« Pas seulement fermer les yeux, rendre un monstre, un criminel contre l'humanité fréquentable. »
- Pédocriminalité Suisse. Partie 3 : L'Affaire Epstein »
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Réquisitoire structuré et documenté contre la Confédération helvétique pour son rôle de facilitatrice objective du réseau de Jeffrey Epstein en Europe, après sa condamnation de 2008 en Floride pour infractions sexuelles sur mineurs.
- Thèse centrale et inscription dans une enquête plus large
- La Suisse, et non Paris ou Londres, aurait constitué la base opérationnelle européenne du réseau Epstein, en lui fournissant comptes bancaires, lieux de transit, formation, prestige social et inertie réglementaire.
- Cette facilitation s'inscrit dans une continuité avec les parties précédentes de l'enquête : présence d'au moins 6 pédocriminels aggravés au sein de la RTS (Radio Télévision Suisse), du receleur d'images pédopornographiques au violeur multirécidiviste occupant des fonctions de direction, et surreprésentation alléguée des pédocriminels suisses dans le tourisme sexuel international (huit fois plus que les Allemands selon les données présentées).
- Le négationnisme structurel (« c'est un hasard statistique », « fait statistique dans les grandes organisations ») est assimilé à celui qui a longtemps nié l'existence du crime organisé aux États-Unis sous J. Edgar Hoover.
Infrastructure bancaire : comptes, services et respectabilité post-condamnation
- Trois comptes Epstein identifiés chez HSBC Private Bank Suisse dans un rapport d'activité suspect rendu public par JP Morgan, maintenus après 2008.
- Relation professionnelle et personnelle intense, documentée de 2013 à 2019, entre Epstein et Ariane de Rothschild, dirigeante de la banque Edmond de Rothschild : conseils informels déclarés dans des courriels, réunions stratégiques, introductions, et projet de rémunération de 25 000 000 dollars via Southern Trust pour des questions juridiques et stratégiques pendantes.
- Services bancaires premium fournis à Ghislaine Maxwell par UBS (Union des Banques Suisses) : gestion de flux jusqu'à 19 000 000 dollars, avec mouvements de fonds après l'arrestation d'Epstein en juillet 2019, alors que Maxwell était déjà au cœur du dossier de conspiration pour abus sexuels sur mineurs.
- Sanctions répétées de la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) pour manquements graves aux obligations de diligence, de documentation et de communication au MROS (Money Laundering Reporting Office Switzerland - Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent) chez Rothschild Bank et HSBC Private Bank Suisse, confirmant un contexte systémique de défaillances.
Infrastructure territoriale et logistique : lieux de transit, formation et contrôle
- Genève et son aérogare comme plaque tournante des déplacements (vols Paris-Genève-Shannon récurrents dès 1996 dans les flight logs).
- Zurich comme point d'approvisionnement en « assistantes » (terme codé dans le réseau pour désigner des jeunes femmes exploitées à des fins de prostitution), avec courriels de 2016 mentionnant de nouvelles personnes à Zurich non encore à New York ou Paris.
- Verbier et Montreux comme espaces de séjour privilégiés ; inscription de Karina Chouak à l'Institut Villa Pierrefeu à Glion-Montreux pour une formation de 6 semaines (leadership, housekeeping, butler et estate management), coût total de 34 510 francs suisses payé par virement de LSJ LLC (entité liée à Epstein) sous recommandation d'Ariane de Rothschild.
- Conseil explicite donné à la proche d'Epstein, après l'arrestation de juillet 2019, de rester sur place en Suisse pour bénéficier de l'environnement de respectabilité.
Infrastructure réglementaire et du silence : défaut de vigilance et absence d'action
- Défaut systématique de KYC (Know Your Customer - connaissance du client), de clarification de l'origine des fonds et de signalement malgré les signaux d'alerte patents (condamnation publique de 2008, paiements à des jeunes femmes, relations avec des entités déjà sanctionnées par le Department of Justice américain dans le Swiss Bank Program de 2015).
- Aucune enquête fédérale suisse, aucune perquisition chez Edmond de Rothschild Suisse, aucune production de dossiers KYC ou de revues de réputation concernant Epstein, Maxwell, Karina Chouak ou les entités LSJ LLC, Southern Trust et affiliées, alors que la France a ouvert des procédures et perquisitionné les bureaux parisiens d'une banque suisse.
- Absence de coopération active avec les autorités américaines, françaises et luxembourgeoises, malgré les pièces publiques disponibles (fichiers Epstein, courriels, flight logs, rapports DOJ et décisions FINMA de 2024-2025).
Qualification juridique et faisceau probatoire
- La Suisse a fourni argent liquide, secret bancaire, mobilité européenne, statut social et silence institutionnel, rendant l'entreprise Epstein plus durable, plus opaque et socialement présentable.
- Qualification comme facilitatrice de fait (aiding and abetting) d'un crime contre l'humanité (traite et viol d'enfants à grande échelle), fondant potentiellement des demandes de réparations par les victimes devant la Cour européenne des droits de l'homme.
- Liste exhaustive des infractions potentiellement constituées en droit suisse et jamais retenues : participation et complicité (Code pénal articles 11, 24, 25, 102), traite d'êtres humains et exploitation sexuelle (articles 182, 195, 187, 188, 196, 197), blanchiment et défaut de diligence (articles 305 bis, 305 ter, Loi sur le blanchiment d'argent articles 6 à 10 et 37), gestion déloyale et faux dans les titres (articles 158, 162), soutien à organisation criminelle (article 260 ter), corruption d'agents publics étrangers (article 322).
- Entités et personnes qui auraient dû être mises sous enquête : UBS, HSBC Private Bank Suisse, Edmond de Rothschild et Ariane de Rothschild, organes de compliance et de risque, logisticiens (hôtels, instituts, agences de voyage, handlers aéroportuaires à Genève et Zurich), et autorités de surveillance (FINMA, Office fédéral de la justice).
Revendications concrètes pour les victimes et la clarification
- Production immédiate de tous les dossiers KYC complets, formulaires A, revues de réputation, signalements MROS et décisions de non-signalement concernant Epstein, Maxwell, Karina Chouak, LSJ LLC, Southern Trust, The Butterfly Trust et entités affiliées.
- Gel des avoirs, perquisitions ciblées chez les banques et intermédiaires concernés, traçage des flux et des prestations logistiques (hôtels, formation, visas, jets privés).
- Ouverture d'une enquête fédérale indépendante et d'une commission parlementaire sur l'inaction des autorités suisses.
- Création d'un fonds de réparation financé par les institutions suisses ayant fourni services ou tiré profit des relations avec le réseau.
- Coopération active et publication des correspondances avec les autorités américaines, françaises et luxembourgeoises.
La vidéo de
@idrissaberkane insiste sur le fait que le silence et l'absence de réaction proportionnée après 2008, après les révélations de 2018-2019 et les publications massives de 2025-2026, ne relèvent pas de l'accident isolé mais d'une structure autorisée, surveillée et bénéficiaire qui a multiplié la puissance du réseau.
Les victimes sont invitées à s'appuyer sur le faisceau de pièces publiques mises à sa disposition pour exiger comptes et réparations.