(*) Au dernier comptage "drames" (ANSM et réseau addicto-vigilance) → Stupéfiants illicites et licites (opioïdes sur prescription, méthadone, subutex, entre autres)= 793 décès. Dont le cannabis: 55 décès, essentiellement des cardiopathies.
Ce chiffre, loin d'illustrer un fléau sanitaire (rappel: alcool >41000, tabac >73000 dcd) est peu commenté. Ne pas en faire mention permet, par défaut, de surfer sur la peur et les fantasmes du "danger des drogues", entretenir la confusion usage / addiction... et placer l'insécurité liée au trafic au second plan.
Certes, l'usage de stups est une conduite à risques, mais le réseau addicto français, même s'il est parfois perfectible, est performant (CSAPA, CAARUD, consultations jeunes consommateurs, services d'addictologie dans les hôpitaux, associations subventionnées, etc.)
Quoi qu'en disent médias et élus, favorables ou non à une réforme de la loi et faisant de l'argument sanitaire le pivot de leurs propos, là n'est pas le "vrai" danger des drogues. Dans ce registre, il ne manque qu'une politique d'information et de prévention efficace et sans tabou, ce qu'aucun gouvernement n'a jamais fait.
Cette politique, inexistante en France, n'a même pas à être subordonnée à une quelconque réforme, légalisation du cannabis ou dépénalisation (ce qui équivaut à la renvoyer au calendes grecques) et devrait sans délai intéresser le législateur.
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