Le Sénat a publié un rapport que personne n'a lu. Il décrit un État dans l'État : 1 153 organismes publics nationaux, 434 opérateurs, 317 comités consultatifs. Près de 100 milliards d'euros de budget, 500 000 agents.
Conclusion des sénateurs eux-mêmes : l'État ne sait pas cartographier ses propres agences. Thread sur le pays le plus bureaucratisé du monde développé, et sur la seule méthode qui peut le sauver.
Quelques perles du rapport. 78% des agences fonctionnent sans objectifs clairs. Des milliards d'euros de "trésors de guerre" dorment dans leurs caisses pendant que la dette explose. Certaines structures existent littéralement pour justifier leur propre existence. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est une commission d'enquête sénatoriale.
La sécurité sociale, maintenant. L'Inspection générale des finances compte plus de 73 millions d'assurés sociaux pour 67 millions d'habitants. 6 millions d'assurés de plus que de personnes vivant en France. Quand on demande des explications, la réponse officielle tient en une phrase : circulez, il n'y a rien à voir.
Vous voulez la photo complète ? 57% du PIB en dépenses publiques, record mondial. 3 400 milliards de dette. 1 000 milliards de prélèvements par an. Et en retour : un hôpital en crise, une école qui coule dans tous les classements, des routes qui se dégradent, une justice à l'arrêt. On paie la Suède, on reçoit autre chose.
Le réflexe français face à ce constat : une commission. La commission propose des "rationalisations" qui économisent 550 millions. Sur 1 700 milliards de dépenses annuelles. 0,03%. C'est comme régler un problème d'obésité morbide en retirant le persil de l'assiette.
Pendant ce temps, un économiste aux cheveux fous a testé l'autre méthode. Milei a hérité du pays le plus bureaucratisé d'Amérique latine : 25% d'inflation PAR MOIS, déficit chronique depuis des décennies, peso mort. Diagnostic identique à la France, stade plus avancé.
Sa réponse : la tronçonneuse. Ministères divisés par deux. Dizaines de milliers de postes administratifs supprimés. Travaux publics clientélistes coupés. Régulations détruites par centaines. Tout le monde a hurlé. Les économistes "sérieux" ont prédit l'effondrement.
Résultat : premier excédent budgétaire en 14 ans dès la première année. Inflation mensuelle ramenée de 25% à environ 2%. La pauvreté, qui avait grimpé pendant l'ajustement, est repassée sous son niveau de départ. La croissance est revenue. Et les électeurs l'ont récompensé dans les urnes.
La leçon est limpide : la dépense publique improductive n'est pas un soutien à l'économie, c'est un garrot. Chaque euro capté par une agence sans objectif est un euro retiré à un entrepreneur, un artisan, une famille. Tu retires le garrot, le sang circule à nouveau. Ce n'est pas de l'idéologie, c'est de la mécanique.
Appliquons la méthode à la France. Tronçonner l'État de 50% : suppression des doublons État-régions-départements-communes-agences, fin des 1 153 organismes non régaliens, fin des subventions de confort, fin des comités Théodule. On garde le régalien, on le renforce même : justice, police, défense, et un filet social simple et lisible.
Mon pari : en 2 ou 3 ans, la France repart à 5-10% de croissance. Pas par magie. Parce que ce pays déborde de talents, d'ingénieurs, d'entrepreneurs qui passent aujourd'hui la moitié de leur énergie à nourrir la machine et l'autre moitié à remplir ses formulaires. Libère cette énergie et tu obtiens un boom à l'argentine, puissance France.
Le vrai obstacle n'est pas technique, il est sociologique. Ces 1 153 agences, ce sont des conseils d'administration, des présidences, des missions, des postes pour les copains de promo et les recasés du suffrage universel. Le système ne survit pas parce qu'il est utile. Il survit parce qu'il distribue du statut.
C'est exactement pour ça que Milei fait si peur ici. Pas parce que sa méthode échoue. Parce qu'elle marche. Et qu'elle prouve qu'on peut gouverner contre la caste et gagner les élections suivantes.
La république des copains, c'est fini. Pas parce que je le souhaite. Parce que les chiffres ne négocient pas : à ce rythme, la question n'est pas si la tronçonneuse arrive, mais qui la tient. Autant que ce soit quelqu'un qui aime ce pays.