Une enquête accablante de Global Witness révèle que la société luxembourgeoise Traxys est devenue un acteur central dans l’ignoble trafic de coltan provenant notamment du pillage de la mine de Rubaya, en République démocratique du Congo (RDC).
En 2024, Traxys a englouti 280 tonnes de ce minerai stratégique, devenant le complice exclusif de l’exportateur rwandais African Panther, véritable machine à blanchir.
Le Rwanda, sous la coupe du régime criminel de Kigali, a vu ses exportations de coltan s’envoler en 2024, égalant pour une seule année le total des quatre précédentes.
Cette explosion des exportations n’est pas surprenante. Elle épouse parfaitement l’escalade du carnage dans le Nord-Kivu, où la contrebande de minerais de sang bat son plein.
La mine de Rubaya, aux mains de la milice barbare M23, fournit 15 % du coltan mondial.
Ce groupe armé finance ainsi ses exactions grâce à ce butin, pendant que Traxys ferme les yeux et empoche les profits.
Selon les experts de l’ONU, de mai à octobre 2024, pas moins de 120 tonnes de coltan ont été siphonnées chaque mois depuis Rubaya vers le Rwanda, contaminant gravement toute la chaîne d’approvisionnement des Grands Lacs.
Depuis plus de vingt ans, Kigali orchestre ce pillage éhonté, transformant le Rwanda en un gigantesque blanchisserie pour minerais volés.
Dès 2015, un panel d'experts de l'ONU dénonçait ces pratiques frauduleuses consistant à mélanger le coltan « blanc » de Rubaya avec du coltan « noir » rwandais pour falsifier son origine criminelle.
Traxys, drapée dans une hypocrisie répugnante, prétend respecter les normes de diligence raisonnable, osant affirmer que son coltan serait « rwandais ».
Cette société s’abrite derrière la couleur noire du coltan artificiellement noirci par mélange et derrière le système de traçabilité ITSCI, un mécanisme dont la perversion et le détournement étaient déjà dénoncés par Global Witness en 2022 qui mettait en évidence son rôle dans le blanchiment des minerais de contrebande.
L’ONG révélait également que 90 % des exportations de coltan de la RDC passaient par des filières illégales.
Traxys et ses acolytes ne sont évidemment pas des ignorants : ils savent très bien d'où proviennent leurs achats.
L’Union dite "européenne", elle, se vautre dans une complicité abjecte.
En février 2024, elle scellait un partenariat infâme avec le régime de Kigali avide de se fournir en minerais de sang.
Elle est même allée jusqu’à offrir 900 millions d’euros au régime policier kagamiste via un programme au nom anglo-saxon ringard : « Global Gateway ».
Cet argent représente ni plus ni moins que le carburant d'un État voyou qui pille, tue et déstabilise son voisin, usant de sa technique désormais bien rodée de pyromane-pompier.
Aujourd'hui, les sanctions contre le Rwanda, un temps bloquées par le Luxembourg, berceau de la société Traxys, sont largement insuffisantes.
L’UE toujours prompte à blanchir son cynisme et ses complicités morbides avec l'habituelle tarte à la crème des « valeurs », souille l’honneur des nations.
(Sur la tarte à la crème des valeurs 👇)
epoche.fr/2025/04/09/reflexi…
Il est temps de frapper fort en :
- Coupant immédiatement toute aide au développement au Rwanda, ce régime prédateur.
- Sanctionnant sans pitié les chefs du M23 et toutes les entreprises, comme Traxys, qui se gorgent du sang des congolais.
- Mettant fin à l’utilisation de l'armée criminelle rwandaise dans les opérations ayant cours au Mozambique.
Il faut tarir les finances de Kigali, briser son expansionnisme criminel et rendre justice aux victimes de ce pillage qui n'a que trop durer.
Sources :
gw.cdn.ngo/media/documents/E…