Curious entrepreneur | Exploring markets, ideas, mistakes.

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US PPI (MOM) (MAY) ACTUAL: 1.1% VS 1.4% PREVIOUS; EST 0.7%
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🚹BlackRock prĂ©pare un ETF Bitcoin qui verse un rendement. Le gestionnaire vient de dĂ©poser un nouvel amendement pour ce fonds. La stratĂ©gie repose sur des options d'achat couvertes sur les parts de l'ETF IBIT. Un analyste de Bloomberg attend un lancement imminent.
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$AMD $INTC $ARM BOFA LIFTS CPU MARKET FORECAST ON AI DEMAND Bank of America raised its 2030 server CPU total addressable market forecast to over $170 billion from $125 billion, citing agentic AI as a major demand driver. Analyst Vivek Arya said AI systems that plan and execute multi-step tasks will boost CPU usage alongside accelerators. BofA also raised price targets for AMD, ARM, and Intel, pointing to stronger long-term semiconductor growth and chip demand expansion.
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OIL EXECUTIVES WARN WHITE HOUSE THAT GAS PRICES WILL GET WORSE Oil and gas executives have warned the White House that gasoline prices could rise sharply in coming months as fuel inventories fall to critically low levels. The warning complicates efforts to curb inflation, which is already weighing on US consumers, according to the Washington Post.
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RETAIL TRADERS SELL TECH TO FUND SPACEX IPO Retail investors are reducing exposure to semiconductor and AI-linked stocks as enthusiasm builds for SpaceX’s upcoming IPO. Data from Vanda Research shows three consecutive days of net selling, with flows concentrated in recent tech winners, suggesting traders are raising cash or “dry powder” for the listing. Analysts say the shift could increase volatility in equities as investors rebalance portfolios ahead of multiple large IPOs.
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Never sell your Bitcoin.. until you do.
2 Feb 2025
Never sell your Bitcoin.
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Je prĂ©parais un sujet sur Salesforce depuis quelque temps, et l'annonce d'aujourd'hui me semble ĂȘtre le bon moment pour en parler. Salesforce va investir 2 milliards d'euros supplĂ©mentaires en France d'ici 2030 et ouvrir Ă  Paris son premier AI Innovation Hub europĂ©en. Mais ce qui m'intĂ©resse n'est pas l'annonce en elle-mĂȘme. Ce qui m'a poussĂ© Ă  creuser le dossier, c'est surtout la correction du titre et l'Ă©cart qui semble se crĂ©er entre la perception du marchĂ© et les fondamentaux. Aujourd'hui, Salesforce est traitĂ© comme une entreprise technologique mature dont la croissance ralentit. Pourtant : → Revenue growth TTM : 9,6% → EPS growth TTM : 22,7% → Gross margin : 77,7% → P/E : 19,6x → P/S : 3,5x contre 4,6x de moyenne sur 5 ans Le marchĂ© semble surtout focalisĂ© sur deux points : → La croissance n'est plus celle des stars de l'IA. → Beaucoup doutent encore de la capacitĂ© d'Agentforce Ă  devenir un vĂ©ritable moteur de croissance. Ce sont des arguments valables, mais ils expliquent aussi pourquoi le titre s'est autant compressĂ©. De mon cĂŽtĂ©, j'ai du mal Ă  voir Salesforce comme une entreprise condamnĂ©e par l'IA. Les grandes entreprises ont passĂ© des annĂ©es Ă  construire leurs processus, leurs donnĂ©es clients et leurs intĂ©grations autour de Salesforce. Ce type d'infrastructure ne se remplace pas du jour au lendemain. L'hypothĂšse qui me paraĂźt la plus probable n'est pas que l'IA remplace Salesforce, mais que Salesforce intĂšgre progressivement l'IA dans une base clients dĂ©jĂ  installĂ©e. À 19,6x les bĂ©nĂ©fices, avec une croissance bĂ©nĂ©ficiaire supĂ©rieure Ă  20% et un titre qui se traite environ 23% sous son multiple moyen de revenus sur 5 ans, je trouve que le dossier mĂ©rite au moins qu'on s'y intĂ©resse. Je continue donc de creuser le sujet. L'annonce française n'est pas la raison de la thĂšse, mais elle me semble ĂȘtre un bon prĂ©texte pour en parler. Setup: long. Objectif $227.82 sur retour au P/S moyen 5 ans. Risk: cassure du support $163.52 et rĂ©vision guidance Ă  la baisse annulerait ce take.
Salesforce choisit la France. Deux milliards d’euros supplĂ©mentaires pour ouvrir Ă  Paris son premier AI Innovation Hub au sein de l'UE, soutenir les talents et renforcer l’écosystĂšme IA. Un nouvel engagement stratĂ©gique d’ici 2030. Thank you!
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May 31
Post intĂ©ressant sur STMicroelectronics ($STM ), je vous conseille d’y jeter un Ɠil. C’est Ă©galement un acteur qui pourrait tirer profit des rĂ©centes annonces.
Aujourd'hui, je vais vous parler d'un acteur franco-italien clĂ©, $STM, qui a une carte considĂ©rable Ă  jouer dans cette nouvelle Ăšre de l'IA, et plus particuliĂšrement dans le tournant 800V DC annoncĂ© par NVIDIA. 1/ La transformation des architectures Ă©nergĂ©tiques par le chef d'orchestre NVIDIA est en train d'opĂ©rer une bascule majeure dans les futures AI Factories : le passage vers des architectures Ă©lectriques en 800V DC. L’idĂ©e est simple : les racks IA deviennent tellement puissants que les architectures Ă©lectriques classiques arrivent Ă  leurs limites. Mais alors pourquoi 800V DC ? À l’échelle d’un campus IA, on commence Ă  raisonner en centaines de MW, voire en GW. Des ordres de grandeur proches d’un rĂ©acteur nuclĂ©aire moderne. Est-ce qu'on se rend bien compte ? À basse tension, ça veut dire Ă©normĂ©ment de courant, donc plus de cuivre, plus de chaleur, plus de pertes, plus de volume, plus de complexitĂ©. Monter en tension permet donc de transporter la mĂȘme puissance avec moins de courant. Ce qui est important : NVIDIA n'opĂšre pas cette transformation de maniĂšre isolĂ©e. NVIDIA pousse une vĂ©ritable standardisation de l’écosystĂšme 800V DC avec des partenaires comme ABB, Eaton, GE Vernova, Schneider Electric, Siemens, Vertiv
 et des fournisseurs de semi-conducteurs comme STMicroelectronics. 2/ La carte Ă  jouer de notre pĂ©pite franco-italienne C’est lĂ  que STMicroelectronics devient intĂ©ressant : au-delĂ  de son exposition Ă  l’automobile et Ă  la robotique, le groupe est aussi un acteur clĂ© des semi-conducteurs de puissance, notamment via le GaN, le SiC et les MOSFETs. Et surtout, STMicro fait partie de l’écosystĂšme 800V DC poussĂ© par NVIDIA. Le groupe a annoncĂ© des architectures de conversion dĂ©veloppĂ©es en collaboration avec NVIDIA, notamment pour descendre le 800V vers des tensions utilisables par les futurs racks IA. De plus, STMicro ne fournit pas seulement les “muscles” de puissance avec ses GaN/SiC. Le groupe fournit aussi une partie du “cerveau” du systĂšme : drivers, contrĂŽleurs et microcontrĂŽleurs STM32, utilisĂ©s pour piloter finement ces convertisseurs haute densitĂ©, mesurer courant/tension/tempĂ©rature, protĂ©ger le systĂšme et optimiser le rendement. Exactement les briques nĂ©cessaires pour convertir et gĂ©rer l’énergie. 3/ Le GaN : grand gagnant de l'Ă©quation STMicro Dans le contexte des racks IA 800V DC, le catalyseur le plus direct pour STM, c’est le GaN. Pourquoi ? Parce qu’il permet des convertisseurs plus compacts, plus rapides et plus efficaces pour descendre le 800V vers les tensions utiles aux serveurs et aux GPU. Du tandem STMicro - NVIDIA sont sorties plusieurs architectures : - 800V → 50/54V : la brique de transition, dĂ©jĂ  introduite, pour s’intĂ©grer plus facilement aux architectures serveur actuelles. - 800V → 12V : la brique plus “next-gen”, qui permettrait de supprimer l’étage intermĂ©diaire 54V → 12V (moins d’étages = moins de pertes, moins de chaleur, moins de cuivre basse tension, moins de composants et meilleure densitĂ© rack). Et enfin, 800V → 6V : encore plus proche des rails basse tension utilisĂ©s par les puces. Cette brique a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e, mais sa BOM complĂšte publique est encore en cours de finalisation / de dĂ©ploiement. Les autres Ă©tages sont dĂ©jĂ  documentĂ©s. En clair : STM ne se positionne pas seulement sur “du GaN pour data centers”, mais sur plusieurs Ă©tages critiques de conversion des futurs racks IA 800V DC. 4/ Le pendant SiC Petit bonus : dans les gros blocs amont type SST, les futurs transformateurs Ă©lectroniques reliĂ©s au rĂ©seau, on retrouve aussi des composants de puissance SiC. Notre pĂ©pite peut aussi y ĂȘtre exposĂ©e. Pour le moment, je n'ai pas retrouvĂ© de sources concernant de gros acteurs SST type GE Vernova, ABB, Hitachi etc. que STM pourrait fournir en composants SiC. La preuve la plus directe reste donc cĂŽtĂ© GaN, au niveau rack. 5/ AWS, autre catalyseur intĂ©ressant À noter aussi : STM a rĂ©cemment Ă©largi sa collaboration stratĂ©gique avec AWS via un engagement commercial pluriannuel de plusieurs milliards de dollars, couvrant plusieurs catĂ©gories de produits pour les infrastructures cloud et IA. STM parle notamment de connectivitĂ© haut dĂ©bit, traitement mixed-signal, microcontrĂŽleurs avancĂ©s, circuits analogiques et power ICs pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique des data centers Ă  grande Ă©chelle. Ce n’est pas une preuve directe de PowerGaN chez AWS, mais ça montre que l'entreprise est dĂ©jĂ  positionnĂ©e dans l’infrastructure cloud/IA d’un hyperscaler majeur. 6/ Une concurrence fĂ©roce Évidemment, STM n’est pas seul sur ce segment. Les power semiconductors sont un marchĂ© trĂšs concurrentiel, avec des acteurs comme Infineon, Texas Instruments, onsemi, Navitas, Innoscience, Power Integrations, ROHM, Wolfspeed ou encore Mitsubishi Electric. La thĂšse n’est donc pas que STM va capter tout le marchĂ©, mais qu’il fait partie des acteurs crĂ©dibles dĂ©jĂ  positionnĂ©s dans l’écosystĂšme NVIDIA 800V DC. 7/ La cerise sur le gĂąteau Vous avez probablement dĂ» voir circuler la nouvelle, mais SoftBank vient d'annoncer un investissement massif (45Mds€) dans les infrastructures IA en France (poke @Ausake_ pour en savoir plus). Potentiellement bĂ©nĂ©fique pour notre poulain.. 8/ Au-delĂ  de l'IA STM est aussi exposĂ© Ă  d’autres narratifs porteurs : robotique/humanoĂŻdes, automobile Ă©lectrique, power & energy, spatial.. Le groupe a notamment annoncĂ© une collaboration avec NVIDIA autour de la Physical AI et de la robotique, y compris humanoĂŻde, et dispose d’un partenariat historique avec SpaceX/Starlink sur les constellations satellitaires, avec des milliards de puces RF/antenne dĂ©jĂ  livrĂ©es. En dĂ©finitive : Le sujet n’est pas seulement “NVIDIA passe au 800V DC”. Le vrai sujet, c’est que les AI Factories imposent une nouvelle couche de power electronics et sur cette couche, STM coche beaucoup de cases : GaN, SiC, drivers, STM32... Clairement un positionnement stratĂ©gique Ă  suivre. Sources : developer.nvidia.com/blog/bu
 nvidia.com/fr-fr/data-center
 library.grid.gevernova.com/w
 blog.st.com/800-v-hvdc-data-
 semimedia.cc/st-launches-700
 newsroom.st.com/media-center
 st.com/en/power-transistors/
 st.com/content/dam/static-pa
 themachinemaker.com/news/stm
 st.com/content/st_com/en/cam
 smbom.com/news/47783 x.com/Semicon_player/status/
 x.com/rtodi/status/206066115
 newsroom.st.com/fr/media-cen
 newsroom.st.com/fr/media-cen
 st.com/content/st_com/en/cam
 newsroom.st.com/media-center
 investir.lesechos.fr/conseil
 reuters.com/business/aerospa
 NFA / DYOR.
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Je vais pleurer le timing est trop bon "Masayoshi Son annonce 75 Md€ d’investissement en France, dont 45 Md€ d’ici 2031 dans les Hauts-de-France, principalement pour des infrastructures IA et des data centers" Le stack est Ă©norme >Data centers >ÉlectricitĂ© >Raccordement rĂ©seau >Postes Ă©lectriques >Refroidissement >Modules de puissance >Construction industrielle Il y aura Ă©normĂ©ment de bĂ©nĂ©ficiaires, j'en ai listĂ©s quelques-uns, dont des high beta indirects. Je les ai catĂ©gorisĂ© en tiers : >Tier 1 : Le confirmĂ© Le bĂ©nĂ©ficiaire français le plus direct semble ĂȘtre $SU Schneider Electric Pourquoi ? Parce que Schneider est dĂ©jĂ  un acteur central de l’infrastructure data center, et Reuters cite Schneider comme partenaire clĂ© du projet SoftBank en France. Sur les grands data centers français rĂ©cents, notamment le Paris Digital Park de Digital Realty Ă  La Courneuve, on retrouve aussi Schneider sur la partie alimentation Ă©lectrique haute tension (800v) >Tier 2 : Les non-confirmĂ©s $LR Legrand TrĂšs exposĂ© aux data centers, mais pas encore confirmĂ© sur SoftBank. $STM Semi-conducteurs europĂ©en : power management, MCU, capteurs, automobile, industrie, edge AI et Ă©lectronique de puissance. Immanquable dans le secteur. $SPIE Installation, ingĂ©nierie Ă©lectrique, maintenance, chantier. TrĂšs compliquĂ© de faire sans eux. $NEX Nexans Exposition Ă©lectrification et cĂąbles. Bouygues / Vinci Les deux gros du BTP qui sont dĂ©jĂ  trĂšs certainement sur leurs appel d'offre respectifs (Spoiler : Vinci semble les meilleurs ou un Consortium). >Tier 3 : le stack high beta indirect qui profiterai du narratif $2CRSI Serveurs haute performance, HPC, solutions data centers, refroidissement et infrastructure compute. $ALKAL (KALRAY) AccĂ©lĂ©ration hardware/software, traitement de donnĂ©es, stockage intelligent, edge computing et workloads intensifs. $SOI (SOITEC) Substrats avancĂ©s pour semi-conducteurs : FD-SOI, RF-SOI, SiC, matĂ©riaux avancĂ©s pour puces plus efficientes. ;) Bonus : $NBIS Nebius a dĂ©jĂ  annoncĂ© un data center IA de 240 MW Ă  BĂ©thune, dans le Pas-de-Calais
Les actions françaises les plus intĂ©ressantes aujourd’hui ? Les semis françaises bougent fort, trĂšs fort, mais le vrai driver semble aussi politique. Emmanuel Macron doit s’exprimer Ă  10h30 sur le Chips Act europĂ©en, depuis le TGCC, autour de l’ordinateur quantique photonique installĂ© sur place. C’est un thĂšme que je regarde depuis longtemps : jouer la souverainetĂ© technologique europĂ©enne a toujours Ă©tĂ© l’une de mes convictions fortes sur les valeurs françaises. La tech française peut devenir LE vrai trade de souverainetĂ© europĂ©enne. Je vais probablement dĂ©charger une partie de cette euphorie sur certaines valeurs tech françaises, hors $STM.
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May 30
SoftBank annonce un investissement massif dans les infrastructures IA en France. Selon Reuters, le projet viserait 45 Md€ sur cinq ans, principalement dans les Hauts-de-France, avec une capacitĂ© de 3,1 GW d'ici 2031. Des extensions supplĂ©mentaires pourraient porter l'investissement total Ă  75 Md€ Ă  terme. Deux acteurs apparaissent dĂ©jĂ  dans les premiĂšres informations publiĂ©es : - Schneider Electric ($SU), citĂ© comme partenaire clĂ© du projet. - EDF, qui mettrait Ă  disposition une ancienne centrale Ă©lectrique destinĂ©e Ă  ĂȘtre convertie en datacenter. Masayoshi Son met en avant l'accĂšs Ă  l'Ă©nergie comme facteur dĂ©cisif dans sa dĂ©cision. La France dispose de plusieurs atouts rarement mis en avant dans les discussions IA : - production Ă©lectrique importante, - rĂ©seau relativement stable, - Ă©nergie pilotable, - capacitĂ© d'exportation, - intensitĂ© carbone relativement faible. Dans une course Ă  l'IA oĂč les modĂšles consomment toujours plus de compute et nĂ©cessitent une grid stable, le nuclĂ©aire français semble se dĂ©marquer. De nombreux acteurs pourraient donc bĂ©nĂ©ficier de cette dynamique. Infrastructure Ă©lectrique: - Schneider Electric ($SU) - confirmĂ© - Legrand ($LR) - Siemens Energy ($ENR) - GE Vernova ($GEV) - Eaton ($ETN) - Hitachi / Hitachi Energy ($HTHIY / 6501.T) Pourquoi ? Parce qu'un campus IA nĂ©cessite des transformateurs, des systĂšmes de distribution Ă©lectrique, des onduleurs, des modules prĂ©fabriquĂ©s, des sous-stations, des systĂšmes de protection et des logiciels de gestion Ă©nergĂ©tique. CĂąblage et raccordement: - Nexans ($NEX) - Prysmian ($PRYMY) Pourquoi ? Parce que plusieurs GW de capacitĂ© ne se branchent pas simplement sur une prise. Il faut acheminer l'Ă©lectricitĂ©, renforcer les rĂ©seaux, raccorder les sites et gĂ©rer les contraintes haute tension. Construction et intĂ©gration: - Vinci ($DG) - Eiffage ($FGR) - Bouygues ($EN) - SPIE ($SPIE) - Quanta Services ($PWR) Pourquoi ? Avant les GPU, il faut les bĂątiments, les postes Ă©lectriques, les rĂ©seaux, les infrastructures industrielles et l'intĂ©gration technique. À mon sens, des acteurs comme SPIE sont particuliĂšrement intĂ©ressants car ils interviennent prĂ©cisĂ©ment sur les couches de raccordement, d'intĂ©gration et d'infrastructures Ă©lectriques qui deviennent critiques Ă  cette Ă©chelle. Refroidissement: - Vertiv ($VRT) - Johnson Controls ($JCI) - Trane Technologies ($TT) - Modine Manufacturing ($MOD) - Mitsubishi Electric (6503.T) Pourquoi ? Plus les racks deviennent denses, plus la chaleur devient un problĂšme central. Le refroidissement n'est pas un dĂ©tail. C'est une condition d'exploitation. RĂ©seaux et connectivitĂ© Équipementiers rĂ©seau : - Arista Networks ($ANET) - Cisco Systems ($CSCO) - Nokia ($NOK) - Ciena ($CIEN) - Ekinops ($EKI) - NEC (6701.T) OpĂ©rateurs tĂ©lĂ©coms : - Orange ($ORA) - Iliad (ILD) - Bouygues ($EN) Pourquoi ? Les clusters IA nĂ©cessitent des rĂ©seaux trĂšs haut dĂ©bit, de la fibre, du transport optique, de l'interconnexion et une connectivitĂ© robuste. L'angle japonais est intĂ©ressant Ă©galement Ă  creuser, mais il faut rester prudent. SoftBank est japonais, mais cela ne signifie pas que les contrats iront mĂ©caniquement Ă  des groupes japonais. Dans un projet de cette taille, les choix se feront probablement sur la capacitĂ© industrielle, les dĂ©lais, le coĂ»t, la disponibilitĂ© des Ă©quipements et les relations dĂ©jĂ  Ă©tablies. Les acteurs japonais les plus logiques Ă  surveiller seraient : - Hitachi / Hitachi Energy - Mitsubishi Electric - NEC - Renesas Electronics Il ne s'agit pas de gagnants identifiĂ©s. Ce sont simplement des candidats cohĂ©rents dans l'Ă©cosystĂšme SoftBank et dans la chaĂźne de valeur industrielle. Mais Ă  ce stade, la prudence reste essentielle. Une annonce d'investissement n'est pas une attribution de contrats. Les bĂ©nĂ©ficiaires rĂ©els dĂ©pendront des appels d'offres, des partenaires retenus, des localisations finales, du calendrier de dĂ©ploiement et de la part rĂ©ellement exĂ©cutĂ©e. L'objectif de ce post n'est donc pas d'identifier des gagnants, mais d'identifier les maillons de la chaĂźne de valeur qui pourraient ĂȘtre concernĂ©s si ces investissements se matĂ©rialisent. Dans une ruĂ©e vers l'or, les pioches et les pelles restent souvent les premiers bĂ©nĂ©ficiaires du CAPEX.
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May 29
Une fusĂ©e explose. $ASTS ouvre autour de -16%. $BKSY autour de -10%. New Glenn de Blue Origin a subi une anomalie majeure lors d'un test au sol. Les premiĂšres informations Ă©voquent des dommages importants sur le complexe LC-36 ainsi que la possible perte d'un second lanceur en prĂ©paration. À court terme, l'Ă©vĂ©nement risque de peser sur le sentiment autour du secteur spatial et sur les entreprises associĂ©es Ă  Blue Origin. Personnellement, je vois surtout cette correction comme une opportunitĂ©.
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May 29
$ETL EntrĂ©e sur Eutelsat autour des 4€. (3%) Setup principalement basĂ© sur une combinaison technique thĂšse macro/spatiale. Mon objectif principal situĂ© vers la zone 8-10€ qui correspond Ă  une ancienne zone de distribution importante. En cas de poursuite de la revalorisation du secteur spatial europĂ©en, il existe un scĂ©nario plus agressif vers les anciens sommets intermĂ©diaires. Ce n’est pas un trade basĂ© uniquement sur le graphique. La thĂšse repose surtout sur plusieurs Ă©lĂ©ments : ‱ montĂ©e en puissance du LEO via OneWeb ‱ positionnement potentiel dans IRISÂČ â€ą besoin croissant d’infrastructures spatiales souveraines en Europe ‱ exposition aux marchĂ©s gouvernementaux, dĂ©fense, aviation et maritime ‱ refinancement majeur rĂ©cemment finalisĂ© ‱ carnet de commandes de 3,4 Md€ offrant de la visibilitĂ© Pari sur Eutelsat moins comme un opĂ©rateur vidĂ©o en dĂ©clin et davantage comme un actif stratĂ©gique liĂ© Ă  la connectivitĂ© spatiale europĂ©enne. Évidemment, le dossier reste risquĂ©. La sociĂ©tĂ© reste dĂ©ficitaire, le capex demeure Ă©levĂ© autour de 900 M€ et la concurrence avec Starlink reste extrĂȘmement forte. Invalidation personnelle sous la zone des 2,1€. Risque Ă©levĂ©. Potentiel Ă©levĂ©. Dossier Ă  surveiller de trĂšs prĂšs dans les prochains mois avec les avancĂ©es sur IRISÂČ, le dĂ©ploiement OneWeb et l'Ă©volution du contexte gĂ©opolitique europĂ©en.
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$ASTS et la proposition d’autorisation au niveau de l’UE pour les systĂšmes fournissant des services mobiles par satellite (MSS). Deep dive en collaboration avec @Ausake_ Ce thread a pour objectif d'apporter des prĂ©cisions sur les enjeux pour ASTS dans le cadre du marchĂ© MSS EuropĂ©en. On abordera le cadre du marchĂ©, les diffĂ©rences technologiques, les enjeux politiques et commerciaux, pour enfin aboutir Ă  quelques opinions. 1/ Le cadre EuropĂ©en ec.europa.eu/commission/pres
 Cette proposition concerne la bande europĂ©enne 2 GHz MSS, utilisĂ©e pour les services mobiles par satellite : 1980–2010 MHz pour la liaison terminal/smartphone → satellite, et 2170–2200 MHz pour la liaison satellite → terminal/smartphone. Elle permettrait le dĂ©coupage de ces 30 MHz appairĂ©s en 3 blocs d’environ 10 MHz appairĂ©s : - 1/3 du spectre pour les communications gouvernementales via IRISÂČ : sĂ©curitĂ©, militaire, gouvernemental. - 2/3 du spectre dĂ©diĂ©s aux usages commerciaux/civils, dont le D2D mobile. Sur ces 2/3, on aurait environ 1 bloc de 10 MHz appairĂ©s rĂ©servĂ© aux acteurs EU seulement, et 1 bloc de 10 MHz appairĂ©s ouvert aux acteurs EU non-EU. 2/ L'axe technologique La diffĂ©rence technologique clĂ© entre AST SpaceMobile et les acteurs europĂ©ens type Eutelsat/OneWeb est assez simple. ASTS a conçu son architecture pour que le smartphone standard parle directement au satellite : pas d’antenne spĂ©ciale, pas de terminal dĂ©diĂ©, pas de box au sol. Le satellite joue le rĂŽle d’une immense antenne cellulaire en orbite, capable de capter le signal trĂšs faible d’un tĂ©lĂ©phone classique. Les satellites ASTS sont faits sur-mesure pour ça contrairement aux autres acteurs. De l'autre cĂŽtĂ©, Eutelsat/OneWeb, fonctionne aujourd'hui surtout selon une logique diffĂ©rente : le smartphone se connecte Ă  une antenne terrestre, un terminal dĂ©diĂ© ou une box locale, puis le satellite sert de lien de transport/backhaul vers le rĂ©seau opĂ©rateur ou Internet. Donc ASTS attaque le D2D pur de cette maniĂšre : smartphone → satellite → opĂ©rateur. Les acteurs europĂ©ens sont davantage positionnĂ©s de cette maniĂšre : smartphone → antenne/terminal au sol → satellite → opĂ©rateur/Internet. Et c’est une diffĂ©rence d’usage majeure : dans une zone sans antenne mobile terrestre, Eutelsat/OneWeb ne donne pas magiquement du rĂ©seau au smartphone nu. Il faut dĂ©ployer une antenne locale, un terminal satellite ou une box, puis redistribuer en Wi-Fi ou en 4G/5G locale. C’est utile, mais moins fluide qu’un vrai D2D oĂč le tĂ©lĂ©phone se connecte directement au satellite. Pour l’utilisateur, la diffĂ©rence de praticitĂ© est Ă©vidente. C'est lĂ  que le critĂšre de diffĂ©renciation parle. ASTS remplace potentiellement l’antenne mobile terrestre dans les zones non couvertes. OneWeb/Eutelsat connecte surtout des antennes, des sites isolĂ©s, des entreprises, du gouvernemental ou du backhaul mobile. Les EuropĂ©ens ont des atouts Ă©vidents sur le rĂ©galien, la souverainetĂ©, les communications sĂ©curisĂ©es et les infrastructures critiques. Mais sur le D2D grand public vers smartphone standard, ASTS semble avoir pris une avance technologique et commerciale nette. D'un point de vue "performances D2D", ASTS n’est pas limitĂ© Ă  du SMS satellite : la sociĂ©tĂ© a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© prĂšs de 100 Mbps en pic avec ses BlueBird Block 1, et annonce jusqu’à 120 Mbps par cellule de couverture pour les prochains BlueBird / Block 2, dont BlueBird 9 ferait partie (9 en cours de test, il vient d'arriver Ă  Cape Canaveral pour une nouvelle campagne de lancement Falcon 9). -> x.com/AST_SpaceMobile/status
 Le dĂ©bit rĂ©el utilisateur dĂ©pendra toutefois du spectre opĂ©rateur disponible et du nombre d’utilisateurs connectĂ©s dans la cellule. 3/ Le terrain politico-commercial Maintenant la partie n'est pas jouĂ©e uniquement sur des aspects techniques et utiles. On a dĂ©couvert cet article Politico hier : politico.eu/article/eu-reser
 Comme on le lit dans cet article, il semblerait qu'un petit bras de fer ait Ă©tĂ© entamĂ© au niveau de la commission EuropĂ©enne sur la souverainetĂ© EU partie satellites. Certains se lĂšvent afin de couper le chemin aux US, notamment Starlink. Mais les Etats-Unis n'apprĂ©cient guĂšre, surtout aprĂšs les accords EU-US qui ont Ă©tĂ© conclus derniĂšrement... Maintenant qu'est-ce qu'ASTS vient faire au milieu d'une Ă©quation de souverainetĂ© EU ? Et bien il y a eu une joint-venture (une coentreprise) montĂ©e entre Vodafone et ASTS. Ce qui pourrait faciliter une lecture europĂ©enne du dossier. Cette coentreprise s'appelle Satellite Connect Europe. Le point clĂ©, c’est que SatCo/ASTS n’arrive pas en Europe comme un simple acteur amĂ©ricain voulant capter du spectre. Toute l’architecture semble pensĂ©e pour rĂ©pondre aux exigences de souverainetĂ© europĂ©ennes : joint venture avec Vodafone, centre d’opĂ©rations en Allemagne, dĂ©pĂŽt ITU via l’Allemagne, intĂ©gration avec les opĂ©rateurs mobiles europĂ©ens, et architecture “bent-pipe” oĂč le satellite relaie surtout le signal tandis que l’intelligence rĂ©seau, les donnĂ©es, les clĂ©s et le contrĂŽle restent au sol, sous juridiction europĂ©enne. En clair : ASTS apporte la technologie D2D, mais l’habillage opĂ©rationnel et rĂ©glementaire est construit pour ressembler Ă  une infrastructure europĂ©enne. Sur le plan technique, ASTS dispose d’une techno qui pourrait couvrir diffĂ©rents types d’usages, y compris ceux des trois blocs, mais rĂ©glementairement le bloc rĂ©galien est destinĂ© Ă  un opĂ©rateur europĂ©en/IRISÂČ CĂŽtĂ© opĂ©rateurs existants, ASTS n’avance pas seul en Europe : la sociĂ©tĂ© a donc construit son accĂšs au marchĂ© via Vodafone et la joint venture Satellite Connect Europe, basĂ©e au Luxembourg. L’idĂ©e est simple : brancher la constellation ASTS directement aux rĂ©seaux des grands opĂ©rateurs mobiles europĂ©ens. Orange a dĂ©jĂ  signĂ© pour tester le D2D voix/SMS/data en Roumanie, tandis que Vodafone, TelefĂłnica, CK Hutchison et Sunrise sont aussi associĂ©s Ă  des essais europĂ©ens. Autrement dit, ASTS ne cherche pas Ă  remplacer les opĂ©rateurs : il veut devenir leur couche satellite D2D pour Ă©tendre la couverture mobile lĂ  oĂč les antennes terrestres n’existent pas. Il semblerait qu'ASTS ait un boulevard dĂ©jĂ  bien Ă©tabli. 4/ Zoom sur les contraintes, limites et opinions personnelles Nos commentaires en vrac : - ASTS/SatCo pourrait thĂ©oriquement se positionner sur plusieurs blocs, mais le bloc rĂ©galien semble naturellement destinĂ© Ă  IRISÂČ ou Ă  un acteur europĂ©en pleinement souverain - ASTS/Satellite Connect Europe n'a pas la garantie absolue de remporter le 2/3 restant bien que ses satellites aient Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s sur-mesure pour le D2D - Eutelsat pourrait jouer un pari asymĂ©trique avec des satellites prĂ©vus pour le D2D, mais ça demanderait une mise Ă  niveau rapide pour rĂ©pondre aux appels d'offres - L'Europe peut encore choisir de repousser le projet (extension des autorisations actuelles) pour permettre une mise Ă  niveau d'Eutelsat ou autre acteur EU MAIS - Il semblerait qu'ASTS ait bien, trĂšs bien prĂ©parĂ© le terrain en amont pour adresser ce marchĂ© - Il semblerait que les US aient des leviers de pression pour Ă©viter la discrimination d'acteurs directement ou indirectement US A CONSIDÉRER - TRÈS IMPORTANT L’Europe aura Ă©videmment des vellĂ©itĂ©s souverainistes, surtout sur les communications critiques. Mais dans les faits, il est probable qu’un compromis se dessine : ASTS/SatCo pourrait capter la partie D2D commerciale grand public, tandis que les acteurs europĂ©ens conserveraient la main sur le rĂ©galien, la dĂ©fense, les communications sĂ©curisĂ©es et IRISÂČ. Le vrai sujet n’est donc pas seulement “Europe vs États-Unis”, mais plutĂŽt : qui contrĂŽle les points sensibles de l’architecture ? Gateways, routage, clĂ©s de chiffrement, commandement, interception lĂ©gale, priorisation du trafic. Car tout Ă©quipement placĂ© en coupure peut devenir, par dĂ©finition, un MITM (Man In The Middle). Dernier point Ă  garder en tĂȘte : mĂȘme en excluant la Chine, le marchĂ© adressable d’ASTS reste gigantesque. L’Europe est stratĂ©gique, mais ce n’est qu’une partie du jeu mondial. Si le modĂšle D2D via opĂ©rateurs mobiles fonctionne, le potentiel dĂ©passe trĂšs largement le seul marchĂ© europĂ©en. NFA & DYOR.
Convoy complete. BlueBird 9 has officially arrived at Cape Canaveral,  ahead of the next Falcon 9 launch campaign.  🚀🚀 🚀 🚀 🚀 🚀 🚀 🚀 🚀 🚀 Built in Texas. Broadband from space. Designed to connect directly to everyday smartphones. đŸŒŽđŸ“¶đŸ“± #ASTSpaceMobile #Broadband #ConnectingtheUnconnected
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May 28
Avec l’IPO de SpaceX qui approche, le marchĂ© commence Ă  regarder beaucoup plus sĂ©rieusement tout l’écosystĂšme spatial. Et l’Europe vient probablement d’ajouter une piĂšce importante au narratif. La Commission europĂ©enne propose de revoir l’allocation de la bande MSS 2 GHz, utilisĂ©e pour les services mobiles par satellite. C’est une bande stratĂ©gique pour le direct-to-device, c’est-Ă -dire la connexion directe entre satellites et tĂ©lĂ©phones ou vĂ©hicules. Le point important n’est pas seulement technologique. Il est politique. L’Europe veut Ă©viter de dĂ©pendre entiĂšrement d’acteurs non europĂ©ens comme Starlink, Amazon Kuiper ou d’autres opĂ©rateurs amĂ©ricains. La proposition actuelle irait vers une division du spectre en plusieurs blocs : 1/3 rĂ©servĂ© aux usages gouvernementaux et sĂ©curisĂ©s, notamment autour d’IRISÂČ. 2/3 dĂ©diĂ©s aux usages commerciaux, avec une partie rĂ©servĂ©e aux acteurs europĂ©ens et une partie ouverte aux acteurs non europĂ©ens. Autrement dit, Bruxelles ne ferme pas totalement la porte aux gĂ©ants amĂ©ricains, mais cherche clairement Ă  crĂ©er une couche spatiale europĂ©enne plus souveraine. C’est lĂ  que le narratif devient intĂ©ressant. Avec SpaceX qui arrive en Bourse, les investisseurs vont probablement chercher des proxys cotĂ©s au spatial, Ă  la connectivitĂ© satellite, au LEO, au D2D et Ă  la souverainetĂ© europĂ©enne. Eutelsat, SES, AST SpaceMobile via ses partenariats europĂ©ens, Vodafone, Thales, Airbus ou d’autres acteurs de la chaĂźne spatiale pourraient donc revenir dans les radars. Attention nĂ©anmoins Ă  ne pas confondre narratif court terme et crĂ©ation de valeur long terme. Le secteur reste trĂšs capitalistique, trĂšs rĂ©glementĂ©, et la compĂ©tition avec SpaceX est extrĂȘmement difficile. L’accĂšs au spectre ne suffit pas. Il faut aussi les satellites, les lancements, les accords opĂ©rateurs, les terminaux, les gateways et la capacitĂ© Ă  exĂ©cuter industriellement. Mais Ă  court terme, le setup est clair : - IPO de SpaceX. - RĂ©allocation du spectre europĂ©en. - MontĂ©e du sujet D2D. - SouverainetĂ© spatiale europĂ©enne. - Recherche de valeurs cotĂ©es exposĂ©es au thĂšme. Je ne dis pas que tout le secteur devient automatiquement investissable. Mais je pense qu’il y a un narratif Ă  surveiller de prĂšs jusqu’à l’IPO de SpaceX, puis probablement dans les semaines suivantes, le temps que le marchĂ© digĂšre l’introduction et cherche les acteurs secondaires capables de bĂ©nĂ©ficier de cette revalorisation du thĂšme spatial. Je reviens vers vous trĂšs vite avec quelques thĂšmes sur lesquels on travaille avec @Dimitri2mdl
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May 27
Article trĂšs intĂ©ressant sur Kalray. Je n’ai pas encore eu le temps de me pencher en dĂ©tail sur le dossier, donc je reste prudent pour le moment. Mais je garde clairement ça Ă  l’Ɠil sur une optique trĂšs long terme. Ce n’est probablement pas le genre de position oĂč je placerais quelque chose avant un moment en attendant une opportunitĂ©, mais le sujet mĂ©rite d’ĂȘtre suivi.
J'ai vu beaucoup de choses passer sur l'accord entre Kalray et OpenChip. Ça va diluer. C'est un risque. Qui est cette boĂźte espagnole. C'est une prise de contrĂŽle. Les actionnaires vont se faire rincer. Peu de gens ont rĂ©ellement lu les clauses et ont compris la mĂ©canique. Encore moins ont fait le calcul de ce que cette dilution injecterait rĂ©ellement dans la trĂ©sorerie de Kalray. Spoiler : au cours actuel c'est l'Ă©quivalent de la capitalisation boursiĂšre entiĂšre. Soit au maximum 200M€ En cash ! DĂ©cortiquons. OpenChip est une sociĂ©tĂ© barcelonaise fondĂ©e en 2021 qui conçoit des SoC RISC-V pour le HPC et l'IA. Son CEO Cesc Guim vient d'Intel oĂč il a passĂ© vingt ans et dĂ©posĂ© plus de 650 brevets. Et depuis mai 2026 son prĂ©sident n'est autre que TobĂ­as MartĂ­nez, l'ancien CEO de Cellnex. Ce n'est pas une startup financĂ©e par du venture capital. OpenChip est adossĂ© Ă  111 millions d'euros de fonds Next Generation EU et du programme IPCEI microĂ©lectronique, c'est-Ă -dire de l'argent souverain europĂ©en flĂ©chĂ© vers la conception de processeurs. Le Barcelona Supercomputing Center et GTD en sont actionnaires fondateurs. ---------------------------------------------------------- Maintenant parlons du contrat. Il se structure en deux phases distinctes. - Phase 1 signĂ©e le 22 mai 2025. Un contrat de licence IP non exclusif de 4 millions d'euros qui accorde Ă  OpenChip des droits d'usage sur les technologies Kalray pour co-dĂ©velopper le DPU Dolomites, dont 2 millions payĂ©s immĂ©diatement. Kalray allonge son horizon de trĂ©sorerie dans la foulĂ©e. - Phase 2 signĂ©e le 10 juillet 2025. Un contrat de prestations de services de 10 millions d'euros sur 12 mois portant sur le dĂ©veloppement d'une version personnalisĂ©e du DPU pour les gigafactories IA. Cinquante ingĂ©nieurs Kalray sont transfĂ©rĂ©s temporairement sur le projet, ce qui fait sortir leurs salaires de la base de coĂ»ts et fait chuter l'OPEX mĂ©caniquement. Total de l'enveloppe : 14 millions d'euros sur 12 mois, pour une sociĂ©tĂ© qui faisait 3,6 millions de CA DPU un an plus tĂŽt. Cependant le plus important n'est pas lĂ . Le cƓur de l'accord c'est la clause de prise de participation. Elle fonctionne en deux Ă©tages. Premier Ă©tage. OpenChip reçoit des bons de souscription d'actions (BSA) portant sur 2 881 577 actions exactement, avec un prix d'exercice fixĂ© Ă  0,69 euro par action, soit 160% du VWAP des trois sĂ©ances prĂ©cĂ©dant l'annonce du 22 mai 2025. L'exercice est conditionnĂ© Ă  la signature du contrat de services. Cette condition a Ă©tĂ© levĂ©e le 10 juillet 2025 quand la Phase 2 a Ă©tĂ© signĂ©e. Si OpenChip exerce la totalitĂ© de ces BSA il dĂ©tient 20% du capital de Kalray. Pour environ 2 millions d'euros. Aujourd'hui le titre cote autour de 13 euros alors que le prix d'exercice est Ă  0,69 euro, soit une dĂ©cote de 95%. C'est le prix payĂ© pour avoir structurĂ© le deal quand personne ne voulait de Kalray. DeuxiĂšme Ă©tage. OpenChip dispose d'une option pour monter Ă  51% du capital en demandant Ă  Kalray d'Ă©mettre des actions nouvelles supplĂ©mentaires. Le prix de souscription n'est plus fixe cette fois mais indexĂ© au marchĂ©, Ă  120% du VWAP des trois derniĂšres sĂ©ances au moment de l'exercice. C'est une clause importante : le premier Ă©tage rĂ©compense le risque pris tĂŽt tandis que le deuxiĂšme protĂšge les actionnaires existants puisque le prix suit le cours. NĂ©anmoins la dilution potentielle reste massive. Si OpenChip monte Ă  51% le capital devra environ doubler et les actionnaires actuels passeront de 100% Ă  49%. Or en droit boursier français le franchissement du seuil de 50% dĂ©clenche normalement une obligation d'OPA, mĂȘme si l'AMF prĂ©voit des dĂ©rogations en cas de restructuration financiĂšre. Kalray n'a pas communiquĂ© de demande de dĂ©rogation Ă  ce stade. La deadline pour les deux Ă©tages est la mĂȘme. 31 juillet 2026. Dans 66 jours. Regardons maintenant les rĂ©sultats. Parce que l'accord OpenChip a transformĂ© la trajectoire de Kalray. FY2025. Le CA DPU passe de 3,6 Ă  14,3 millions. MultipliĂ© par 4. La marge brute passe de 51% Ă  93%. Premier EBITDA positif Ă  6,2 millions sur le pĂ©rimĂštre semi-conducteur. Premier free cash flow positif Ă  2,3 millions. Le modĂšle hybride licence IP plus services fonctionne. Et ce n'est pas tout. Lors de la publication des rĂ©sultats en avril 2026 Kalray annonce avoir finalisĂ© un deuxiĂšme contrat-cadre de plus de 10 millions d'euros sur 18 mois, portant sur une licence technologique et des prestations de services pour le design d'une nouvelle gĂ©nĂ©ration de puce avec un acteur majeur des infrastructures IA et HPC. Pas OpenChip cette fois mais un autre (Bull?), avec en plus des royalties sur les produits finaux. Le modĂšle se rĂ©plique dĂ©jĂ . En parallĂšle Kalray prolonge le partenariat OpenChip de 12 mois supplĂ©mentaires jusqu'en juillet 2027 avec une vingtaine d'experts dĂ©diĂ©s cette fois. Le pĂ©rimĂštre s'Ă©largit vers le Edge AI et les projets europĂ©ens de R&D, et Kalray indique vouloir rĂ©pliquer ce modĂšle avec d'autres partenaires industriels. Et en mai 2026 OpenChip nomme TobĂ­as MartĂ­nez Ă  la prĂ©sidence. L'homme qui a transformĂ© Cellnex d'un opĂ©rateur de tours espagnol en un champion paneuropĂ©en valorisĂ© 30 milliards. Ce n'est pas un choix anodin pour une sociĂ©tĂ© qui structure sa gouvernance avant une potentielle prise de contrĂŽle. ----------------------------------------------------------- Retournons au coeur du sujet. Est-ce que cette dilution est un problĂšme ? La rĂ©ponse courte. Non. Et voici pourquoi : 1ïžâƒŁ PremiĂšrement l'exercice de la clause injecte du cash frais dans Kalray. DĂ©roulons le calcul. L'Ă©tage 1, les BSA, rapporte environ 2 millions d'euros Ă  Kalray si OpenChip exerce. C'est le ticket d'entrĂ©e pour 20% du capital. Mais c'est l'Ă©tage 2 qui change tout. OpenChip a dĂ©jĂ  ses 20% via les BSA. Pour monter de 20% Ă  51% il doit souscrire des actions supplĂ©mentaires au prix du marchĂ© majorĂ© de 20%. Au cours actuel de 13 euros cela signifie un prix de souscription de 15,60 euros par action. Le nombre d'actions nĂ©cessaires pour combler le delta de 20% Ă  51% est d'environ 13 millions de titres. Soit environ 205 millions d'euros de cash frais injectĂ©s directement dans la trĂ©sorerie de Kalray. Ajoutons les 2 millions de l'Ă©tage 1. Total : environ 207 millions d'euros de capital pur. Pas une dette, pas un prĂȘt convertible, pas une equity line. Du cash. L'Ă©quivalent de la capitalisation boursiĂšre actuelle de Kalray qui entre dans ses caisses en une seule opĂ©ration. Soyons honnĂȘtes nĂ©anmoins. Ce scĂ©nario Ă  51% est le maximum contractuel, pas une certitude. Les 111 millions de fonds europĂ©ens d'OpenChip sont flĂ©chĂ©s vers la R&D et ne peuvent pas servir Ă  acheter du capital. OpenChip n'a pas encore de revenus commerciaux significatifs et GTD son actionnaire fondateur fait 90 millions de chiffre d'affaires. Mobiliser 207 millions en fonds propres supposerait soit un co-investisseur de poids soit un montage financier structurĂ©. Le scĂ©nario le plus probable reste un exercice des BSA pour 20% Ă  court terme suivi d'une montĂ©e progressive au capital. La nomination de TobĂ­as MartĂ­nez, un homme qui sait structurer des deals paneuropĂ©ens de plusieurs milliards, va exactement dans ce sens. 2ïžâƒŁ DeuxiĂšmement c'est la fin de la dilution rampante. Avant cet accord Kalray se finançait par equity line, c'est-Ă -dire une Ă©mission d'actions au fil de l'eau sur le marchĂ©, mois aprĂšs mois, sans contrepartie industrielle. Juste de la survie. L'equity line a Ă©tĂ© terminĂ©e en fĂ©vrier 2025 et OpenChip remplace dĂ©sormais un mĂ©canisme de dilution passive par une dilution active adossĂ©e Ă  des contrats rĂ©els. 3ïžâƒŁTroisiĂšmement OpenChip n'est pas un fonds mais un actionnaire industriel. Il n'apporte pas juste du cash mais aussi 14 millions de chiffre d'affaires, cinquante ingĂ©nieurs intĂ©grĂ©s au projet, un accĂšs Ă  111 millions de fonds europĂ©ens, un rĂ©seau institutionnel via le Barcelona Supercomputing Center, des projets de R&D conjoints et un deuxiĂšme contrat dĂ©jĂ  signĂ© avec un autre acteur. La valeur créée dĂ©passe largement le pourcentage cĂ©dĂ©. 4ïžâƒŁ QuatriĂšmement le prix de l'alternative. Sans OpenChip en mai 2025 Kalray faisait 3,6 millions de CA DPU avec un EBITDA nĂ©gatif et un cash qui fondait. La sociĂ©tĂ© cherchait Ă  se faire racheter et personne ne voulait la prendre. OpenChip a structurĂ© le deal quand le titre cotait autour de 40 centimes et le BSA Ă  0,69 euro reprĂ©sentait en rĂ©alitĂ© une prime de 60% sur le VWAP de l'Ă©poque. Le fait que ça paraisse bradĂ© aujourd'hui Ă  13 euros c'est justement la preuve que l'accord a créé de la valeur. La question n'est pas de savoir si ça dilue. Évidemment que ça dilue. La question c'est de savoir si la valeur par action augmente malgrĂ© la dilution. Et quand le CA fait fois 4, que la marge passe Ă  93%, que le premier EBITDA positif arrive et qu'un deuxiĂšme contrat de 10 millions est sur le point de se signer dans la foulĂ©e la rĂ©ponse est oui. -------------------------------------------------------- RĂ©sumons la situation. - OpenChip dĂ©tient des BSA qui lui permettent de prendre 20% de Kalray pour 2 millions d'euros. - Il dispose d'une option pour monter Ă  51% Ă  120% du cours de marchĂ©. - Il est financĂ© par 111 millions d'argent souverain europĂ©en. - Son nouveau prĂ©sident est un bĂątisseur d'infrastructure paneuropĂ©enne. - Le contrat est prolongĂ© jusqu'en 2027. Un deuxiĂšme client majeur est dĂ©jĂ  signĂ©. - Les rĂ©sultats FY2025 valident le modĂšle. Et la deadline pour tout exercer est dans 66 jours. Toujours investisseur. Toujours biaisĂ©. A suivre. 👀
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May 26
Je vois beaucoup de critiques sur la nouvelle Ferrari, et honnĂȘtement je ne suis pas spĂ©cialement fan non plus. Mais je pense qu’on oublie quelque chose d’important. On n’est probablement pas la cible. Et surtout, une marque comme Ferrari ne conçoit plus uniquement des voitures pour les puristes automobiles occidentaux. Elle construit aussi : des objets culturels mondiaux, des symboles de statut ultra reconnaissables, et des voitures pensĂ©es pour une Ă©poque dominĂ©e par les rĂ©seaux sociaux et l’attention, ce qui semble avoir bien fonctionnĂ© jusqu'ici. Un design consensuel gĂ©nĂšre rarement autant de valeur qu’un design clivant. Alors oui, peut-ĂȘtre que certains choix parlent davantage Ă  des marchĂ©s comme la China, le Moyen-Orient ou les nouveaux acheteurs du luxe mondial. Et au fond, j’aime bien l’idĂ©e qu’ils prennent ce risque. Les marques qui deviennent des lĂ©gendes ne sont pas celles qui rĂ©pĂštent Ă©ternellement la mĂȘme formule..
🇼đŸ‡č RIP Ferrari, the new Ferrari Luce looks like any other Chinese EV, even worse than top models. Teslas look better too. The first electric Ferrari designed by LoveFrom is just terrible for a Ferrari. What is this? Ferrari is just a normie car brand now? Enzo Ferrari is rolling in his grave. Just hire Pininfarina for the design FFS. A Ferrari must be beautiful, a piece of art first and foremost.
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May 26
MalgrĂ© tout le short Ă©tait honnĂȘte 😛
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