Co-founder at Wandercraft, most advanced robotics to help people do what they can’t do otherwise. Exoskeletons and humanoids.

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At their Strategy Day, @renaultgroup showed @wandercraftai 's Calvin humanoid in production conditions- and announced a first deployment of 350 humanoids in their factories. This is literally the moment when 🇪🇺 and 🇫🇷 are taking up the #humanoid #robots challenge.
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Jean-Louis Constanza retweeted
Bon, j’ai lu beaucoup trop de bêtises sur Mistral, la crise IA géopolitique et les enjeux cruciaux du moment. Il faut rétablir des vérités ignorées par 99 % des commentateurs. Le moment Fable 5 est important pour 3 raisons : 1.Celle que tout le monde a captée : ça montre que sans IA de frontière sur laquelle elles ont la main, les nations sont à poil. Et que les États-Unis n’en ont rien à faire de l’Europe. L’Occident est un mythe géopolitique. In fine c’est America First. Si rien n’est fait, l’histoire du monde ce sera USA vs Chine et le reste en spectateur au mieux, vassal au pire. 2.Celle que les gens captent moins : nous sommes arrivés à un niveau où les IA les plus avancées peuvent trouver des failles de cybersécurité inconnues. Elles sont donc d’ores et déjà des armes géopolitiques qui déterminent qui est puissant et qui est à poil. On ne parle pas d’un futur hypothétique avec des terminators autonomes, on parle d’un présent où nos concurrents géopolitiques peuvent trouver des accès à tous nos systèmes informatiques, et donc potentiellement à tous nos secrets, et désactiver toutes nos défenses. 3.Nous sommes potentiellement à l’aube de l’auto-récursivité, c’est-à-dire le moment où l’IA permet de créer le modèle d’IA suivant et ainsi de suite. Conséquence : un écart technologique de quelques mois se met à représenter des années voire des décennies en termes de puissance et de capacités. La qualité exceptionnelle des derniers modèles d’Anthropic laisse penser que la phase d’accélération a peut-être déjà commencé. Pourquoi nous ne sommes pas foutus : 1.Les non-spécialistes ignorent sans doute qu’est sorti hier un modèle open weight chinois, GLM-5.2, qui semble être du niveau de Fable. Or si Anthropic fait grosso modo 40 fois la taille de Mistral, ce qui est super décourageant sur le papier, GLM ne fait que deux fois la taille de Mistral. 2.GLM-5 est probablement le fruit de 70 MW de compute, là où Mistral est à 44 MW, mais en progression rapide. Les deux sociétés ont le même ordre de grandeur de techos de très haut niveau. Dans les centaines. 3.Nous ne sommes donc pas si loin de la frontière en termes de potentiel ! Il faut noter que Mistral est la seule entité européenne qui a l’argent, les talents et les centres de calcul pour ne pas être totalement larguée. Je comprends bien ceux qui disent qu’ils veulent un projet pan-européen, qu’il faut plusieurs acteurs différents, que c’est toujours dangereux la politique du champion unique. Mais en gros, on n’a plus le temps. Fallait se poser la question dans les années 2000 quand on a décidé qu’on allait lâcher tout notre système numérique aux GAFAM. Les politiciens se réveillent 25 ans trop tard sur les questions de souveraineté numérique. Pourquoi les modèles Mistral ne sont pas à la frontière attendue, si leur potentiel n’est pas si degueu ? 1.Mistral a initialement fait le pari de faire des modèles plus petits, plus spécialisés, tournant en local pour les grandes entreprises européennes qui ne veulent pas filer leurs data aux Américains. Stratégie initiale logique quand on voit à quel point personne en Europe ne s’est jamais battu sérieusement contre les GAFAM. Stratégie des interstices donc. 2.Sauf qu’entre-temps l’agentique est arrivé, qui permet aux IA de faire de longs travaux en autonomie. C’est grâce à l’agentique que l’on peut faire des armes cyber redoutables, grâce à l’agentique que l’on peut créer des chercheurs en IA auto-améliorants. Mistral a donc ajouté cette corde à son arc, tout en continuant à engranger des sous sur le marché biz souverain. Mais beaucoup de retard a été accumulé. 3.Aujourd’hui ce qu’il manque à Mistral, et qui fait que les Chinois à moyens similaires sont devant, ce n’est que partiellement du calcul supplémentaire, mais surtout plus de talents spécialisés en agentique, plus de data de qualité et plus de boucles de feedback en données réelles. Bonne nouvelle, on peut régler tout ça facilement : 1. Plus de talents agentiques, faut aller les débaucher. Et si on ne veut pas qu’ils soient débauchés très loin, mais qu’ils rejoignent l’équipe cœur à Paris, c’est facile : on crée un régime social d’exception pour les chercheurs et ingénieurs en IA et robotique qui plafonne les cotisations sociales au-delà de 150k de salaire. Comme ça, embaucher un talent à Paris ne coûte pas deux fois le prix américain. 2. Plus de data, il faut que la France donne toute la data de qualité dont regorgent ses administrations. Data santé, data cyber, etc. Pour garder la confidentialité, il faut anonymiser. Il faut que seul l’entraînement ait accès aux données. Et pour que ce soit légal dans un cadre européen, il faut réserver l’accès à ces données aux seules entreprises européennes disposant d’une certaine puissance de calcul et capacité de sécurisation, et l’interdire aux entreprises non européennes. 3. Plus de feedback de données en conditions réelles : on fait passer l’intégralité des administrations françaises sur Mistral. Oui c’est moins bien que Claude au début, mais en même temps on n’a pas envie que les données des Français soient aux US, et ce n’est pas comme si les administrations françaises allaient perdre des parts de marché si elles étaient temporairement moins performantes. C’est d’ailleurs comme ça qu’a fait la Chine : pendant des années, avant que leurs systèmes s’améliorent, leurs administrations tournaient sur des logiciels locaux sous-optimaux. Donc on récapitule : Si la France n’a pas rapidement d’IA de frontière, elle est cuite pour ce siècle. Elle n’est pas si en retard que certains voudraient le faire croire, par volonté de décourager ou par simple réflexe d’auto-flagellation bien gaulois. On peut se mettre au niveau avec quelques mesures simples, juridiquement peu compliquées et qui ont fait leurs preuves ailleurs. Faut arrêter de pleurer et se bouger maintenant.
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Anthropic "- How can I help you ?" Sleepy Europe "- You just did. Thanks for the wake up call."
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Jean-Louis Constanza retweeted
🤖 Il n'a pas de tête mais possède deux bras et deux jambes qui lui permettent de porter deux pneus à la fois sans jamais se fatiguer... @fantson a rencontré Calvin, un robot humanoïde en test à l'usine Renault de Douai.
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Jean-Louis Constanza retweeted
🦿🤖 Un exosquelette bientôt dans la rue. Jean-Louis Constanza (Wandercraft) annonce l’arrivée imminente d’EVE, un exosquelette personnel destiné aux personnes atteintes de lésions de la moelle épinière. Déjà remboursé par Medicare aux États-Unis avant même sa commercialisation, le dispositif pourrait transformer la rééducation… et l’autonomie au quotidien. 🎧👉 youtu.be/Fq1gZ9DWwWc
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Jean-Louis Constanza retweeted
🏭🤖 Un robot humanoïde capable de porter 40 kg pendant 8 heures. Jean-Louis Constanza (Wandercraft) raconte comment le robot Calvin a été développé en seulement 40 jours pour Renault afin d’automatiser les tâches les plus pénibles en usine. 🎧👉 youtu.be/Fq1gZ9DWwWc
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Sorry @Unitree but we @WandercraftHQ already made it 2 years ago (8x less expensive) 😜🇫🇷
Unitree Unveils: GD01, A Manned Transformable Mecha, from $650,000 👏 The world's first production-ready manned mecha. It can transform. It's a civilian vehicle. It weighs ~500kg with you inside. Please everyone be sure to use the robot in a Friendly and Safe manner.
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Merci beaucoup @JeromeColombain pour cette longue interview…
🤖 « La robotique, c’est le dernier train européen. » Dans ce nouvel épisode d’INNOVATEURS, je reçois Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, la startup française qui développe des exosquelettes médicaux et des robots humanoïdes industriels déjà utilisés dans les usines Renault. 🎧👉 audmns.com/IiIQqCo
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Jean-Louis Constanza retweeted
I don’t know how good this new 12 million context system is, or if it’s hype or whatever, but I think it definitely shows a point I’ve been making since 2023. We really suck at everything. - The chips are primitive - The research and training and inference systems are primitive - Our RL approaches are primitive - We’ve barely started building harnesses Everything we’re doing is massively inefficient right now. And there are thousands of vectors for improvement. And many of them are multiplicative. Most people think we’re at like 88% of AI’s capabilities, and we’re pushing to hit 92% or eventually 97% or something. Nah. This is us at .0003% Everything we have is Punch Card AI. And as the AI gets better it will reveal that it’s similar for our understanding of medicine, physics, chemistry, etc. This barely even day 0. This is pre-history.
Introducing SubQ - a major breakthrough in LLM intelligence. It is the first model built on a fully sub-quadratic sparse-attention architecture (SSA), And the first frontier model with a 12 million token context window which is: - 52x faster than FlashAttention at 1MM tokens - Less than 5% the cost of Opus Transformer-based LLMs waste compute by processing every possible relationship between words (standard attention). Only a small fraction actually matter. @subquadratic finds and focuses only on the ones that do. That's nearly 1,000x less compute and a new way for LLMs to scale.
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Jean-Louis Constanza retweeted
💯. From my experience: 1. the tail of problems in robotics is extremely long and fat 2. We don’t yet have models capable of solving most tasks with 99.9* SRs. While action chunking is THE innovation that has fueled this recent robotics explosion, we are due for another similar breakthrough 3. Robot FMs are not yet great at compositionality of motions (can’t combine motion A and B in a contextual way) 4. Robot hardware is not mature enough yet (when you pick up a box off the ground imagine the sensations you experience. The box digging into your knees, your nails trying to get underneath the box). The sensors for this kind of manipulation do not exist. Collecting this kind of data is a nightmare - the teleoperator cannot feel what the robot feels so collection is slow and imprecise 5. No one knows what kind of data is helpful for robotics (no one knew that for LLMs, but we used what we had). Such “free data” doesn’t exist for robots 6. Each deployment is different and due to lack of compositionality, data collection and model training often needs to start from scratch for every deployment
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Tesla / SpaceX want to make their own GPU - and @EU_Commission ? No real effort to develop processors in EUR ? Why ? How ? Isn’t it a huge shame ? @HennaVirkkunen ??
SpaceX veut fabriquer ses propres GPU "On ne s'improvise pas fabricant de GPU. Nvidia n'est pas leader par hasard, ils ont les meilleurs ingénieurs… Il y a chez Musk un rêve d'échapper à la dépendance à Nvidia, mais ça va prendre des années" 💬@sanzdidier 🎙️@Fsorel
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Jean-Louis Constanza retweeted
Be Arthur Mensch: > Born in a suburb of Paris > Third-generation computer scientist > Study at École Polytechnique > Goes deep into AI in 2015 > Join Google DeepMind in 2020 > Works on research showing LLMs can be much cheaper to build > Quit DeepMind in 2023 to build @MistralAI > Decide to build in France 🇫🇷, not Silicon Valley > Raise $115M seed (largest in Europe at the time) > Launch fast, efficient open-weight models > Prove you can rival OpenAI at a fraction of the cost > Launch “Le Chat” and hits 1M downloads in 7 weeks > Reality hits as OpenAI Anthropic raise $200B > Revenue under $50m in 2024 > Fall behind on benchmarks > Ecosystem writes you off > Pivot and adopt Palantir playbook > Send forward-deployed engineers into clients > Embed teams inside HSBC > Automate workflows for 200k employees > Surpass $400m ARR > Potentially partner up with SpaceX? Absolute GOAT. Amazing peice on him and the team written by @_IainMartin of @Forbes which I'll link below
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Merci d’être venu voir nos robots et la révolution en marche @CBeaune et l’équipe de @StrategiePlan ! Oui, c’est le moment de faire de la France un champion de la robotique, la plus grande industrie de ce siècle. Nous @WandercraftHQ allons faire le max pour contribuer !
Je vous présente Atalante X, un exosquelette de l’entreprise @WandercraftHQ, fleuron français et européen de la robotique 🚀🇫🇷 La robotique et l’#IA vont transformer notre société - comme ici, en aidant à remarcher. @StrategiePlan est pleinement mobilisé pour anticiper cette révolution et faire de la France un acteur clé ! À suivre… @jlconstanza
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I love Cowork. As said elsewhere, it's like a not too smart and not too logical junior coworker in hyperdrive... Currently automating all my recurring tasks of the last 5 years
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Wow. Si l’avenir économique et industriel de la France vous intéresse un tant soit peu, lisez ce post. Tout y est. Et nous avons tous les atouts, sauf pour le moment, l’ambition et la volonté… On va y arriver, mais le plus tôt serait le mieux.
SAUVER LA FRANCE ET L'EUROPE EN FAISANT LE SEUL PARI QUI VAILLE (série banane rouge) I. COMME BONAPARTE : CONCENTRER LES FORCES, PAS LES DILUER Dans le discours politico-industriel d'aujourd'hui, on entend surtout une longue litanie des faiblesses françaises et une longue liste de réformes pour essayer de les corriger. Tentation classique mais mortifère de vouloir corriger les nombreuses erreurs du passé. C'est une erreur stratégique fatale. Nous sommes en pleine troisième révolution industrielle IA/robotique. Toutes les cartes de la puissance et de la prospérité mondiale sont en train d'être rebattues. Il n'est plus temps de consacrer notre énergie à autre chose. Quand j'entends le discours actuel, j'ai l'impression d'un mauvais remake du plan Becquey de 1821 où au moment où la Grande Bretagne allait se couvrir de rails de chemin de fer, la France de Louis XVIII misait tout sur la construction de canaux. Heureusement Napoléon III vint corriger la trajectoire, mais les 20 ans de retard pris nous plombèrent pendant tout le XIXe siècle. Une révolution industrielle récompense la concentration. Un territoire, une brique décisive, un effet de gravité qui aspire capital et talent. Manchester et le textile, Detroit et l'automobile, la Silicon Valley et le logiciel, Shenzhen et l'électronique. On ne devient pas riche et puissant avec des stratégies diversifiées. Ça c'est un truc de gens qui veulent maximiser leur stabilité au prix d'une lente décadence. Une stratégie européenne quoi. Aucun des grands hubs mondiaux n'a émergé d'une stratégie diversifiée : tous ont fait le pari de la bonne brique au bon moment. Et la bonne brique pour la France est unique, évidente. Une seule brique où la France a des avantages structurels, une seule brique où la demande double tous les six à douze mois, une seule brique qui détermine le futur des nations. Sans IA souveraine, la France et l'Europe deviennent durablement des vassaux de l'Amérique ou de la Chine pour leur défense, leur recherche, leur santé, leur administration régalienne, leur industrie et jusqu'à leur indépendance cognitive. L'IA n'est pas une option parmi d'autres. C'est la brique qui détermine si un pays reste souverain et prospère dans la décennie qui vient. II. IL EXISTE UNE STRATÉGIE GAGNANTE POUR LA FRANCE La France détient cinq actifs technologiques clés rares en Europe. 1. Parc nucléaire donnant l'électricité industrielle parmi les moins chères et les plus décarbonées du continent. 92,3 TWh exportés nets en 2025, 373 TWh nucléaires, mix à 95 % bas carbone. Programme EPR2 engagé pour six réacteurs. 2. Écosystème IA réel autour de Mistral, seul laboratoire européen de frontière, valorisé près de 14 milliards de dollars. Complété par H Company, LightOn, Pleias, HuggingFace, AMI (levée d'1 milliard en seed par LeCun), etc. 3. Deuxième rang mondial en quantique derrière les États-Unis, avec Pasqal, Quandela, Alice & Bob, C12, Quobly. Seul pays au monde à couvrir cinq approches physiques en parallèle. 4. Première référence industrielle européenne en robotique humanoïde opérationnelle avec le déploiement en usine des robots Wandercraft, qui détiennent des records en capacité de portage (40kg à bout de bras, versus 15kg pour Unitree, ce qui en fait un vrai outil pertinent en usine). 5. BITD complète autour de Dassault, Thales, MBDA, Safran, Naval Group, Ariane 6. Base défense-spatial autonome que seul le Royaume-Uni approche en Europe. La France souffre de quatre fragilités qui neutralisent ces atouts. 1. Industrie manufacturière rachitique à 10,4 % du PIB contre 19,7 % en Allemagne. 2. Profondeur capitalistique d'un ordre de grandeur sous les États-Unis, inférieure au Royaume-Uni sur le venture late-stage. Scale-ups qui basculent à Wall Street au stade commercial. 3. Souveraineté sur les intrants critiques quasi nulle hors Crolles et Soitec. 4. Déficit à 5,1 % du PIB en 2025, dette à 115,6 %. Marges de manœuvre financières très contraintes. III. LA BANANE ROUGE, SEUL HUB IA-ROBOTIQUE INTÉGRÉ POSSIBLE EN EUROPE La banane rouge, corridor Marseille-Lyon-Paris-Le Havre adossé au nucléaire, ne doit pas essayer de singer la banane bleue deux siècles trop tard. Elle doit être pensée comme ossature d'un hub IA-robotique verticalement intégré. Un tel hub superpose cinq couches qui doivent être coprésentes sur le même territoire : 1. énergie pilotable (parc nucléaire) 2. silicium (fab ASIC et packaging avancé) 3. compute (gigaclusters) 4. modèle (Mistral, H Company, Pasqal) 5. robotique (Wandercraft, assemblage et intégration) Concentrer les couches sur l'axe crée un écosystème qu'aucun concurrent européen ne peut répliquer. Le Royaume-Uni a talent et capital mais pas d'énergie ni de fab ni de champion humanoïde. Les nordiques ont l'énergie mais ni laboratoire de frontière ni fab. L'Allemagne est en grave et durable crise énergétique. Elle a Neura Robotics, mais plus de laboratoire IA de frontière, Aleph Alpha étant en rapprochement annoncé avec le canadien Cohere en avril 2026. Les vrais concurrents sont extra-européens : Texas pour la pile compute-robotique intégrée avec Tesla Optimus et Figure à Austin, Émirats via G42 adossée à OpenAI et Nvidia avec achat massif de flottes Unitree (si la situation iranienne se calme à horizon proche), Singapour, la Chine. Les deux fenêtres compute et robotique se ferment simultanément dans la poignée d'années à venir. Sans la France dans ce rôle, l'Europe n'a de pôle ni sur l'une ni sur l'autre. Ainsi le futur économique et souverain de l'Europe repose en bonne partie sur le succès français. IV. UTILISER PROPREMENT LE LEVIER NUCLÉAIRE Nos grands-parents ont construit 56 réacteurs en quinze ans pour que la France ne dépende de personne. Nous exportons aujourd'hui leur héritage à des pays qui ont fait de mauvais choix énergétiques et qui s'en servent pour fabriquer ce que nous devrions fabriquer. La France a reçu en héritage un surplus énergétique annuel de 92 TWh qu'elle gaspille en l'exportant au lieu de le transformer. Exporter de la matière première plutôt que de la transformer en produit fini est une stratégie de pays dominé. Rediriger cette énergie vers une stratégie IA/robotique peut tout changer. Voici comment elle devrait utiliser son surplus énergétique : 1. 60 à 70 TWh sur 35 à 45 hyperscale data centers, dont deux à trois gigaclusters souverains de 300 à 500 MW dédiés par contrat d'exclusivité à Mistral, H Company, INRIA et acteurs défense, sur modèle xAI Colossus. 2. 15 à 20 TWh sur un cluster semi-conducteurs d'inférence et packaging avancé autour de Crolles et Soitec. 3. 2 à 3 TWh sur l'assemblage et l'intégration robotique industrielle. 4. Réserve 5 TWh. Thomas Veyrenc, DGA RTE, a déclaré en décembre 2025 que c'est désormais le réseau qui attend les projets, pas l'inverse. Reste à faire émerger ces projets. Même si toute l'Europe a intérêt au succès de la France, pour permettre une telle allocation, il nous faudra naviguer intelligemment dans le cadre restrictif européen. >> Sanctuariser par exemption militaire 50 à 60 TWh d'énergie nucléaire. Tirer les articles 346 TFUE et 4.2 TUE qui offrent une exemption militaire jusqu'à leur limite interprétative. La jurisprudence Insinöörit 2012 exige justification dossier par dossier mais n'interdit pas une pratique agressive. Italie et Pologne utilisent aujourd'hui cette marge plus systématiquement que la France. Il nous faut classer infrastructure essentielle de sécurité nationale l'ensemble du compute servant les fonctions régaliennes, et la robotique duale (logistique défense, sécurité intérieure, continuité opérationnelle). Qualifier Crolles-Soitec via le dual-use étendu, porter un troisième IPCEI défense microélectronique. Étendre le décret IEF à tout acteur développant plus de 10^25 FLOPs, composants sous-2nm, capacités quantiques au-delà de 100 qubits logiques, ou plateformes robotiques humanoïdes à usage dual. Le délai de la CJUE de trois à cinq ans offre une fenêtre opérationnelle pour créer des effets de cluster irréversibles. Berlin a utilisé cette tactique sur Lufthansa Covid et TenneT. >> Négocier avec l'Allemagne l'usage des 30 à 40 TWh supplémentaires. Pas le choix, il faut dealer, en laissant notamment l'Allemagne croquer. Exemple de piste : deal franco-allemand sur le silicium Crolles-Dresde avec partenariat STMicro-Infineon. En échange, Berlin ne bloque pas la qualification sécurité nationale française et accepte le Projet Important d'Intérêt Européen Commun compute-IA. Il devient ensuite possible d'élargir cet IPCEI avec Pays-Bas, Italie, Espagne, autour d'une enveloppe de 15 à 20 milliards publics et 30 à 40 privés sur sept ans. Utiliser la future présidence française du Conseil pour orienter la révision 2027 de l'AI Act vers un sandbox industriel renforcé. V. CONCENTRER LE CAPITAL, LE TALENT ET LES INVESTISSEMENTS EUROPÉENS La banane rouge est un projet qui est au bénéfice de toute l'Europe, et qui nécessite le concours de toute l'Europe. Trop souvent les politiques français pensent principalement à comment mobiliser les assurances-vie françaises, ou comment former plus d'étudiants français aux métiers de l'IA, oubliant que les pays qui réussissent ne comptent pas que sur leurs propres forces mais créent des systèmes qui leur permettent de bénéficier de la force des autres. >> CAPITAL : capter 30 à 50 milliards sur 2026-2030. L'Europe regorge d'épargne, mais elle s'investit traditionnellement aux États-Unis. Drame pour le continent : notre argent construit l'économie d'un concurrent. Trump a dissipé l'illusion américaine. Les fonds de pension néerlandais (2 000 milliards d'actifs) et les family offices allemands et suisses (environ 1 000 milliards) cherchent désormais une alternative européenne. Un véhicule France-compute lisible, piloté par Bpifrance avec reporting et fiscalité anglo-saxonne, peut en lever 5 à 10 milliards à lui seul. À compléter par un green bond souverain dédié aux data centers nucléaires (20 à 30 milliards, taux préférentiel grâce à la taxonomie verte européenne) et un meilleur usage de la BEI et du fonds STEP, où la France sous-capte aujourd'hui son dû. >> TALENT : capter 15 000 à 25 000 ingénieurs en trois ans. Levier 1 : payer les ingénieurs à des salaires compétitifs. Un ingénieur payé 150 000 euros brut coûte 220 000 à son employeur à Paris, 170 000 à Londres, moins encore à Zurich. Pour s'aligner sur le marché mondial, l'employeur français doit débourser 30 à 40 % de plus, ce qui rend l'embauche structurellement non compétitive. Il nous faut plafonner les cotisations patronales au niveau britannique au-delà de 100 000 euros de salaire brut, pour les entreprises du périmètre IEF étendu IA-robotique-quantique. Coût budgétaire brut d'environ 500 à 700 millions par an pour 20 000 profils captés, autofinancé dès 120 000 euros de salaire par l'IR et la TVA indirecte. C'est juridiquement tenable, avec les précédents JEI et régime des impatriés. Levier 2 : capter les équipes d'ingénierie allemandes en restructuration. Bosch coupe 1 200 postes dans sa division software, VW Cariad 1 600, Mercedes MBition réduit, SAP contracte, Aleph Alpha en voie d'absorption dans Cohere. Plusieurs milliers d'ingénieurs IA appliquée, robotique et software automobile entrent sur le marché européen en 2026-2027. Pas des chercheurs de frontière type DeepMind, mais exactement la compétence qui manque à Wandercraft, Renault, Stellantis, Thales pour leurs briques robotiques et autonomes. Levier 3 : l'infrastructure elle-même. Les ingénieurs IA suivent les GPU et les grands projets. Un gigacluster de 500 MW ouvert à l'INRIA, au CNRS, à l'EPFL et à Max Planck attire mécaniquement les chercheurs européens de frontière, comme Colossus au Texas et G42 aux Émirats. >> INVESTISSEMENTS : capter les projets d'expansion étrangers. Doctrine : chaque cible attirée doit remplir un trou dans la chaîne de valeur française ou renforcer un champion en évitant de cannibaliser les acteurs français. Trois cibles qualifiées. Cible 1. Les divisions IA, software et composants de spécialité des corporates allemands, dont les nouveaux investissements R&D et greenfield ne sont pas couverts par l'Industriestrompreis. Cibles filtrées pour renforcer l'écosystème compute-robotique français : Siemens Digital Industries, Bosch Sensortec, SAP Joule, Infineon, Trumpf, Merck Materials Science. Leur offrir un package intégré (PPA nucléaire long terme, aide à l'investissement via IPCEI bilatéral, ruling fiscal à dix ans, terrain pré-aménagé avec raccordement garanti à dix-huit mois) via une task-force Bpifrance-KfW en guichet unique. Instruction en huit à douze mois maximum, modèle IDA irlandais. Cible 4 à 8 milliards de CAPEX captables. Cible 2. Les fournisseurs et spécialistes européens de l'écosystème robotique. De Didier la chaîne d’approvisionnement autour de Wandrcraft. Fournisseurs d'actionneurs et capteurs haute performance (Harmonic Drive, Maxon, Schunk, Zeiss industrial), équipes IA embarquée en restructuration allemande (Bosch XC, VW Cariad, Mercedes MBition), acteurs robotiques adjacents non humanoïdes (logistique, médical, agricole, cobots, drones). Leviers : PPA nucléaire compétitif, accès Crolles-Soitec pour composants, participation Bpifrance minoritaire, et surtout contrats de sous-traitance Wandercraft garantis via commande publique française. Logique : renforcer le champion national par son écosystème, pas par la concurrence. Cible 3. Les scale-ups européens et françaises tentés par Londres ou Nasdaq, sous réserve d'être complémentaires ou adjacentes à nos champions, pas frontalement concurrentes. Cibles d'attraction non-françaises : Helsing (IA défense, adjacent Mistral), Wayve (conduite autonome, adjacent Wandercraft), Synthesia (IA vidéo applicative), DeepL, Lovable. Cibles de rétention françaises : Contentsquare, Pigment, Doctolib, et l'ensemble des scale-ups IA françaises en approche de cotation. Créer un régime "siège de scale-up technologique" (IS à 15 % sur cinq ans, BSPCE exonérés d'IR et CSG-CRDS jusqu'à 2 millions par salarié, ruling DGFiP préalable) couplé à un quota de 2 à 5 % du compute des gigaclusters souverains réservé. Lancer en parallèle un compartiment Euronext Tech Premium aligné sur les standards Nasdaq Select, ce qui résout le blocage historique français sur les exits. CONCLUSION Soit la France a confiance en elle-même, et décide de s'appuyer sur ce qu'elle est encore, une puissance nucléaire, scientifique et industrielle qui tient dans ses mains les cinq briques du siècle à venir. Soit elle continue à essayer de limiter ses risques, saupoudrer ses moyens, tenter de corriger ses vieilles erreurs, s'imaginer en sous-Bade-Wurtemberg ou en mini-Silicon Valley, et elle sort pour très longtemps de l'Histoire, en embarquant avec elle toute l'Europe. Tout est là pour prendre notre destin en main. 92 TWh d'électricité nucléaire que nous bradons à nos voisins. Mistral, AMI, Pasqal, Wandercraft qui attendent un État qui joue enfin sa partie. 2 000 milliards de fonds de pension européens qui cherchent une alternative à Wall Street. Rien ne manque sauf la vision politique et le courage pour l'incarner. Nous sommes la nation qui à partir d'un pays dévasté, divisé et humilié par la seconde guerre mondiale est devenue en quelques années une immense puissance industrielle et technologique. - Première puissance nucléaire militaire indépendante des États-Unis et de l'URSS avec l'essai Gerboise Bleue. - Première puissance spatiale indépendante avec le plan Pierres Précieuses qui aboutit à la mise en orbite de notre propre satellite Astérix, envoyé dans l'espace avec nos propres lanceurs orbitaux. - Première puissance de nucléaire civil du monde avec le plan Messmer. - Créateurs des trains et avions les plus rapides de la planète. Il est désormais temps de déclencher le plan banane rouge.
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Jean-Louis Constanza retweeted
Same vibe🫶 This woman just stood up and walked again,with a robotic exoskeleton from French company Wandercraft. For tens of millions who can’t walk, it’s a life-changing breakthrough. Robots and humans become one, allowing humans to regain their freedom of movement.The exoskeleton learns from over 10,000 users’ movements every day:evolving, improving, becoming smarter. Now, that same tech has evolved into Calvin-40, a headless humanoid robot working in Renault’s factory, handling tires and parts boxes, etc. Born from humans, made for humans. 🫶
At the Canton Fair, a foreign woman with lower-body disabilities stood and walked on her own using a Chinese exoskeleton. Her family was moved to tears. Technology is for people, not for show.
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This is exactly right ⬇️
Terence Tao proposes what he calls a "Copernican view of intelligence". Instead of buying into the common, one-dimensional narrative that artificial intelligence will simply evolve from "subhuman" to "superhuman" and ultimately make humanity entirely redundant, Tao urges us to look at the bigger picture. Much like the Copernican revolution proved the Earth is not the center of the universe, Tao suggests we need to realize that human intelligence isn't the only, or necessarily the highest, form of intellect. Historically, we have treated other forms of storing or creating knowledge—like animals, books, and computers—as secondary. However, we actually exist within a much richer universe of intelligence. Both human intelligence and computer intelligence possess their own distinct strengths and weaknesses. The true potential lies not in viewing them as direct competitors, but rather in focusing on collaboration. By working together, humans and computers can achieve additional things that neither could accomplish on their own, requiring us to think in much wider terms than just what humans or computers can do alone.
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