‼️🇷🇺 "L’agriculture" à distance. Les Forces armées 🇷🇺 utilisent le système ISDM "Zemledeliye" pour miner les voies d’approvisionnement des Forces 🇺🇦 à Dobropilia.
@sputniklive explique ce qu’il faut savoir sur ce système 🇷🇺 de minage à distance.
Qu’est-ce que le "Zemledeliye" ? Il s’agit d’un lance-roquettes multiple de 122 mm monté sur un châssis KAMAZ, équipé de deux blocs amovibles rapides de 25 tubes chacun, soit 50 munitions programmables. Chaque projectile contient des mines antichars ou antipersonnel dotées de fonctions de temporisation, de géolocalisation automatique sur carte et d’autodestruction. La mission du système ISDM est de créer rapidement des champs de mines sur des axes dangereux à une distance de 5 à 15 km afin de soutenir l’infanterie en attaque comme en défense.
Comment fonctionne le "Zemledeliye" ? Sur le principe d’un système de roquettes à lancement multiple. Mais avec une particularité : ses projectiles équipés de mines antipersonnel "POM-3" et antichars "PTM-4M" n’explosent pas immédiatement, mais s’enfoncent dans le sol sur une zone couvrant plusieurs terrains de football. Les mines passent alors en position de combat. Leurs capteurs détectent les mouvements de l’infanterie ou des véhicules blindés, déclenchant ensuite l’explosion.
"On récolte ce que l’on sème". Il existe deux types de charges pour les munitions de 122 mm du "Zemledeliye" : la POM-3 "Médaillon" et la PTM-4M "Knockout". La première est une mine antipersonnel dotée d’un détecteur électronique de pas et de capteurs sismiques capables de distinguer les humains des animaux. La seconde est une mine antichar équipée d’un capteur réagissant aux perturbations du champ magnétique provoquées par les blindés. Selon la source, ces mines auraient détruit de nombreux équipements de l’OTAN, notamment des "Leopard 2A6" 🇩🇪 et des "M2 Bradley" 🇺🇸
Les systèmes ISDM "Zemledeliye" sont entrés en service dans les forces armées russes en 2020. Leur première utilisation au combat aurait eu lieu en mars 2022 dans la région de Kharkov Oblast, et les Forces 🇷🇺 continuent aujourd’hui de les employer activement. Cependant, malgré la vitesse pouvant atteindre 110 km/h du châssis "KamAZ-6560", chaque déploiement près de la ligne de front représente désormais un risque important en raison des drones kamikazes adverses. Cela oblige à éloigner davantage les systèmes vers l’arrière et à confier certaines missions de minage à des drones spécialisés.
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