Libéral de gauche. Athée mystique. Métèque républicain. Écologiste nucleairophile. Patriote universaliste... J'ai vu de la Lumière, j'suis rentré...

Joined January 2012
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La parole circule… Un Frère de ma Loge (qui se reconnaîtra puisqu'il me lit) affectionne particulièrement l'expression "la parole circule". Cette formule est utilisée par le Vénérable Maître lorsqu'il donne la parole aux membres de l'Atelier à la suite d'une planche par exemple. Pour lui, plus qu'une expression purement "formelle", elle porte en elle l'essence même de la Maçonnerie : celle d'une parole libre tout en étant ordonnée et pondérée. En effet, la Franc-Maçonnerie, grâce à ses rituels très stricts quant à la répartition de la parole, le caractère préservé des travaux, la proximité que cela crée entre ses membres, permet de libérer la parole... tout en assurant qu'elle reste fraternelle, mesurée, respectueuse. La parole libérée ne tombe pas dans la logorrhée. C'est ce paradoxe que j'aime : en Loge, on peut tout dire, ou presque. Mais entre l'équerre et le compas. La parole se libère sans devenir un torrent. Elle est canalisée. Pas de dérapage, pas de monopolisation du temps, pas d'invectives. La forme impose le fond. Le rituel canalise sans étouffer. Car "la parole circule" suppose aussi l'écoute active. Le respect de la parole de l'autre. D'où le silence de l'Apprenti : avant de parler, il faut apprendre à écouter. Faire circuler la parole, ce n'est pas une invitation aux plus bavards ou charismatiques à se l'accaparer, mais bien à chacun de laisser l'autre s'exprimer, sans hiérarchisation. C'est pour cela qu'on ne peut s'exprimer plus de trois fois sur un même sujet. C'est pour cela qu'on s'adresse toujours à l'Orient, jamais directement à celui qui vient de parler. Cette triangulation n'est pas un artifice : elle empêche le débat de se transformer en affrontement binaire, en ping-pong stérile. La parole circule... mais pas n'importe comment. Pas dans tous les sens. Elle a un sens, justement. Une direction. Un cadre. C'est toute la différence entre parole libre et parole folle. Entre démocratie et populisme. Entre échange et cacophonie. J'ai vu des débats tendus où cette discipline rituelle a permis d'éviter l'échauffement. Certes, il y a des dérapages. Je me souviens par exemple d’un Frère qui, un jour, à demander à quitter le Temple en plein débat houleux. Et c’est vrai que, parfois, cette circulation sans censure amène certains à un peu s’écouter parler… Ou à ne devoir écouter quelques tirades ennuyeuses digne du « café du commerce »…Ou des lieux communs. Sans hiérarchisation de la parole, celle de l’expert est au même noveau que celle du béotien. Mais là est aussi l’intérêt de la Maçonnerie… Là réside tout l’art du Vénérable : savoir distribuer la parole, relancer ou arrêter un débat… Le Vénérable n’est pas qu’un passe-plat, il est le garant de l’harmonie d’une Tenue. Et, en toute franchise, vu le niveau des débats publics/collectifs dans notre société, la méthode maçonnique permet de rester bien au-dessus de la moyenne… C’est même, l’un des rares lieux oàù continue à s’écouter et à oser exprimer une opinion sans peur du « campisme ». Mais lorsque mon Frère célèbre cette "parole circule", il évoque quelque chose que je n'avais pas saisi dans cette phrase avant qu'il ne me le dise : elle signifie aussi que cette parole collective crée justement du collectif. Qu'elle construit, par des échanges bien structurés, une forme de pensée collective. Qui n'a pas ressenti cela en Loge lors d'un échange ? Quand notre propre cerveau se met en marche et chemine en même temps que les interventions des Frères et Sœurs. On n'est plus dans le débat. On dépasse la confrontation d'idées pour que se cristallise, de manière invisible et fugace, une forme de réflexion collective. Attention : pas une pensée unique. Aucune notion de synthèse ou de consensus. Mais un cheminement en commun. Une intelligence commune. Quelque chose qui naît de la circulation elle-même, et qui n'existait pas avant que la parole ne se mette à circuler. C'est aussi ça, faire Loge. Réunir ce qui est épars. 1 1 est plus grand que 2. Merci donc à ce Frère de m'avoir ouvert cette perspective. "La parole circule" : ce n'est pas juste une transition technique. C'est une invitation, presque une injonction. Elle rappelle que chacun a sa place, que le silence vaut autant que la prise de parole, et que c'est dans ce mouvement — cette circulation maîtrisée, cette construction commune — que naît vraiment le travail collectif. Et vous ? Cette formule résonne-t-elle aussi fort dans vos Ateliers ? Avez-vous connu des moments où, justement, elle ne circulait plus ? Ou au contraire, des Tenues où vous avez senti cette intelligence collective émerger, presque palpable ? #FrancMaçonnerie #MaVieDeMaçon
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« Le plus petit temple du @GODFOfficiel . Les visiteurs sourient poliment en découvrant notre temple. Une salle préfabriquée années 70, de ces salles associatives moche qu'on trouve dans n'importe quelle banlieue. Quarante places tout au plus. Une entrée-salle humide si petite qu'on y fait les agapes dans le temple lui-même, entre les colonnes. Des chaises en bois inconfortables — ce qui a au moins le mérite d'éviter tout endormissement pendant les planches trop longues. Trop froid l'hiver, on regrette le pull. Trop chaud l'été, on transpire sous les décors. Un dignitaire l'a même qualifié un jour de « plus petit temple du @GODFOfficiel . Il a tous les défauts du monde. Aucun charme architectural. Rien qui impressionne au premier regard. Et pourtant. C'est là que j'ai vu la Lumière. C'est là que je suis revenu, deux fois par mois, depuis vingt ans. On a tous une poignée de lieux où on se sent vraiment chez soi. Ce temple en fait partie. J'ai eu la chance de visiter de nombreux temples au fil des années. Tous les styles, toutes les époques. Du moche et humble comme chez nous, du faste et monumental. Il y en a pour tous les goûts. Certains sont de vraies œuvres architecturales : néo-égyptien, Art nouveau, néo-classique... Des temples qui témoignent de l'histoire artistique de leur époque. Et c'est indéniable : en Maçonnerie, où le caractère théâtral et sensoriel est essentiel, la forme contribue au fond. On maçonne mieux dans du beau que dans du laid. Enfin moi en tout cas. L'atmosphère compte. Tout cela joue sur la qualité du travail. Je suis particulièrement sensible à cette architecture maçonnique, à ce qu'elle dit de notre rapport au sacré, au symbole, au collectif. Même chez les plus modestes, même dans les temples sans prétention ni moyens, on retrouve toujours quelque chose. Le charme d'une forme d'art populaire. C'est ma conviction profonde : ces temples, souvent décorés par les Frères et Sœurs eux-mêmes, révèlent une véritable tradition d'art populaire maçonnique. Sans aller jusqu'à Picassiette ou au Facteur Cheval, je reste persuadé qu'il y a un beau livre à faire sur tous ces temples modestes qui furent bricolés, peints, assemblés par les Frères et Sœurs au travers de l'histoire. Un patrimoine invisible et touchant. Car dans la plupart des cas, ce sont eux qui supervisent et qui, le plus souvent, mettent la main à la pâte. Ils y mettent de leur âme, de leurs rêves, de leurs lectures symboliques. Cela se voit. Cela se ressent dès qu'on pousse la porte. Et cela contribue non seulement au charme particulier de ces lieux, mais aussi — et surtout — à la qualité des travaux. Maçonner dans un temple décoré par ses membres crée une atmosphère unique. Cela dit quelque chose de la démarche maçonnique de ceux qui l'ont construit, de leur sensibilité, de ce qu'ils ont voulu transmettre. Décorer un temple, c'est aussi, au fond, une forme de planche collective. On y met les symboles dont on est proche, ceux qui nous parlent vraiment. Ceux qu'on a travaillés. Je me souviens d'une polémique dans une Loge amie : un Frère voulait absolument peindre l'Arbre séphirotique au plafond. Dans ma Loge, nos décors (colonnettes, canne et épée, lampes des officiers…) ont tous été réalisés par un ancien Frères menuisier amateur… Et bien, cela à « de la gueule » ! Et encore, aujourd’hui, bien que parti dans une autre Obédience, il offre un maillet de sa main à chaque nouveau Vénérable… Et puis, justement, il y a les travaux opératifs, au sens littéral. Chaque été, dans beaucoup de Loges, on participe aux rénovations annuelles. On repeint les murs, on répare ce qui cloche, on améliore ce qui peut l'être. Prendre soin de son temple renforce le collectif. C'est concret, c'est utile, c'est fraternel. Son temple, c'est sa maison commune. C'est faire souche, au sens fort. C'est un puissant facteur d'enracinement et de construction du collectif. Je pense que cela joue beaucoup sur le lien qu'on entretient avec sa Loge : il y a une vraie différence selon qu'on maçonne dans un petit temple dont on participe activement à la vie — où on connaît l'histoire de chaque symbole peint, où on sait qui a réparé telle fissure — ou dans un grand temple institutionnel comme Cadet, infiniment plus majestueux mais aussi plus impersonnel, presque muséal. Les deux ont leurs vertus, évidemment. Mais on ne vit pas la même chose. Dans l'un, on est chez soi. On habite le lieu. Dans l'autre, on visite une cathédrale. C'est beau, c'est impressionnant, mais ce n'est pas le même rapport. Notre petit temple moche et humble, avec ses défauts et son manque de grâce... Mais il est à nous. Collectivement et intimement. C'est peut-être ça, finalement, qui fait qu'un lieu devient sacré : non pas sa beauté architecturale, mais le fait qu'on y ait mis de soi. Qu'on l'ait habité, travaillé, entretenu. Qu'on y ait vécu des moments forts. Qu'on y revienne. Un bémol cependant : très prosaïquement, dans une époque où il y a certainement nécessité d'un regroupement des Loges, les "petits" Orients comme le mien ne permettent pas de rassembler les Ateliers, préalables à de possibles fusions. "Small is beautiful", mais les "petits Orients, comme les "petits Ateliers sont mécaniquement plus fragiles : une politique immobilière ambitieuse est aussi un outil d'extériorisation/recrutement... Et vous ? Quelle est l'histoire de votre temple — qui l'a décoré, rénové, façonné ? Y avez-vous participé vous-même ? Qu'est-ce qui fait que vous vous y sentez chez vous, ou pas ? #FrancMaçonnerie #MaVieDeMaçon
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Hauts Grades : en être ou pas… Je « fréquente » les Hauts Grades depuis pas mal d’années maintenant. Au REAA principalement, mais je visite aussi d'autres juridictions quand l'occasion se présente. Et je vais être direct : pour moi, les Hauts Grades, c'est d'abord un moyen de ne pas m'endormir. J'exagère, bien sûr. Mais au fond, pas tant que ça. Après quelques années en Loge bleue, j'ai ressenti ce besoin de continuer à me frotter à d'autres symboles, d'autres rituels, d'autres légendes. Les Hauts Grades ont été une réponse à cette soif de découverte, à cette frustration aussi face à l'histoire inachevée du grade de maître. Ce que j'aime dans les Hauts Grades, c'est justement cette profusion presque baroque de symboles et de récits. Surtout au REAA, avec ses grades aux noms aussi exotiques que prometteurs : « Intendant des Bâtiments », « Illustre Élu des Quinze», « Chevalier d'Orient ou de l'Épée»... Chaque degré offre un nouveau terrain de jeu symbolique, autant d'occasions de réflexion et de pas de côté par rapport à ce qu'on connaît déjà. Autant de voyages intérieurs et collectifs… Pratiquer ou visiter plusieurs rites, c'est aussi découvrir des cohérences d'ensemble insoupçonnées. Relire certains grades à l'aune des nouveaux. Voir comment un symbole qu'on croyait connaître prend une autre dimension ailleurs. C'est aussi, simplement, le plaisir de découvrir d'autres Frères et Sœurs, issus d’autres Loges symboliques, et de maçonner différemment, dans des formats plus resserrés. Bien sûr, il y a le débat classique : « Tout est déjà contenu dans les trois premiers grades, qui sont l'essence de la Maçonnerie. » C'est vrai. On peut voir les Hauts Grades comme un simple déploiement du grade de maître. Mais c'est quand même plus compliqué que ça, surtout quand on regarde certains degrés comme le Rose-Croix, qui ouvrent des perspectives bien différentes... Les Hauts Grades sont aussi une solution face à des Loges bleues qui pratiquent trop peu le grade de maître — souvent uniquement lors des élévations. Dès lors, fréquenter les Hauts Grades permet de ne pas « s'endormir » sur son grade et de continuer à le pratiquer régulièrement. Aussi l’occasion de se retrouver dans un cadre plus resserré pour creuser des sujets, sans les lourdeurs parfois inévitables de la Loge bleue (et ses « touristes de la Maçonnerie » aussi, soyons honnête). Pour être franc, lorsqu’on est sur les Colonnes, j’ai constaté que l’on « bosse » quand même plus dans les Loges de Hauts Grades qu’en Loge bleue… Mais c’est vrai que les Hauts Grades font fantasmer, parfois pour de mauvaises raisons : réputation d'élitisme, d'entre-soi, manque d’humilité, attrait pour les « breloques »... Certains entretiennent le mystère en adoptant une attitude de « conspirateur », parlant des Hauts Grades en Loge bleue à voix basse, alimentant une pseudo-aura de secret. Un peu comme ce que nous reprochent justement les antimaçons quand ils parlent des « arrière-loges »... Pour ma part, je crois qu'il faut parler des Hauts Grades simplement, comme une voie parmi d’autre dans notre cheminement maçonnique. Ne pas dissimuler son appartenance, répondre aux questions. C'est d'ailleurs ce qui se fait de plus en plus, encouragé par les juridictions elles-mêmes. Les Hauts Grades ne sont ni une élite, ni un refuge. Plutôt une continuation du chemin, pour ceux qui en ressentent le besoin. D’ailleurs, j’aurais dû écrire plutôt « grades de perfectionnement », car dans mon esprit, comme dans ceux de beaucoup, pratiquer ces rites c’est d’abords avoir conscience du chemin à parcourir plutôt que de chercher une médaille pour celui parcouru. Et vous ? Pratiquez-vous les Hauts Grades ? Qu'est-ce qui vous a décidé à franchir le pas, ou au contraire à rester en Loge bleue ? Comment vivez-vous ce rapport entre les deux ? #FrancMaçonnerie #HautsGrades #MaVieDeMaçon
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J'avoue ! J'utilise l'IA en Loge… Enfin, J’exagère un peu…Pas en Tenue, mais pour tout ce qui gravite autour. Par exemple, en tant que Secrétaire d'un de mes ateliers, mes planches tracées sont désormais réalisées avec l'aide de Mistral ou Claude, qui met en forme mes notes manuscrites. Franchement ? Il est meilleur que moi pour synthétiser une planche en quelques paragraphes lisibles. J'utilise aussi NotebookLM pour mes recherches documentaires : passer au crible un rituel ou un corpus de textes historiques pour faire ressortir les occurrences d'un symbole ou d’une thématique précise, ordonner des chronologies... Et Perplexity est devenu mon compagnon pour les recherches en sources ouvertes : « Fais-moi un rapport complet sur l'histoire de la Franc-Maçonnerie aux Antilles » ou « Synthèse sur la création du grade de Chevalier Rose-Croix ». Comme 40% des Français selon une récente étude, j'utilise désormais l'IA massivement dans ma vie profane, tant personnelle que professionnelle. Et si la Loge est un espace sacré, elle reste perméable à son époque. Choquant ? Pas à mon sens, à partir du moment où l'on se définit une éthique stricte : pas de rédaction de planche par l'IA, pas de travail symbolique, pas d'enregistrement en Tenue (je laisse mon Plaud au vestiaire avec mes métaux). Et surtout, ne pas tomber dans la facilité : continuer à lire les rituels, pratiquer une écoute active en Loge, lire les (bons) livres maçonniques… Mais utiliser l'IA pour ses recherches documentaires, mettre en forme un brouillon ou analyser la sémantique d'un rituel, est-ce trahir le travail maçonnique ? ChatGPT est-il moins sûr que Jules Boucher recopié pour la énième fois ? Souvenons-nous que les antiques ont vu dans l’écriture une "dégénérescence" de la langue vivante et sacrée... Pour moi, l'IA permet de se concentrer sur l'essentiel et de garder du « temps de cerveau disponible » pour laisser libre court à la réflexion, à l’analyse… Et à la rêverie… Je ne nie pas les risques : planches entièrement rédigées par l'IA, candidatures ChatGPT... C'est vrai. Mais ces dérives préexistaient : les candidatures hypocrites n'ont pas attendu ChatGPT, et je me souviens d'un VM me disant il y a quelques années qu'il avait retrouvé sur Internet, mot pour mot, la planche qu'un Frère venait de lire en Loge. Je me souviens aussi de ce Frère dont nous savions tous qu'il relisait les planches qu'un vieux Maçon lui avait refilées... L'IA rend simplement cette pratique plus accessible, plus massive. La question n'est pas nouvelle. Seul l'outil change. Et vous ? Utilisez-vous l'IA dans votre pratique maçonnique ? Comment tracez-vous la frontière entre aide légitime et facilité coupable ? Avez-vous observé ces dérives dans vos Ateliers ? Comment y répondre sans tomber dans le refus du progrès ? #FrancMaçonnerie #IA #MaVieDeMaçon
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Les pingouins contre les babas cool... C'est le titre, un poil provocateur, d'une planche que j'ai présentée il y a plus de 10 ans, sur la tenue vestimentaire en Loge. Costume-cravate obligatoire ou jean-baskets acceptés ? Deux écoles s'affrontent, deux visions de ce qu'est le respect du Temple. Moi-même plutôt "team pingouin", il ne me viendrait pas à l'esprit de venir en Tenue autrement qu'en costume-cravate. Et encore, je me suis assagi : j'ai délaissé le nœud papillon, sauf occasions particulières. Pour moi, le costume participe du rituel. Il impose le respect de soi et des autres, aide à laisser les métaux à l'entrée, permet justement de travailler en égalité. J’aime ce moment, avant la Tenue, où je choisis ma chemise, passe mes boutons de manchettes et noud ma cravate : un rituel avant le rituel, un sas de décompression… Mais je connais les arguments inverses. Ceux qui pensent que c'est précisément le tablier et les décors qui ont cette fonction. Que la Maçonnerie ne doive pas "se payer de formes" comme on se paye de mots. Que l'habit ne fait pas le Maçon. Que cette souplesse vestimentaire permet aussi à tous de pratiquer, sans barrière sociale ou financière. J'ai l'impression que chaque Obédience a ses habitudes. Certaines sont particulièrement "strictes" comme la @GLNFofficial ou la @GLDF_Officiel (la GLFF impose même la robe noire au-dessus des vêtements), d'autres, comme le @GODFOfficiel , laissent le libre choix. Chaque Loge a ses us et coutumes aussi... Parfois en lien avec le rite (on dit que le REAA est plus "strict" que le RF), parfois avec ses orientations. J'ai visité des Loges où le costume était de rigueur absolue, d'autres où le Vénérable était en short. Ce débat, au fond, touche le cœur de la Maçonnerie : sa polyphonie. "Unis dans la diversité" : chaque Obédience, chaque Loge, chaque Maçon a "sa" vision, "sa" manière de maçonner. Et pourtant, tous font partie de la Maçonnerie universelle. Les différences ne séparent pas. Le vêtement du Maçon dit beaucoup de sa pratique et de sa vision : plus ou moins spiritualiste, plus ou moins formelle... Quoi que, là aussi, il faut se méfier des apparences. Qui a raison, qui a tort ? Ni les uns, ni les autres. L'important en Maçonnerie est de mettre du sens dans sa pratique, de la réinterroger pour la vivre en connaissance de cause, sans automatisme ni dogmatisme. Et vous ? Plutôt pingouin ou baba cool ? Votre Loge ou votre Obédience vous impose-t-elle une tenue particulière ? Avez-vous déjà changé d'avis sur la question au fil de votre parcours ? Avez-vous, vous aussi, ce « rituel avant le rituel » vestimentaire ? #FrancMaçonnerie #MaVieDeMaçon
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La famille et la Maçonnerie... J'ai été étonné lors j’appris, il y a quelques années qu'autrefois, beaucoup de Frères cachaient leur appartenance à leur propre famille, au point qu’on m'a raconté cet enterrement où la veuve découvrit que son mari était Maçon... Lors de la chaîne d'union au cimetière. Autres temps, autres mœurs. Aujourd'hui, dans ma Loge comme dans beaucoup d'autres, avoir informé sa famille et obtenu son soutien est devenu un prérequis à toute candidature. Pourtant, la Maçonnerie, dès qu'on s'y investit vraiment, devient une maîtresse ou un amant aussi exigeant que chronophage. Certes, pour un simple membre, une Tenue tous les quinze jours reste raisonnable. Mais les choses s'accélèrent vite dès que l'on s'engage davantage. Tenues de Loge bleue, Hauts-Grades, réunions de Collège, Congrès, réunions de Colonnes, de Commissions... sans oublier les devoirs à la maison : rédaction de planches, planches tracées, gestion administrative, dossiers de candidatures. Ma compagne me l'a fait remarquer il y a quelques mois, après l'annulation d'une Tenue : "Tu te rends compte que ça doit être, en quinze ans, hors été, ta première semaine complète sans Maçonnerie!" Elle a raison. Certaines semaines, je passe plus de soirées en Tenue qu'à la maison. Le fils d’un membre éminent d'une Juridiction, m'a raconté comment, durant son enfance, le foyer familial fut littéralement rythmé par les activités maçonniques de son père : réunions de Collège dans son bureau, rédaction de planches tard le soir, et les nombreuses absences qui vont avec. J'ai l'impression parfois de prendre ce chemin. J’ai ainsi de nombreux exemples, pas tous heureux, d’époux ou d’épouses « subissant » l’agenda chargé du conjoint maçon. Une épouse me dit un jour : « on en fait plus que de se croiser… ». Car ce qui était parfois acceptable hier (le mari absent et « taiseux ») ne s’accepte plus désormais ! D’autant qu’au contraire de bien d'autres passions chronophages, la Maçonnerie reste hermétique à l'entourage, du fait du secret maçonnique. Un parcours maçonnique actif se fait donc à plusieurs : le Maçon qui décide de s'impliquer et sa famille qui accepte les contraintes qui vont avec. Cela suppose dialogue, accord…et compromis, de part et d'autre. Et vous ? Comment vivez-vous cet équilibre entre vie maçonnique et vie familiale ? Votre entourage a-t-il ressenti cette forme de grignotage du temps familial ? Comment avez-vous trouvé le juste équilibre ? #maviedemaçon #francmaconnerie #francamaçonnerie
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Couvrir le Temple... Cette année, j'occupe le poste de Couvreur dans ma Loge bleue. Soyons honnête : cette fonction me « repose » un peu après avoir été Surveillant pendant 3 ou 4 ans. Pas de réunion à organiser, pas de planche à relire... C'est la seconde fois que je m'assieds ainsi, seul, à l'Occident, face au VM. La première, c'était lors de ma propre descente de charge. Le poste de Couvreur est certainement le plus malaimé des Offices de Loges symboliques (avec celui de Trésorier... mais pour d'autres raisons). Il apparaît souvent comme purement rituel (« les parvis sont déserts et leurs échos sont silencieux »), voire ingrat. On entend souvent aussi: « Devenir Couvreur apprend au VM descendant l'humilité. » Il faut dire qu'aux premières heures de la Maçonnerie, celui-ci était bel et bien en dehors du Temple... Et dévolu à un serviteur, rapidement initié puis salarié pour ce poste ingrat mais, à l'époque, bien utile. A l’inverse, certains y voient une figure de mentor, dont la fonction serait d'éclairer le VM. C'est vrai que le Couvreur a lui aussi le privilège de demander directement la parole au VM. Pour ma part, loin de ces exégèses, j'ai appris à aimer ce poste solitaire et, il faut le dire, un peu ennuyeux... À l'aimer d'abord pour sa position géographique dans la Loge. Seul, un peu à l’écart, à l'Occident, au fond d'une Loge dont les regards doivent se tourner vers l'Orient, le Couvreur a le luxe de « voir sans être vu ». Silencieux dans le rituel, il a tout le loisir de regarder le spectacle maçonnique d'une Tenue... Regarder les prises de parole, les cérémonies, mais aussi, les uns et les autres, capter les regards, les humeurs, les tics, les chuchotements... Être finalement, un peu comme une « petite souris ». Maintenant qu'il n'y a plus vraiment de dangers extérieurs, reste cette fonction de témoin muet. Et paradoxalement, c'est peut-être de là qu'on voit le mieux ce qui se joue vraiment dans une Tenue : les non-dits, les tensions, les complicités, la vie souterraine de la Loge. Et vous ? Avez-vous déjà occupé ce poste ? Comment l'avez-vous vécu ? Considérez vous le Couvreur comme une simple formalité ou y voyez vous une fonction qui mérite d'être réhabilitée ? Quelles sont les pratiques dans vos Loges ? #FrancMaçonnerie #MaVieDeMaçon
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Loin des yeux, loin du cœur ? Dans ma Loge bleue, nous avons un Frère que nous n'avons pas vu depuis au moins... 7 ans ! Parti en province, puis plus loin encore. Il paie sa capitation rubis sur l'ongle, et nous l'excusons, par automatisme, à chaque Tenue... Même s'il reconnait ne jamais visiter de Loge là où il vit désormais. Il est, ce qu’on appelle, un « éloigné » (bien que ce terme n’ait pas, du moins au @GODFOfficiel, une quelconque réalité réglementaire). En visite dans un autre atelier, alors que je m'étonnais en silence lors de l'appel du nombre de membres « excusés », j'entendis un Frère demander à un autre : « Tu le connais, lui ? » — « Jamais vu, et pourtant je suis ici depuis 15 ans. » La semaine dernière, nous parlions avec un VM d'un troisième atelier d'un Frère présent sur ses colonnes presque à chaque Tenue mais qui reste membre de l'atelier où il a vu la Lumière. Je comprends l'attachement à rester dans sa Loge mère, même de loin. Mais sans les plateaux, sans le travail commun, sans l'obligation d'assiduité qui va avec, que reste-t-il vraiment ? Un visiteur permanent. C'est beau, mais c'est incomplet. Est-on Maçon à vie par l'initiation, ou, continuellement, par la pratique ? Pour moi, l'initiation ouvre la porte. Mais c'est l'assiduité qui fait le Maçon. Un Maître a des devoirs. Participer à la vie de la Loge en fait partie (à commencer par les Offices). Face à notre Frère éloigné, trois attitudes dans notre Atelier : ceux qui invoquent la fraternité, ceux qui parlent d'assiduité, et ceux qui haussent les épaules en pensant au Trésor. Peut-on être pleinement Maçon lorsqu'on est « sans Loge fixe », avec ce que cela comporte de devoirs mais aussi de droits ? Vous avez deviné mon point de vue... Mais le débat est ouvert, tant chaque cas s'entend selon sa propre situation. Et vous ? Avez-vous été (ou êtes-vous) « éloigné » ? Vivez-vous ces cas dans votre Loge ? Y a-t-il débat sur la gestion de ces situations ? #FrancMaçonnerie #MaVieDeMaçon
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Petit changement d'horaire. Cette conférence aura bien lieu jeudi prochain... Mais à 20h.
Jeudi 16 octobre prochain, le comité local du @comitelaicite organise la conférence publique "Boualem Sansal, Samuel Paty : l'horreur totalitaire" en présence d' @Benedetti65, fondateur du @CSoutienBS, de l'écrivain Kamel Bencheikh et du journaliste Renaud Dely. Pour vous inscrire : eventbrite.com/e/conference-… #boualemsansal #republique #laicité #samuelpaty
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Pour vous inscrire : Conférence publique "Boualem Sansal, Samuel Paty : l'horreur totalitaire" share.google/PSpvifcHPxzcBv7…
Jeudi 16 octobre prochain, le comité local du @comitelaicite organise la conférence publique "Boualem Sansal, Samuel Paty : l'horreur totalitaire" en présence d' @Benedetti65, fondateur du @CSoutienBS, de l'écrivain Kamel Bencheikh et du journaliste Renaud Dely. Pour vous inscrire : eventbrite.com/e/conference-… #boualemsansal #republique #laicité #samuelpaty
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Et c'est reparti pour un an... @GODFOfficiel #francmaçonnerie
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Francs-Maçons démission ! Hasards de la vie des Loges : deux membres de ma Loge bleue ont présenté leur démission ces derniers jours. Pour des raisons différentes, chacun a profité de la rentrée pour franchir le pas, au terme de réflexions mûries depuis longtemps. Rien d’inhabituel, comme le dit l’expression devenue « tarte à la crème » : « la Maçonnerie est l’inverse d’une secte : on y entre difficilement et on la quitte très facilement ». La démission fait partie de la vie maçonnique : parce que la démarche résonne moins, parce que les priorités changent, parce que l’on évolue et que l’on n’est plus le même que celui qui a un jour franchi la porte du Temple. Et pourtant, chaque départ suscite souvent les mêmes réactions : « A-t-on tout fait pour le retenir ? » « Est-ce un échec de la Loge ? » Parfois ces questions sont légitimes. Mais leur récurrence m’a toujours étonné. Car rester fidèles à nos valeurs, c’est aussi accepter le choix souverain de chacun. La Franc-Maçonnerie repose sur le volontariat. Elle peut ne plus résonner, décevoir, ou simplement ne plus correspondre à l’évolution d’un Frère ou d’une Sœur. Ce n’est ni un drame, ni une faute — même si beaucoup le vivent ainsi. Par réflexe « fraternel », j’ai même vu l’effet inverse : des membres manifestement pas à leur place, que l’on garde artificiellement sur les Colonnes, retenus « par le coude ». Ils restent alors « pour faire plaisir », ou faute d’occasion d’assumer que la Maçonnerie — ou leur Loge — ne leur correspond plus. J’ai ainsi vu des Apprentis ou Compagnons pour qui la greffe ne prenait pas, mais qui restaient plusieurs années « de trop ». Malentendu et gâchis, pour eux comme pour leur Atelier. J’y vois une forme de dévoiement de la fraternité, qui vire au « béni-oui-oui » et impacte la vie d'une Loge... À l’inverse, j’ai toujours trouvé sains les départs motivés par des raisons intellectuelles ou spirituelles. Pourquoi faudrait-il « retenir à tout prix », alors même que la Franc-Maçonnerie repose sur la liberté et le volontariat ? Et vous ? Partagez-vous ce ressenti, ou me trouvez-vous trop « cynique» ? Avez-vous observé cela dans vos Loges ? #FrancMaçonnerie #maviedemaçon #francmaçon
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Quand le papa joue avec les crayons de bain du fiston...
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Jeudi 16 octobre prochain, le comité local du @comitelaicite organise la conférence publique "Boualem Sansal, Samuel Paty : l'horreur totalitaire" en présence d' @Benedetti65, fondateur du @CSoutienBS, de l'écrivain Kamel Bencheikh et du journaliste Renaud Dely. Pour vous inscrire : eventbrite.com/e/conference-… #boualemsansal #republique #laicité #samuelpaty
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Un nouveau livre de Cécile Révauger, cela ne se manque pas!
Parution du nouveau livre de Cécile Révauger dont j'ai eu le plaisir de signer la préface. Les #francsmaçons comme les non macons tireront grand profit de sa lecture. Commande ➡️ @Edition_conform
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La Loge des Francs-Chatons... #francmaçonnerie
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