La France est un pays de frondeurs, d’ingénieurs, de chercheurs et d’industriels capables de se réinventer quand l’ambition est claire.
Sur les semi-conducteurs et le quantique, il n’est pas trop tard. Mais il faut éviter l’erreur classique de vouloir tout faire, partout, avec trop peu de moyens
La France doit choisir les maillons oĂą elle peut devenir indispensable.
Quelques points qui pourraient être intéressants :
1. Une fiscalité beaucoup plus attractive pour les pépites industrielles
Crédit d’impôt, amortissements accélérés, incitations au réinvestissement en R&D, stock-options plus compétitives, PEA encore plus avantageux pour orienter l’épargne vers nos champions technologiques.
Bonus : Un fond de retraite souverain avec avec un panier axé sur nos pépites (Spoiler : infaisable).
Il faut permettre aux jeunes entreprises hardware de grandir en France, de lever en France, de produire en France, sans ĂŞtre contraintes de partir chercher ailleurs le capital patient dont elles ont besoin.
2. Des parcours qualifiants beaucoup plus rapides
Les semi-conducteurs, ce ne sont pas seulement des ingénieurs. Ce sont aussi des techniciens de salle blanche, opérateurs, spécialistes packaging, test, métrologie, maintenance, process, qualité.
Il faut des formations courtes, exigeantes, professionnalisantes, directement connectées aux fabs, aux laboratoires, aux sous-traitants et aux équipementiers.
Pas dans cinq ans, il nous le faut au plus vite.
3. Des investissements massifs sur des niches critiques
>La Corée est devenue incontournable en mémoire avec Samsung et SK Hynix qui ont récemment poussé l'indice coréen très haut.
>TaĂŻwan en fonderie avec TSMC.
>Les Pays-Bas en lithographie avec ASML.
La France doit choisir ses propres goulots d’étranglement : matériaux, électronique de puissance, photonique, packaging avancé, équipements, logiciels EDA, contrôle qualité, supply chain critique.
Et ces entreprises existent déjà . 2CRSI, KALRAY , SOITEC, STMi, RIBER pour ne citer que elles.
Je pense qu’Il faut arrêter de penser uniquement en enveloppes budgétaires
Le vrai sujet, c’est la concentration des moyens, la vitesse d’exécution et la construction d’un avantage industriel défendable sur 10-20-30 ans, comme on a su faire sur le nucléaire. Mieux vaut dominer 3 maillons critiques que subventionner 30 projets moyens.
La France sait faire, nos ingénieurs sont parmis les meilleurs au monde. Maintenant, il faut choisir, accélérer et protéger nos champions.
Notre pays est incroyable mais rendons le indispensable
La France investit pour son avenir.
1,5 milliards d’euros pour le quantique et pour les semi-conducteurs. Avec France 2030, nous renforçons notre souveraineté, nos talents et nos capacités d’innovation.
L’Europe doit être à la hauteur de cette révolution technologique.