mes amis candides s'obstinent à considérer comme l'espoir de la social-démocratie, moins pire que le reste à gauche, a lancé sa campagne présidentielle hier en lançant (croyant sans doute s'inspirer du fameux "mon ennemi c'est la Finance" de Hollande (à l'époque je m'étais dit "il aurait pu aussi dire "mon ennemi c'est le découvert à la fin du mois"), "mon ennemi c'est Elon Musk". Alors, on peut reprocher bien des choses à Musk, ses ingérences (euh, les milliardaires de gauche aussi, non ?), son flirt avec Trump, etc, mais ne pas oublier aussi qu'il a rendu Internet accessible à des zones reculées de la planète facilitant la vie des gens, qu'il a aidé, malgré quelques anicroches, l'Ukraine à se défendre, divisé par vingt le coût d'envoi d'un satellite dans l'espace, etc, mais l'essentiel n'est pas là ; si un candidat de centre gauche se focalise sur lui mais pas sur les défis de la Chine, les dangers du Kremlin, le risque de banqueroute de l'Etat providence, de disparition de notre industrie faute d'adaptation à l'IA, de l'écologie punitive, et surtout des dangers de l'islamisme, eh bien c'est qu'il n'a RIEN compris. La gauche raisonnable va devoir se trouver un autre champion (Mister Cazeneuve, could you, please, go forward ?)