Écœuré, dégoûté, comme l’immense majorité de mes consœurs et confrères, le vote de la loi Garot, je le ressens comme une insulte à ma profession et à celles et ceux qui la portent.
Le spectacle qui nous a été donné de voir depuis plusieurs semaines a montré combien de nombreux responsables politiques et associatifs, ou quelques rares professeurs hospitaliers atteints par l’âge, ont une haine des médecins libéraux et de ce que nous représentons.
118 députés dont 108 votants avec 99 voix pour, et neuf voix contre, on donc voté à l’Assemblée nationale cette loi qui je l’affirme, va aggraver la situation de Français sur le territoire, par conséquence directe du mépris de ce qu’il faut bien appeler la majorité de l’Assemblée nationale ce 7 mai.
Ils étaient 256 députés trans-partisans à porter la loi Garot et seuls 99 étaient présents lors du vote, symbole d’une classe politique qui se permet tout, même l’absence dans ce temple de la république et entend obliger les médecins à prendre des gardes sur tout le territoire…Tartuffes!
Ils n’étaientque neuf à se lever contre cette loi où étaient les autres? A priori la piscine de l’assemblée était pleine, et ce ne sont pas les insultes et le mépris maintes fois répétées à l’égard des médecins libéraux, pas plus que la protection de leur exercice qui pour eux valait mieux qu’une baignade un soir de printemps.
Il fallait voir la poignée de députés présent ce 7 mai à l’Assemblée nationale, avant le vote, se féliciter de ce « combat pour la république » qu’ils avaient mené depuis trois ans. Le ridicule ne tue pas et c’est heureux tant il est une constante des régimes en déliquescence.
Il fallait voir ces Tartuffes dont certains n’ont jamais vraiment travaillé, se congratuler de voter l’obligation de gardes sans repos compensateur à une profession aux 50 heures par semaine. Ça ose tout disait Audiard, il avait raison.
La loi Garot ne résoudra rien. Nous le savons tous, elle va au contraire aggraver la situation sanitaire des Français sur le territoire, par la réorientation, des choix de vie d’un certain nombre de jeunes médecins et les deplacages d’un certain nombre de seniors.
La séquence parlementaire aura révélé au grand jour le deal politique passé sur le dos des médecins libéraux entre le premier ministre et les députés populistes trans-partisans soutiens de la loi Garot. 118 députés présents 99 pour la loi 9 contre…La médecine liberale a été poignardée dans le dos à l’Assemblée nationale ce 7 mai, et il y a des empreintes sur le manche… L’opposition à la loi était, elle, absente, le courage de certain ne se révèle que dans la fuite…
La loi va être examinée au senat cet automne, au regard du faible intérêt pour la médecine libérale, pour les externes, les internes, pour les médecins, manifesté hier soir par les composantes de la representation nationale il apparait peu probable que celui-ci s’oppose…
▪️Nous rencontrerons les forces en présence encore et encore pour expliquer et reexpliquer encore pourquoi cette loi doit être écartée, l’engagement est notre.
▪️Parallèlement nous allons tout faire pour sortir du jeu électoral les députés qui se sont essuyés les pompes sur nos vies et ce quelque soit leur parti d’appartenance.
▪️Nous allons examiner avec nos conseils les elements de la loi sur le plan juridique et constitutionnel et attaquer tout ce qui est attaquable.
▪️Nous allons poursuivre le travail et la lutte intersyndicale.
▪️Nous allons, et c’est la demande de nombre d’entre-vous, vous donner les moyens de votre liberté de choix, de votre liberté d’avenir.
Par la relance de l’opération deconventionnement, qui servira à toutes celles et ceux qui dès aujourd’hui se posent la question du passage en S3 et souhaitent en avoir toutes les clés.
Rien n’est fini, les mois à venir sont plein d’incertitude sur le plan politique, nous allons faire de cette incertitude notre force.
Rien n’est fini, tout commence.