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Replying to @AldoSterone111
Il s'adresse Ă  qui ? À des citoyens qui dĂ©couvriraient Internet en 1998 ? À des Français Ă  qui il faudrait expliquer que l’intelligence artificielle existe ou aux sĂ©nateurs qui ne savent pas allumer un PC mais qui ont votĂ© contre l'IA ? Le problĂšme n’est pas que l’État dĂ©couvre enfin l’IA. Le problĂšme, c’est qu’il risque une fois encore de l’utiliser pour moderniser la façade sans rĂ©former la machine. Oui, un assistant conversationnel souverain peut ĂȘtre utile. Oui, un assistant public sur Ameli peut ĂȘtre utile. Oui, une plateforme d’accĂšs aux donnĂ©es publiques peut ĂȘtre utile. Mais la vraie question n’est pas : « comment ajouter une couche d’IA Ă  l’administration ? » La vraie question est : combien de procĂ©dures inutiles, de doublons, de postes administratifs devenus obsolĂštes, de dĂ©lais absurdes, de contentieux Ă©vitables et de dĂ©penses publiques injustifiĂ©es l’IA va-t-elle permettre de supprimer ? Parce que la France n’est pas un État sobre qu’il faudrait simplement Ă©quiper d’un chatbot. C’est un pays avec 5,9 millions d’agents publics fin 2024, un dĂ©ficit public de 152,5 milliards d’euros en 2025, soit 5,1 % du produit intĂ©rieur brut, et une dette publique Ă  115,6 % du produit intĂ©rieur brut. Les prĂ©lĂšvements obligatoires atteignent 43,6 % du produit intĂ©rieur brut. VoilĂ  le dĂ©cor rĂ©el. (Insee) Et pendant ce temps, la Banque de France rappelle que la dĂ©pense publique française atteignait 57,2 % du produit intĂ©rieur brut en 2024, parmi les niveaux les plus Ă©levĂ©s de la zone euro, avec un Ă©cart d’environ 7,5 points de produit intĂ©rieur brut par rapport Ă  la moyenne de la zone euro. Un point de produit intĂ©rieur brut français reprĂ©sentant environ 30 milliards d’euros, 7,5 points reprĂ©sentent un ordre de grandeur d’environ 225 milliards d’euros. Ce n’est pas un dĂ©tail comptable : c’est le cƓur du problĂšme français. (Banque de France) Donc, si l’IA sert seulement Ă  donner un assistant aux agents pour rĂ©diger plus vite des notes, rĂ©pondre plus vite aux mails ou fabriquer plus vite des procĂ©dures, ce sera un gadget de plus. Un trĂšs beau gadget, souverain peut-ĂȘtre, mais un gadget tout de mĂȘme. La vraie rĂ©volution serait d’utiliser l’IA pour passer enfin l’État au scanner : identifier les procĂ©dures redondantes, supprimer les formulaires inutiles, automatiser les tĂąches rĂ©pĂ©titives, rĂ©duire les dĂ©lais, dĂ©tecter les contradictions entre circulaires, lois et jurisprudences, auditer les aides publiques, contrĂŽler les marchĂ©s publics, mesurer le coĂ»t complet des politiques publiques, et surtout supprimer les fonctions qui ne produisent plus de valeur. Il annonce 655 millions d’euros supplĂ©mentaires pour l’IA via France 2030. TrĂšs bien. Mais les Français ont parfaitement le droit de demander : pour quel retour mesurable ? Combien d’économies annuelles ? Combien de dĂ©lais divisĂ©s par deux ? Combien de contentieux Ă©vitĂ©s ? Combien de services fusionnĂ©s ? Combien de postes administratifs supprimĂ©s ou redĂ©ployĂ©s vers des missions rĂ©ellement utiles ? L’annonce officielle Ă©voque dĂ©jĂ  l’idĂ©e que chaque ministĂšre devra dĂ©montrer comment il utilise l’IA pour simplifier les dĂ©marches, amĂ©liorer le service rendu et rĂ©duire les tĂąches inutiles. TrĂšs bien : alors qu'il publie les rĂ©sultats ministĂšre par ministĂšre, ligne par ligne, avec Ă©conomies, dĂ©lais, effectifs et indicateurs de qualitĂ©. (Boursorama) Car pour le moment, l’État sait trĂšs bien utiliser l’intelligence artificielle quand il s’agit de traquer le contribuable en vue de le redresser, de dĂ©tecter les piscines, les bĂątis ou les Ă©lĂ©ments potentiellement taxables vus du ciel. Le dispositif « Foncier innovant » a notamment permis de dĂ©tecter 150 000 piscines imposables non fiscalisĂ©es, et il s’étend Ă  la dĂ©tection des bĂątis isolĂ©s non fiscalisĂ©s. L’administration sait donc mobiliser l’IA lorsqu’il s’agit d’aller chercher de nouvelles recettes chez les particuliers. TrĂšs bien. Une pensĂ©e pour ceux qui n'ont pas dĂ©clarĂ© leur cabanon de jardin ou leur serre pour y faire pousser des lĂ©gumes... Mais quand utilisera-t-elle la mĂȘme puissance pour traquer les gaspillages publics, les doublons administratifs, les agences inutiles, les marchĂ©s publics mal calibrĂ©s, les contentieux absurdes et les procĂ©dures qui ruinent la vie des citoyens ? (CollectivitĂ©s Locales) La Direction gĂ©nĂ©rale des Finances publiques elle-mĂȘme reprĂ©sente en 2025 un budget gĂ©nĂ©ral de 8,001 milliards d’euros, dont 6,812 milliards d’euros de dĂ©penses de personnel. Elle compte 88 659 agents titulaires ou assimilĂ©s en fonction, auxquels s’ajoutent 5 910 contractuels. Ce n’est pas un petit service isolĂ© : c’est une machine administrative gigantesque, dans un pays oĂč la dĂ©claration, le paiement, les Ă©changes sĂ©curisĂ©s et une part croissante du contrĂŽle sont dĂ©jĂ  largement dĂ©matĂ©rialisĂ©s. Et pourtant, l’intelligence artificielle est dĂ©jĂ  utilisĂ©e dans 56 % des contrĂŽles fiscaux professionnels en 2024, annĂ©e oĂč la DGFiP annonce 16,7 milliards d’euros de droits et pĂ©nalitĂ©s notifiĂ©s, ainsi que 350 crĂ©ations de postes dĂ©diĂ©es au contrĂŽle fiscal. Autrement dit : quand il faut contrĂŽler, taxer, notifier, redresser, l’IA progresse. Mais quand il faut simplifier, rembourser plus vite, appliquer correctement la jurisprudence, Ă©viter les procĂ©dures inutiles, rĂ©duire les effectifs administratifs ou soulager les contribuables honnĂȘtes, lĂ , soudain, tout devient lent, prudent, expĂ©rimental. (Presse - MinistĂšre des Finances) Le sujet n’est pas de remplacer l’humain partout. Les personnes ĂągĂ©es, les personnes handicapĂ©es, les citoyens isolĂ©s, les contribuables en dĂ©tresse, les cas sociaux complexes, les situations mĂ©dicales ou familiales exceptionnelles doivent garder un accompagnement humain. Mais il faut arrĂȘter de prĂ©tendre qu’il faudrait conserver des milliers de postes pour accomplir manuellement des tĂąches que l’IA peut faire plus vite, plus proprement, plus exhaustivement et avec une meilleure traçabilitĂ©. L’IA ne doit pas devenir l’assistante docile d’un État obĂšse. Elle doit devenir l’outil de sa cure d’amaigrissement. Elle doit servir Ă  dire : cette procĂ©dure n’a plus lieu d’ĂȘtre ; ce service fait doublon ; cette agence peut ĂȘtre fusionnĂ©e ; ce formulaire peut disparaĂźtre ; cette rĂšgle contredit telle jurisprudence ; ce contentieux aurait dĂ» ĂȘtre Ă©vitĂ© ; cette aide publique ne produit pas les rĂ©sultats annoncĂ©s ; cette dĂ©pense n’a jamais Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e ; cette administration coĂ»te davantage qu’elle ne rapporte au citoyen. Sinon, ce qu'il appelle « transformation de l’État » ne sera qu’une informatisation supplĂ©mentaire du dĂ©sordre existant. Le Conseil des prĂ©lĂšvements obligatoires constate que 78 % des Français jugent le niveau gĂ©nĂ©ral des impĂŽts trop Ă©levĂ© et que la confiance accordĂ©e Ă  l’État pour bien utiliser les fonds publics est tombĂ©e de 33 % en 2023 Ă  22 % en 2025. Cela signifie une chose trĂšs simple : le problĂšme n’est plus seulement fiscal, il est politique. Les Français ne refusent pas l’impĂŽt par principe ; ils refusent de plus en plus de payer pour une machine dont ils ne comprennent plus ni le coĂ»t, ni l’efficacitĂ©, ni la justice. (Cour des comptes) Alors oui, utilisez l’IA. Mais utilisez-la d’abord contre les gaspillages, contre les doublons, contre les lenteurs, contre les dĂ©cisions administratives absurdes, contre les dĂ©penses publiques non Ă©valuĂ©es, contre les contentieux Ă©vitables, contre les formulaires kafkaĂŻens, contre les couches de validation inutiles, contre les administrations qui se parlent entre elles sans jamais rĂ©soudre les problĂšmes des citoyens. Et surtout : cessez de prĂ©senter comme une rĂ©volution ce qui ne sera rĂ©volutionnaire que si cela rĂ©duit rĂ©ellement le poids de l’État sur ceux qui travaillent, entreprennent, investissent, logent, produisent, dĂ©clarent, paient et supportent dĂ©jĂ  tout. La France n’a pas besoin d’un État plus connectĂ©. Elle a besoin d’un État plus petit, plus rapide, plus juste, plus responsable, plus contrĂŽlable, et enfin capable de rendre des comptes sur chaque euro prĂ©levĂ©. L’IA peut ĂȘtre l’outil de cette rĂ©volution. Mais seulement s'il a le courage politique de l’utiliser pour rĂ©former l’État lui-mĂȘme, et pas seulement pour offrir un nouveau jouet numĂ©rique Ă  une administration qui refuse de maigrir. Je n'y crois pas une seconde. Et mĂȘme si, par miracle, la France parvenait Ă  faire Ă©merger un vĂ©ritable champion mondial de l’IA, un acteur comme Mistral, qui est effectivement l’une des rares rĂ©ussites europĂ©ennes crĂ©dibles du secteur, avec une levĂ©e de 1,7 milliard d’euros et une valorisation post-money de 11,7 milliards d’euros annoncĂ©es par l’entreprise elle-mĂȘme, cela ne suffira pas si le pays continue d’écraser ses propres champions sous le rouleau compresseur fiscal, administratif et normatif français. Car le problĂšme français n’est pas le manque de talents. Il n’est pas le manque d’ingĂ©nieurs. Il n’est pas le manque d’idĂ©es. Il est dans l’environnement qui transforme chaque projet industriel, chaque usine, chaque centre de calcul, chaque innovation stratĂ©gique en parcours du combattant administratif. Aux États-Unis, xAI affirme avoir construit son supercalculateur Colossus en 122 jours, puis l’avoir doublĂ© en 92 jours pour atteindre 200 000 GPU H100 interconnectĂ©s. En France, pendant ce temps, avant mĂȘme de poser une dalle, il faut souvent empiler Ă©tudes d’impact, autorisations environnementales, enquĂȘtes publiques, dĂ©lais d’instruction, risques de recours, contraintes d’urbanisme, exigences Ă©nergĂ©tiques, normes locales, normes nationales, normes europĂ©ennes, et parfois expliquer pendant des mois que le projet ne va pas dĂ©ranger la sauterelle, la coccinelle, le lĂ©zard, la haie, le ruissellement, le voisinage, le paysage, le PLU, le SCOT, le prĂ©fet, l’agence, la commission et la sous-commission. Ce n’est pas une caricature : c’est prĂ©cisĂ©ment le modĂšle français. Un modĂšle oĂč l’on prĂ©tend vouloir ĂȘtre une puissance industrielle, mais oĂč l’on traite souvent l’industrie comme une nuisance. Un modĂšle oĂč l’on annonce la souverainetĂ© numĂ©rique, mais oĂč l’on fabrique chaque jour les conditions de la dĂ©pendance. Un modĂšle oĂč l’on rĂȘve d’avoir des gĂ©ants technologiques, tout en leur imposant un environnement que les gĂ©ants Ă©trangers regardent comme un manuel mondial de ce qu’il ne faut pas faire. La France affiche 5,9 millions d’agents publics fin 2024, des dĂ©penses publiques Ă  57,2 % du produit intĂ©rieur brut en 2024, et des prĂ©lĂšvements obligatoires Ă  43,6 % du produit intĂ©rieur brut en 2025. Ce sont des chiffres officiels. À ce niveau-lĂ , l’IA ne doit pas seulement servir Ă  crĂ©er un assistant conversationnel pour aider l’administration Ă  mieux fonctionner. Elle doit servir Ă  poser la question que personne au sommet de l’État ne veut poser : combien de couches administratives peut-on supprimer ? Combien de procĂ©dures peut-on abolir ? Combien de services font doublon ? Combien d’agents sont affectĂ©s Ă  des tĂąches rĂ©pĂ©titives que l’IA pourrait traiter plus vite, plus proprement et avec davantage de traçabilitĂ© ? Parce que sinon, soyons clairs : l’IA française ne sera qu’un sparadrap technologique posĂ© sur une jambe administrative gangrenĂ©e. Et ce serait le pire scĂ©nario : utiliser l’intelligence artificielle non pas pour libĂ©rer les forces productives du pays, non pas pour simplifier la vie des entrepreneurs, non pas pour accĂ©lĂ©rer les projets stratĂ©giques, mais pour rendre encore plus efficace la surveillance du contribuable, du petit propriĂ©taire, de l’artisan, de l’indĂ©pendant, de celui qui a oubliĂ© une dĂ©claration, construit un cabanon, montĂ© une serre pour ses lĂ©gumes ou tentĂ© de survivre dans un pays oĂč l’État lui demande toujours plus. VoilĂ  le vrai choix politique. Soit l’IA sert Ă  moderniser la ponction, le contrĂŽle, la suspicion et la bureaucratie. Soit elle sert enfin Ă  faire ce que l’État refuse depuis quarante ans : se regarder lui-mĂȘme, se mesurer, se simplifier, se rĂ©duire, se justifier, et rendre des comptes. Mais annoncer 655 millions d’euros supplĂ©mentaires pour l’IA tout en refusant de dire combien de milliards seront Ă©conomisĂ©s, combien de procĂ©dures seront supprimĂ©es, combien de dĂ©lais seront divisĂ©s, combien de normes seront abrogĂ©es et combien de postes administratifs devenus inutiles seront rĂ©ellement redĂ©ployĂ©s ou supprimĂ©s, ce n’est pas conduire la rĂ©volution de l’IA. C’est simplement financer une nouvelle couche numĂ©rique sur l’ancien monde bureaucratique.
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Replying to @Antonin_FR_
Mais c'est que M. Lecornu semble trĂšs sĂ©rieux dis donc... Il s'adresse Ă  qui ? À des citoyens qui dĂ©couvriraient Internet en 1998 ? À des Français Ă  qui il faudrait expliquer que l’intelligence artificielle existe ou aux sĂ©nateurs qui ne savent pas allumer un PC mais qui ont votĂ© contre l'IA ? Le problĂšme n’est pas que l’État dĂ©couvre enfin l’IA. Le problĂšme, c’est qu’il risque une fois encore de l’utiliser pour moderniser la façade sans rĂ©former la machine. Oui, un assistant conversationnel souverain peut ĂȘtre utile. Oui, un assistant public sur Ameli peut ĂȘtre utile. Oui, une plateforme d’accĂšs aux donnĂ©es publiques peut ĂȘtre utile. Mais la vraie question n’est pas : « comment ajouter une couche d’IA Ă  l’administration ? » La vraie question est : combien de procĂ©dures inutiles, de doublons, de postes administratifs devenus obsolĂštes, de dĂ©lais absurdes, de contentieux Ă©vitables et de dĂ©penses publiques injustifiĂ©es l’IA va-t-elle permettre de supprimer ? Parce que la France n’est pas un État sobre qu’il faudrait simplement Ă©quiper d’un chatbot. C’est un pays avec 5,9 millions d’agents publics fin 2024, un dĂ©ficit public de 152,5 milliards d’euros en 2025, soit 5,1 % du produit intĂ©rieur brut, et une dette publique Ă  115,6 % du produit intĂ©rieur brut. Les prĂ©lĂšvements obligatoires atteignent 43,6 % du produit intĂ©rieur brut. VoilĂ  le dĂ©cor rĂ©el. (Insee) Et pendant ce temps, la Banque de France rappelle que la dĂ©pense publique française atteignait 57,2 % du produit intĂ©rieur brut en 2024, parmi les niveaux les plus Ă©levĂ©s de la zone euro, avec un Ă©cart d’environ 7,5 points de produit intĂ©rieur brut par rapport Ă  la moyenne de la zone euro. Un point de produit intĂ©rieur brut français reprĂ©sentant environ 30 milliards d’euros, 7,5 points reprĂ©sentent un ordre de grandeur d’environ 225 milliards d’euros. Ce n’est pas un dĂ©tail comptable : c’est le cƓur du problĂšme français. (Banque de France) Donc, si l’IA sert seulement Ă  donner un assistant aux agents pour rĂ©diger plus vite des notes, rĂ©pondre plus vite aux mails ou fabriquer plus vite des procĂ©dures, ce sera un gadget de plus. Un trĂšs beau gadget, souverain peut-ĂȘtre, mais un gadget tout de mĂȘme. La vraie rĂ©volution serait d’utiliser l’IA pour passer enfin l’État au scanner : identifier les procĂ©dures redondantes, supprimer les formulaires inutiles, automatiser les tĂąches rĂ©pĂ©titives, rĂ©duire les dĂ©lais, dĂ©tecter les contradictions entre circulaires, lois et jurisprudences, auditer les aides publiques, contrĂŽler les marchĂ©s publics, mesurer le coĂ»t complet des politiques publiques, et surtout supprimer les fonctions qui ne produisent plus de valeur. Vous annoncez 655 millions d’euros supplĂ©mentaires pour l’IA via France 2030. TrĂšs bien. Mais les Français ont parfaitement le droit de demander : pour quel retour mesurable ? Combien d’économies annuelles ? Combien de dĂ©lais divisĂ©s par deux ? Combien de contentieux Ă©vitĂ©s ? Combien de services fusionnĂ©s ? Combien de postes administratifs supprimĂ©s ou redĂ©ployĂ©s vers des missions rĂ©ellement utiles ? L’annonce officielle Ă©voque dĂ©jĂ  l’idĂ©e que chaque ministĂšre devra dĂ©montrer comment il utilise l’IA pour simplifier les dĂ©marches, amĂ©liorer le service rendu et rĂ©duire les tĂąches inutiles. TrĂšs bien : alors publiez les rĂ©sultats ministĂšre par ministĂšre, ligne par ligne, avec Ă©conomies, dĂ©lais, effectifs et indicateurs de qualitĂ©. (Boursorama) Car pour le moment, l’État sait trĂšs bien utiliser l’intelligence artificielle quand il s’agit de traquer le contribuable en vue de le redresser, de dĂ©tecter les piscines, les bĂątis ou les Ă©lĂ©ments potentiellement taxables vus du ciel. Le dispositif « Foncier innovant » a notamment permis de dĂ©tecter 150 000 piscines imposables non fiscalisĂ©es, et il s’étend Ă  la dĂ©tection des bĂątis isolĂ©s non fiscalisĂ©s. L’administration sait donc mobiliser l’IA lorsqu’il s’agit d’aller chercher de nouvelles recettes chez les particuliers. TrĂšs bien. Une pensĂ©e pour ceux qui n'ont pas dĂ©clarĂ© leur cabanon de jardin ou leur serre pour y faire pousser des lĂ©gumes... Mais quand utilisera-t-elle la mĂȘme puissance pour traquer les gaspillages publics, les doublons administratifs, les agences inutiles, les marchĂ©s publics mal calibrĂ©s, les contentieux absurdes et les procĂ©dures qui ruinent la vie des citoyens ? (CollectivitĂ©s Locales) La Direction gĂ©nĂ©rale des Finances publiques elle-mĂȘme reprĂ©sente en 2025 un budget gĂ©nĂ©ral de 8,001 milliards d’euros, dont 6,812 milliards d’euros de dĂ©penses de personnel. Elle compte 88 659 agents titulaires ou assimilĂ©s en fonction, auxquels s’ajoutent 5 910 contractuels. Ce n’est pas un petit service isolĂ© : c’est une machine administrative gigantesque, dans un pays oĂč la dĂ©claration, le paiement, les Ă©changes sĂ©curisĂ©s et une part croissante du contrĂŽle sont dĂ©jĂ  largement dĂ©matĂ©rialisĂ©s. Et pourtant, l’intelligence artificielle est dĂ©jĂ  utilisĂ©e dans 56 % des contrĂŽles fiscaux professionnels en 2024, annĂ©e oĂč la DGFiP annonce 16,7 milliards d’euros de droits et pĂ©nalitĂ©s notifiĂ©s, ainsi que 350 crĂ©ations de postes dĂ©diĂ©es au contrĂŽle fiscal. Autrement dit : quand il faut contrĂŽler, taxer, notifier, redresser, l’IA progresse. Mais quand il faut simplifier, rembourser plus vite, appliquer correctement la jurisprudence, Ă©viter les procĂ©dures inutiles, rĂ©duire les effectifs administratifs ou soulager les contribuables honnĂȘtes, lĂ , soudain, tout devient lent, prudent, expĂ©rimental. (Presse - MinistĂšre des Finances) Le sujet n’est pas de remplacer l’humain partout. Les personnes ĂągĂ©es, les personnes handicapĂ©es, les citoyens isolĂ©s, les contribuables en dĂ©tresse, les cas sociaux complexes, les situations mĂ©dicales ou familiales exceptionnelles doivent garder un accompagnement humain. Mais il faut arrĂȘter de prĂ©tendre qu’il faudrait conserver des milliers de postes pour accomplir manuellement des tĂąches que l’IA peut faire plus vite, plus proprement, plus exhaustivement et avec une meilleure traçabilitĂ©. L’IA ne doit pas devenir l’assistante docile d’un État obĂšse. Elle doit devenir l’outil de sa cure d’amaigrissement. Elle doit servir Ă  dire : cette procĂ©dure n’a plus lieu d’ĂȘtre ; ce service fait doublon ; cette agence peut ĂȘtre fusionnĂ©e ; ce formulaire peut disparaĂźtre ; cette rĂšgle contredit telle jurisprudence ; ce contentieux aurait dĂ» ĂȘtre Ă©vitĂ© ; cette aide publique ne produit pas les rĂ©sultats annoncĂ©s ; cette dĂ©pense n’a jamais Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e ; cette administration coĂ»te davantage qu’elle ne rapporte au citoyen. Sinon, ce que vous appelez « transformation de l’État » ne sera qu’une informatisation supplĂ©mentaire du dĂ©sordre existant. Le Conseil des prĂ©lĂšvements obligatoires constate que 78 % des Français jugent le niveau gĂ©nĂ©ral des impĂŽts trop Ă©levĂ© et que la confiance accordĂ©e Ă  l’État pour bien utiliser les fonds publics est tombĂ©e de 33 % en 2023 Ă  22 % en 2025. Cela signifie une chose trĂšs simple : le problĂšme n’est plus seulement fiscal, il est politique. Les Français ne refusent pas l’impĂŽt par principe ; ils refusent de plus en plus de payer pour une machine dont ils ne comprennent plus ni le coĂ»t, ni l’efficacitĂ©, ni la justice. (Cour des comptes) Alors oui, utilisez l’IA. Mais utilisez-la d’abord contre les gaspillages, contre les doublons, contre les lenteurs, contre les dĂ©cisions administratives absurdes, contre les dĂ©penses publiques non Ă©valuĂ©es, contre les contentieux Ă©vitables, contre les formulaires kafkaĂŻens, contre les couches de validation inutiles, contre les administrations qui se parlent entre elles sans jamais rĂ©soudre les problĂšmes des citoyens. Et surtout : cessez de prĂ©senter comme une rĂ©volution ce qui ne sera rĂ©volutionnaire que si cela rĂ©duit rĂ©ellement le poids de l’État sur ceux qui travaillent, entreprennent, investissent, logent, produisent, dĂ©clarent, paient et supportent dĂ©jĂ  tout. La France n’a pas besoin d’un État plus connectĂ©. Elle a besoin d’un État plus petit, plus rapide, plus juste, plus responsable, plus contrĂŽlable, et enfin capable de rendre des comptes sur chaque euro prĂ©levĂ©. L’IA peut ĂȘtre l’outil de cette rĂ©volution. Mais seulement si vous avez le courage politique de l’utiliser pour rĂ©former l’État lui-mĂȘme, et pas seulement pour offrir un nouveau jouet numĂ©rique Ă  une administration qui refuse de maigrir.
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Jun 14
Replying to @GabrielAttal
On crÚve déjà de trop d informatisation et d automatisation. Vendez nous plutÎt de l humain pour travailler.
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Madame ThĂ©venot, pour qui a Ă©tĂ© en prise avec la Justice française le constat est clair : c'est une cata. Une simple informatisation des process serait dĂ©jĂ  une rĂ©volution. Rien n'est optimisĂ© mais vraiment rien! On peut faire beaucoup mieux avec le mĂȘme pĂ©rimĂštre et rapidement.
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Faudrait d'abord commencer par le plus important Ă  faire, avant d'allouer des moyens plus importants : le re-engineering des processus, les peines plancher, une informatisation efficace, et des prisons Ă  la Bukele. Le conservatisme et le corporatisme l'empĂȘchent en partie.
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Replying to @Eric_Halphen
Si quand mĂȘme ! Il faut des peines plancher, un re-engineering des processus et une informatisation performante. Prenez exemple sur des mĂ©thodes qui ont fait leurs preuves dans l'industrie. La Justice doit sortir de son conformisme et de son corporatisme !
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La justice pĂ©nale pour toutes sortes de raisons se prĂȘte trĂšs mal Ă  l’approche processus qui est un prĂ©alable avant tout informatisation..
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Replying to @renaudpila
Depuis longtemps,tout le monde dénonce une justice laxiste et lente. Procédures a simplifier, informatisation pour regrouper tous les éléments d'une affaire traitée par différents services. le @SMagistrature préfére faire de la politique et tenir un stand et faire le mur des cons
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🇧🇼đŸ‡ș🇳 Burundi | Jeunesse & Formation professionnelle 👹‍🎓🎓#BIU et le #FNUAP transforment l’essai : des jeunes passent de l’immersion Ă  l’entrepreneuriat À travers leurs parcours, Thierry, DĂ©o, Kenthia et Dative illustrent concrĂštement les premiers rĂ©sultats du programme conjoint lancĂ© par Bujumbura International University (@BIUBurundi) et le [Fonds des Nations Unies pour la population au Burundi (@UNFPABurundi). AprĂšs six mois d’immersion professionnelle dans des entreprises partenaires, ces bĂ©nĂ©ficiaires tĂ©moignent des compĂ©tences acquises, des opportunitĂ©s dĂ©jĂ  obtenues et des ambitions entrepreneuriales nĂ©es de cette expĂ©rience. Leurs rĂ©cits traduisent l’impact d’une approche innovante fondĂ©e sur la pratique, l’encadrement et l’autonomisation des jeunes. 🔮 Des tĂ©moignages qui illustrent l’impact À 23 ans, Thierry Sabushimike incarne cette rĂ©ussite. FormĂ© en mĂ©canique automobile, il a non seulement acquis des compĂ©tences solides, mais aussi dĂ©crochĂ© un emploi. DĂ©terminĂ©, il compte dĂ©sormais suivre la formation complĂ©mentaire en entrepreneuriat et en responsabilitĂ© familiale pour, Ă  terme, lancer sa propre entreprise. MĂȘme dynamique chez DĂ©o Nahimana (26 ans) , orientĂ© vers l’informatique et la bureautique. MaĂźtrisant dĂ©sormais des outils comme Word, Excel et Power Point, il a dĂ©jĂ  contribuĂ© Ă  amĂ©liorer la gestion de son entreprise d’accueil en proposant son informatisation. Son ambition : aller plus loin, notamment dans la programmation, avant de crĂ©er sa propre structure. Pour Kenthia Tuyisenge, 22 ans, le parcours a pris une tournure inattendue mais fructueuse. Initialement attirĂ©e par la couture, elle s’est finalement Ă©panouie dans l’art culinaire. GrĂące Ă  une Ă©pargne de dĂ©part de 50 000 FBu issue de l’appui du projet, elle a lancĂ© une petite activitĂ© de fabrication de beignets. Une premiĂšre Ă©tape vers un projet entrepreneurial plus ambitieux. Autre exemple inspirant, Dative Umulisa , 25 ans, jeune femme albinos, qui a perfectionnĂ© ses compĂ©tences culinaires. SensibilisĂ©e Ă  l’importance de l’hygiĂšne en milieu professionnel, elle ambitionne dĂ©sormais d’ouvrir une cafĂ©tĂ©ria-restaurant, avec l’appui des prochaines formations. 🔮 C’est parti pour la formation thĂ©orique Depuis lundi de cette semaine, ces quatre jeunes, avec bien d'autres, ont entamĂ© la deuxiĂšme Ă©tape du projet conjoint FNUAP-BIU, consacrĂ©e cette fois-ci Ă  une formation en entrepreneuriat, en crĂ©ation et gestion d’entreprise, en responsabilitĂ© familiale ainsi qu’en Ă©ducation Ă  la santĂ© sexuelle et reproductive. Cette nouvelle phase, organisĂ©e dans les enceintes de la BIU, vise Ă  renforcer leurs capacitĂ©s afin de transformer leurs compĂ©tences pratiques en projets durables d’insertion professionnelle et d’auto-emploi.
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🇧🇼đŸ‡ș🇳 #Burundi | Jeunesse & Formation professionnelle đŸ”Žâ–¶ïž#BIU et le FNUAP transforment l’essai : des jeunes passent de l’immersion Ă  l’entrepreneuriat Six mois aprĂšs le lancement d’une formation innovante axĂ©e d’abord sur la pratique, 107 jeunes Burundais franchissent une nouvelle Ă©tape Ă  la Bujumbura International University (BIU @BIUBurundi). PortĂ© en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP @UNFPABurundi), le programme confirme ses promesses : insertion professionnelle, acquisition de compĂ©tences concrĂštes et perspectives rĂ©elles de crĂ©ation d’entreprises. 🔮 Une immersion qui change des trajectoires LancĂ© le 6 octobre dernier, le programme conjoint de la BIU et du FNUAP-Burundi aura marquĂ© un tournant dans l’approche de la formation des jeunes non universitaires. SĂ©lectionnĂ©s parmi 1043 postulants, 107 bĂ©nĂ©ficiaires ont Ă©tĂ© plongĂ©s pendant six mois dans 17 entreprises soigneusement choisies. Ce mercredi 13 mai, partenaires et apprenants se sont retrouvĂ©s dans les enceintes de la BIU pour dresser un premier bilan. Et les rĂ©sultats sont dĂ©jĂ  palpables : au-delĂ  de l’apprentissage technique, plusieurs jeunes ont gagnĂ© en confiance, en discipline et en ambition. 🔮 Des tĂ©moignages qui illustrent l’impact À 23 ans, Thierry Sabushimike incarne cette rĂ©ussite. FormĂ© en mĂ©canique automobile, il a non seulement acquis des compĂ©tences solides, mais aussi dĂ©crochĂ© un emploi. DĂ©terminĂ©, il compte dĂ©sormais suivre la formation complĂ©mentaire en entrepreneuriat et en responsabilitĂ© familiale pour, Ă  terme, lancer sa propre entreprise. MĂȘme dynamique chez DĂ©o Nahimana (26 ans) , orientĂ© vers l’informatique et la bureautique. MaĂźtrisant dĂ©sormais des outils comme Word, Excel et Power Point, il a dĂ©jĂ  contribuĂ© Ă  amĂ©liorer la gestion de son entreprise d’accueil en proposant son informatisation. Son ambition : aller plus loin, notamment dans la programmation, avant de crĂ©er sa propre structure. Pour Kenthia Tuyisenge, 22 ans, le parcours a pris une tournure inattendue mais fructueuse. Initialement attirĂ©e par la couture, elle s’est finalement Ă©panouie dans l’art culinaire. GrĂące Ă  une Ă©pargne de dĂ©part de 50 000 FBu issue de l’appui du projet, elle a lancĂ© une petite activitĂ© de fabrication de beignets. Une premiĂšre Ă©tape vers un projet entrepreneurial plus ambitieux. Autre exemple inspirant, Dative Umulisa , 25 ans, jeune femme albinos, qui a perfectionnĂ© ses compĂ©tences culinaires. SensibilisĂ©e Ă  l’importance de l’hygiĂšne en milieu professionnel, elle ambitionne dĂ©sormais d’ouvrir une cafĂ©tĂ©ria-restaurant, avec l’appui des prochaines formations. 🔮 Une seconde phase dĂ©cisive Ă  la BIU AprĂšs cette immersion, les apprenants entament une nouvelle Ă©tape de trois mois Ă  la BIU. Au programme : entrepreneuriat, crĂ©ation d’entreprise, responsabilitĂ© familiale et Ă©ducation Ă  la santĂ© sexuelle et reproductive. Cette phase thĂ©orique vient consolider les acquis pratiques, dans une logique cohĂ©rente qui fait la force du projet : apprendre en faisant, puis structurer ses compĂ©tences pour entreprendre durablement. 🔮 Des engagements rĂ©ciproques formalisĂ©s Point d’orgue de cette rencontre : la signature du contrat d’accompagnement BIU, qui encadre cette nouvelle phase et prĂ©cise les responsabilitĂ©s de chacun. Du cĂŽtĂ© des apprenants, l’engagement est clair : faire preuve d’assiduitĂ©, de discipline et d’implication tout au long des trois mois de formation, respecter les valeurs du programme et Ɠuvrer activement Ă  l’atteinte des objectifs d’accompagnement fixĂ©s. Ils s’engagent Ă©galement Ă  mettre en pratique les compĂ©tences acquises dans une perspective d’insertion professionnelle ou de crĂ©ation d’entreprise. En retour, la BIU s’engage Ă  offrir un encadrement de qualitĂ©, un accompagnement technique structurĂ© et un environnement propice Ă  l’apprentissage. L’universitĂ© garantit aussi l’accĂšs Ă  des formations adaptĂ©es en entrepreneuriat et responsabilitĂ© familiale, ainsi qu’un suivi des projets des apprenants, notamment pour les plus performants. Ce contrat, d’une durĂ©e de trois mois, peut ĂȘtre prolongĂ© ou interrompu en cas de non-respect des engagements, traduisant ainsi une volontĂ© de rigueur et de rĂ©sultats. 🔮 Un modĂšle portĂ© par une vision et des valeurs DĂšs le dĂ©part, la BIU et le FNUAP ont insistĂ© sur des valeurs clĂ©s : rigueur, application et responsabilitĂ©. Le FNUAP a Ă©galement rappelĂ© une ligne rouge stricte : tolĂ©rance zĂ©ro face Ă  toute forme d’exploitation ou d’abus, notamment sexuels. Cet encadrement, Ă  la fois technique et Ă©thique, contribue Ă  faire du programme un modĂšle de rĂ©fĂ©rence en matiĂšre d’insertion des jeunes. En misant sur une approche innovante oĂč la pratique prĂ©cĂšde la thĂ©orie, la BIU et le FNUAP redonnent espoir Ă  une jeunesse souvent en quĂȘte d’opportunitĂ©s concrĂštes. À travers ces parcours dĂ©jĂ  prometteurs, c’est toute une gĂ©nĂ©ration qui se remet en mouvement — avec, en ligne de mire, l’autonomie, la dignitĂ© et la crĂ©ation de richesse au Burundi.
6 Oct 2025
🇧🇼#Burundi #BIU🎓 et #FNUAPđŸ‡ș🇳 🔮🆕Quand la pratique prĂ©cĂšde la thĂ©orie Jour J! C'est parti! DĂ©but ce lundi 6 octobre d'une formation au profit de 107 jeunes du secondaire non universitaires. Des jeunes sĂ©lectionnĂ©s parmi 1043 postulants. Quel engouement! Une formation sur le tas: 6 mois dans 17 entreprises (mentors) triĂ©s sur le volet parmi une quarantaine de sociĂ©tĂ©s soumissionnaires, dans le cadre d'un partenariat entre @BIUBurundi et @UNFPABurundi. AprĂšs l'apprentissage pratique dans les entreprises d'accueil, les heureux apprentis suivront des cours thĂ©oriques, cette fois-ci dans les enceintes de Bujumbura International University (BIU) sur l'entrepreneuriat , notamment la crĂ©ation d'entreprise. Un cours aussi sur la responsabilitĂ© familiale et citoyenne. 🔮Plus intĂ©ressant encore! Au bout des 6 mois, ils n’auront pas seulement un certificat. En effet, les meilleurs seront accompagnĂ©s techniquement et financiĂšrement pour dĂ©marrer leurs entreprises ou leurs ateliers et bĂ©nĂ©ficieront de services de conseil pendant au moins 2 ans. Ce vendredi 3 octobre, les deux partenaires dans le projets tenaient une sĂ©ance d'orientation dans les enceintes de BIU, en prĂ©sence de quelques invitĂ©s comme l'@UNICEF_Burundi et autres. Que ce soit l’Ambassadeur @LMfumukeko , le PrĂ©sident de BIU ou le ReprĂ©sentant RĂ©sident de #UNFPA-Burundi @jelidje , les deux autoritĂ©s ont insistĂ© sur sur l'application qui doit caractĂ©riser tout apprenti tout le long de la formation . 🔮Attention sexualitĂ© ! Une ligne rouge! Le #FNUAP insiste et avertit: TolĂ©rance zĂ©ro dans le systĂšme des Nations Unies Ă  tout fait ou geste -mĂȘme un soupçon- assimilable Ă  l'exploitation, au harcĂšlement ou autres abus sexuels. De son cĂŽtĂ©, l'Amb.@LMfumukeko lance un appel Ă  d'autres partenaires Ă  emboiter le pas au #FNUAP-Burundi pour soutenir et pĂ©renniser ce projet consistant Ă  redonner espoir aux jeunes n'ayant pas pu avoir accĂšs Ă  l'alma mater. Il est important de signaler qu'Ă  part la formation acadĂ©mique, BIU offre aussi un accompagnement Ă  ses Ă©tudiants qui crĂ©ent leurs propres entreprises.
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INFORMATISATION: ENCORE DES RATÉS AprĂšs les ratĂ©s en transports et en santĂ©, c'est maintenant en justice que le gouvernement de la CAQ Ă©choue Ă  livrer la modernisation des systĂšmes informatiques. Lexius, le projet d'informatisation de la justice, accuse d'importants retards. SIFARH, DSN, SAGIR, SAAQclic et maintenant Lexius, la liste des fiascos s'allonge tout comme la facture que les QuĂ©bĂ©cois doivent payer. Entre autres problĂšmes, le projet informatique en justice aurait Ă©tĂ© saucissonnĂ© en une multitude de petits contrats, ce qui nuit Ă  la transparence sur les coĂ»ts. Manque de transparence, manque d'expertise, tout ça malgrĂ© la crĂ©ation d'un ministĂšre entier par le gouvernement de la CAQ. Bref, ce gouvernement de la CAQ ne semble pas avoir tirĂ© de leçons de la commission Gallant sur le scandale SAAQclic. Sinon que d’exclure l’ancien ministre Gilles BĂ©langer pour avoir tirĂ© la sonnette d’alarme sur une «dĂ©rive budgĂ©taire suicidaire» et sur les risques auxquels sont exposĂ©es les donnĂ©es informatiques des QuĂ©bĂ©cois. On se rappelle pourtant que la CAQ a promis en 2018 de faire le mĂ©nage des contrats informatiques, un de ses principaux thĂšmes Ă©lectoraux. Encore la CAQ qui dit une chose et fait son contraire. EspĂ©rons qu'un audit du projet informatique en justice sera effectuĂ©. Ce qui est clair en tout cas aujourd’hui: SAAQclic n'a pas Ă©tĂ© un Ă©vĂ©nement isolĂ© et les prochains mois et annĂ©es pourraient nous rĂ©vĂ©ler l'ampleur de la mauvaise gestion du gouvernement de la CAQ.
C’est au tour du virage numĂ©rique de la justice de soulever de inquiĂ©tudes, aprĂšs SAAQclic et les projets informatiques en santĂ©. Le ministĂšre de la CybersĂ©curitĂ© et du NumĂ©rique envisage un audit de ce « mĂ©gaprojet » d’au moins 500 millions $. ici.radio-canada.ca/nouvelle

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Replying to @GabrielAttal
AllĂŽ Attal ? Les gains de productivitĂ© ont explosĂ© depuis les 90ÂŽs (informatisation, robotisation, dĂ©matĂ©rialisation) mais les salaires stagnent, le pouvoir d’achat a chutĂ©. À qui profite les gains de productivitĂ© ? Le reste c’est de la roupie de sansonnet. đŸ‡«đŸ‡·âœïžâ˜ȘïžâœĄïžâœŠ
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#WATCH | Bengaluru: Speaking at the Tri-Service seminar 'Ran Samwad', Indian Army Chief General Upendra Dwivedi says, "The MDO battlespace is defined by the six Ds or the deltas. It has three trends: dispersion, as forces spread across geography, denying concentrated targets; democratisation of domains, as capabilities once exclusive are now wielded by all, including proxies; and diffusion, as no single domain determines the outcome. The three Ds generate three imperatives: diversification of assets, delegation of command, and ensuring distributed response. Some call it a 'mosaic response.' The six Ds tell us one thing clearly: fragmented responses will not work hereafter. That’s precisely why I offer three thoughts for this seminar to carry and debate upon. First is to move from domain silos to domain fusion. Multi-domain orchestration is a 6-step progressive arc: from domain purity, where each service guards its domain absolutely, through domain coordination, then domain synchronisation, followed by domain jointness, where we first begin to act as one, then domain integration, and finally domain fusion, where the seams disappear entirely..." He adds, "...Operation Sindoor was India's most powerful proof of progression towards domain jointness. But we need to achieve domain integration and fusion. What the MDO environment demands is an integrated military approach and a whole-of-nation approach across all domains, including multi-stakeholders beyond the six domains which we talk about today. Second is the power of the 'Three Is.' What makes domain fusion operationally real are the three Is: Integration, Informatisation, and Intelligentization—and of course, application through empowered cognition. Technology is the common thread binding all three. Integrating the data and the network, converting it into a decision advantage, and then translating it into a coherent fighting architecture. But this must always be technology-enabled, not technology-led. Therefore, the kill chain and the web kill chain must join hands to make it a 'smart kill chain,' as the human must remain in the loop, exercising judgment. Recognising this, the Indian Army declared 2024 and 2025 as years of technology absorption and has now declared the years 2026 and 2027 as years of networking and data-centricity. The third thought: with domain fusion and the three Is as the enablers, advantage shifts to those who command technology, not merely operate it. So commanders must evolve into techno-commanders to deliver effects across domains. Technology absorption must become a command culture and must be driven from the top. So I'm sure the discussion in this Chanakya Samvad will help us to achieve the desired end state of building a force that does not know where one domain ends and another begins."
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Immagine... y a un retard flagrant de l informatisation et c est voulu. C est pour garder le plus grand nombre de poste gouvernementaux, possible.
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Replying to @philmetz59
Moi, ce qui me gĂȘne c’est l’incroyable dĂ©shumanisation des rapports sociaux gĂ©nĂ©rĂ©e par une informatisation de la sociĂ©tĂ© certes inĂ©luctable mais dont les consĂ©quences n’ont jamais Ă©tĂ© pensĂ©es par le politique. Et on peut craindre que cela ne soit rien au regarde l’irruption de l’IA dans notre quotidien.
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Dans un contexte oĂč les attentes autour de la protection sociale en HaĂŻti sont plus fortes que jamais, l’installation de la nouvelle Directrice GĂ©nĂ©rale de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA) marque un tournant dĂ©cisif porteur d’espoir et de renouveau. DĂšs sa prise de fonction, la nouvelle dirigeante a su imposer une vision claire, ambitieuse et profondĂ©ment ancrĂ©e dans les rĂ©alitĂ©s sociales du pays. Investie de la confiance du Premier ministre Alix Didier Fils-AimĂ©, elle affiche une dĂ©termination sans Ă©quivoque Ă  transformer l’ONA en une institution moderne, crĂ©dible et rĂ©solument tournĂ©e vers les citoyens.Son discours, Ă  la fois structurĂ© et inspirant, s’articule autour de trois piliers fondamentaux : la transparence, l’efficacitĂ© et l’inclusion sociale. Trois engagements forts qui traduisent une volontĂ© ferme de rompre avec les pratiques du passĂ© et d’instaurer une gouvernance exemplaire. L’annonce d’un audit complet dĂšs les premiers jours envoie un signal clair : l’ùre de l’opacitĂ© est rĂ©volue. Mais au-delĂ  des mots, c’est une vĂ©ritable feuille de route stratĂ©gique qui se dessine. Informatisation de l’administration, sĂ©curisation des fonds de pension, amĂ©lioration des services aux assurĂ©s, rĂ©duction des dĂ©lais de traitement : autant de mesures concrĂštes qui tĂ©moignent d’un leadership pragmatique et orientĂ© vers les rĂ©sultats.ParticuliĂšrement remarquable est l’accent mis sur l’inclusion sociale. La Directrice GĂ©nĂ©rale entend Ă©largir l’accĂšs Ă  la protection sociale Ă  toutes les couches de la population, y compris les travailleurs du secteur informel, longtemps marginalisĂ©s. Son engagement en faveur des femmes, des jeunes professionnels et des forces de l’ordre, notamment Ă  travers le renforcement du programme ONA POLIS, illustre une approche humaine et Ă©quitable de la gouvernance sociale.L’un des projets les plus novateurs demeure sans conteste l’ambition de doter chaque travailleur haĂŻtien d’une carte de sĂ©curitĂ© sociale. Une vision audacieuse, rĂ©sumĂ©e avec force par cette formule : « Une carte, une identitĂ©, une garantie sociale ». Une initiative qui pourrait, Ă  terme, redĂ©finir en profondeur le systĂšme de protection sociale en HaĂŻti. Les 100 premiers jours annoncĂ©s comme dĂ©cisifs traduisent une volontĂ© d’agir vite et bien, en posant les bases d’une transformation durable. Cette approche mĂ©thodique, combinĂ©e Ă  une ouverture au dialogue et Ă  la collaboration avec les partenaires techniques et financiers, renforce la crĂ©dibilitĂ© de cette nouvelle administration.En somme, cette prise de fonction ne se limite pas Ă  un simple changement de leadership. Elle incarne une nouvelle dynamique, une promesse de rĂ©forme et une opportunitĂ© rĂ©elle de restaurer la confiance entre l’institution et les citoyens.À travers cette vision ambitieuse et inclusive, la nouvelle Directrice GĂ©nĂ©rale de l’ONA s’impose dĂ©jĂ  comme une figure de renouveau, dĂ©terminĂ©e Ă  faire de l’institution un pilier solide de la dignitĂ© et de la sĂ©curitĂ© sociale en HaĂŻti
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Replying to @Capitaine
1ere fois ? Révolution industrielle révolution vertes Informatisation Transports.... Autant d évolution qui ont fait disparaßtre des emplois et activités au cours des siÚcles.
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Replying to @BastionMediaFR
Comment faisait-on avant : et il n'y avait pas plus de problÚmes. L' informatisation obligatoire et à outrance est un fléau selon moi. Qu' elle serve l' humain, oui, mais qu'elle rende chaque humain dépendant, on commence à peine à en voir les effets dévastateurs. Réfléchissons.
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Buvez un grand verre d’eau, allez toucher de l’herbet ou respirer de l’air frais. Aucune rĂ©volution technologique (informatisation, internet) n’a menĂ© Ă  des destructions d’emplois qui n’ont pas eu de remplacements. Et toutes les rĂ©volutions technologiques ont augmentĂ© le pouvoir
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Phase 3 : mi-90' - informatisation DOS! - étonnant! Remarquable! On gagne du temps. Mais les conclusions s'allongent et on bouffe du papier - arrivée du fax - remarquable! Début de réception des conclusions la veille de l'audience sur des pages enroulées. Stress! 3/-
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