C’est vrai qu’on pourrait se dire que la lecture n’a été qu’une brève parenthèse dans l’histoire de l’humanité et que nous allons retourner à l’oral comme nos lointains ancêtres.
Que perd on avec la lecture?
L’écrit, et notamment le livre c’est la longueur, la lenteur, l’abstraction, la nuance, la raison, l'empathie . L ’image, c’est la culture de l’extrait, l’immédiateté, le subjectivisme, la binarité, l’émotion et le sectarisme.
Le monde de l’écrit exige des citoyens éduqués. Le monde de l’image, lui, fonctionne sur la passivité plutôt que sur l’effort. On voit dejà les effets:
Déliaison sociale, normalisation des incivilités, allergie à la frustration… La santé mentale de la jeunesse se dégrade, le QI moyen s’affaisse depuis vingt ans dans les pays occidentaux. Il y a urgence à agir.
L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs et des smartphones à l’école est une bonne chose. Mais L’Etat ne peut pas tout. La lecture se joue avant tout en famille et exige un effort d’éducation qui passe par l’exemple. Conseiller à son enfant de lire quand on est soi-même en permanence sur son téléphone, cela ne peut pas fonctionner. Cela exige un effort d’ascèse, un sursaut contre la dispersion. La civilisation se joue dans chaque foyer