Aujourd’hui, force est de constater que l’agression lancée depuis l’Ouganda en 1990 par Kagame n’a jamais été une guerre de libération.
Il s’agissait d’une entreprise contre-révolutionnaire soigneusement planifiée, visant à instaurer une nouvelle ethnocratie informelle, habilement dissimulée derrière un nuage de langage manipulateur.
Sur la réalité de l'ethnocratie tutsi à 2 étages :
africanarguments.org/2021/11…
Extrait du livre de Jean-Marie Ndagijimana :
"En juin 1991, je me trouvais à Kigali pour assister au dernier congrès national du MRND, l'ancien parti unique.
Ma mère apprenant que je flirtais avec les leaders de certains partis de l'opposition, me demanda de passer la voir.
Je compris que j'étais « convoqué » par la seule personne dont l'avis comptait vraiment pour moi depuis la disparition de mon père en janvier 1990."
[...]
Après un voyage harassant à travers la forêt de Nyungwe, j'arrivai tard la nuit à Gihango où elle m'attendait de pied ferme.
Aussitôt les embrassades d'usage terminées, elle qui ne parlait jamais de politique m'amena très vite sur ce terrain glissant.
« Mon fils, me dit-elle, j'ai appris que tu serais dans le parti de Faustin Iwagiramungu, qui est contre habyarimana.
J'aimerais savoir ce que tu reproches au président.»
Venant de ma mere, cette question me surprit au plus haut point.
Avant même que je n'aie eu le temps de trouver une explication plausible, elle exprima les vraies raisons de sa préoccupation.
« Tu sais, fils, que nous avons pu beneficier d'une trêve depuis que ce président est au pouvoir.
Avant lui, nous étions tout le temps sur le qui-vive.
Grâce à Habyarimana, nous dormons tranquilles car nous bénéficions d'une paix sociale inconnue entre 1959 et 1973.
Et toi tu veux soutenir le parti MDR qui veut nous ramener à la situation d'avant?
Pourquoi? »
Je compris immédiatement que pour ma mère, le « nous » signifiait la communauté tutsi.
Je compris aussi que le parti MDR rénové auquel je voulais adhérer avait probablement commis l'erreur de reprendre le sigle de l'ancien parti révolutionnaire qui avait laissé des mauvais souvenirs au sein de la communauté tutsi.
Pour ma mère et beaucoup d'autres Tutsi, le président Habyarimana était une sorte de protecteur, une digue, un mur de soutènement qui les protégeait contre la volonté destructrice des extrémistes.
De fait depuis la prise du pouvoir par le général Habyarimana jusqu'à l'invasion du Rwanda par les troupes du FPR, les Tutsi du Rwanda ont été à l'abri des turbulences politiques qui étaient leur lot quotidien entre 1959 et 1973.
Si l'on ne peut exclure que des discriminations révoltantes fondées sur un système de quotas mal définis ont existé sous Habyarimana, l'état de paix et de cohésion sociale à l'intérieur du Rwanda n'avait rien à voir avec les tableaux dépeints aujourd'hui par les soi-disant spécialistes du Rwanda dont certains étaient des thuriféraires zélés du régime Habyarimana.
La vérité doit être dite au sujet de cet homme qui n'était pas le diable que ses ennemis ont décrit.
En particulier en matière de relations interethniques Hutu-Tutsi.
Habyarimana n'était pas un extrémiste anti Tutsi, bien au contraire.
Pendant les 17 ans qu'a duré son régime, pas un seul Tutsi n'a été victime d'une quelconque violence politique.
Au contraire, de 1973 à 1990, Habyarimana s'est battu au couteau pour protéger les Tutsi contre les faucons du régime qui menaçaient de les mettre au pas à la première occasion.
Il a fallu qu'il soit affaibli par la guerre pour que les querelles, interethniques refassent surface."
Je mets au défi les spécialistes autoproclamés des questions rwandaises de me citer le nom d'un seul Tutsi ayant été victime de harcèlement, emprisonné ou assassiné au Rwanda pour des raisons politiques entre le 5.07.1973 et le 1.10.1990
Bien plus, les extrémistes Hutu ont toujours accusé le président Habyarimana de surprotéger les Tutsi, voire d'avoir livré le pays à la minorité tutsi."