Profaner la mémoire des 44 enfants juifs d’Izieu, c’est profaner notre histoire commune.
Ces enfants, arrachés à leur refuge en 1944 sur ordre de Klaus Barbie, déportés et assassinés parce qu’ils étaient juifs, incarnent l’innocence brisée par la barbarie.
Hier, leur plaque commémorative à Paris a été souillée.
Ce n’est pas seulement du métal qu’on vandalise : c’est la mémoire des enfants martyrs, c’est la dignité de notre Nation.
Je condamne avec la plus grande force cet acte antisémite. Les auteurs de cette profanation doivent être retrouvés et répondre de leurs actes avec toute la sévérité qu’impose un tel acte antisémite.
À la haine, nous devons répondre par des sanctions exemplaires. À l’oubli, nous devons opposer une vigilance sans faille.
La mémoire des enfants d’Izieu ne se discute pas, ne s’efface pas, ne se salit pas. Elle nous oblige, aujourd’hui et pour toujours.