Par idéologie, EDF (propriété de l’Etat) a refusé de valoriser ses surplus électriques par le minage. Résultat : sa filiale Exaion, déficitaire, est cédée à un mineur américain — avec, comble de l’absurde, interdiction pour EDF de faire du calcul intensif (HPC) pendant deux ans !
Quand les États-Unis transforment leur énergie en puissance numérique, la France brade son atout majeur : une électricité nucléaire décarbonée, stable, abondante et augmente sa dépendance au Cloud Act.
Ce n’est pas une affaire technique, c’est une question d'indépendance.
Il est temps d'assumer une vraie doctrine :
- Définir ce qui doit rester français (énergie, data, IA) ;
- Libérer l’investissement privé, et non pas subventionner les pertes ;
- Permettre à EDF de développer des datacenters flexibles et d'exploiter ses excédents ;
- Développer un minage industriel encadré, vertueux, créateur de valeur.
Refuser d’entreprendre, c’est renoncer à être libre dans un monde de confrontation géoéconomique permanente.