Un gouvernement du PQ adoptera une loi pour protéger la liberté d’expression
Depuis de nombreuses années, comme chef, j’ai sonné l’alarme sur les différentes menaces à la liberté d’expression qui sont de plus en plus présentes dans notre société.
Pensons à la censure dans les universités ou certains médias, la « cancel culture » qui nous pousse à ne plus utiliser certains mots ou aborder certains sujets. Tout cela est inacceptable en démocratie et je l’ai dénoncé à de nombreuses reprises.
Maintenant, c’est l’agenda législatif du gouvernement caquiste qui vient introduire de nouvelles menaces à la liberté d’expression. Au Parti Québécois on est en désaccord profond avec ces nouvelles dispositions qu’on retrouve dans plusieurs projets de lois caquistes récemment adoptés ou déposés.
Cette tendance qu’a le gouvernement Legault à contraindre des groupes au mutisme m'inquiète.
On peut avoir des désaccords importants avec des syndicats ou une fédération de médecins par exemple, il peut y avoir des négociations ardues, mais limiter la liberté d'expression dans une société, c'est toujours la mauvaise réponse. Je préfère que les gens s'expriment et débattent sur le fond que d'être dans une société qui, petit à petit, contraint tout le monde à une forme de mutisme.
C’est pourquoi un gouvernement du Parti Québécois légiférera pour abroger ces mesures du gouvernement Legault qui menacent la liberté d'expression. Cela touche la loi 1, 2 et 3, soit le projet de constitution québécoise et la réforme du régime syndical, ainsi que la réforme du mode de rémunération des médecins.
Dans le projet de loi 3, je tiens à dire que je suis en désaccord profond avec l’utilisation des cotisations syndicales de certains syndicats (pensons à la FAE qui conteste la loi 21 par exemple). Je pense qu'il est nécessaire d'améliorer la reddition de comptes entre les membres des syndicats et la poignée de personnes qui les dirigent. Mais je ne pense pas que c’est aux fonctionnaires du gouvernement de faire la police autour de chaque geste de chaque organisation. Il y a déjà assez de bureaucratie de contrôle dans ce gouvernement et c’est notre engagement de réduire cette bureaucratie.
Tout cela fera partie d'une loi plus large garantissant la protection de la liberté d'expression, tant dans les milieux académiques, dans les médias publics ou dans les organismes du gouvernement. C'est notre devoir de s'assurer de maintenir un débat démocratique qui est sain et libre.