En appeler à l'autorité des linguistes quand il s'agit du souci de la langue française est aussi vain que de consulter un gynécologue pour parler d'amour ou de confier à un neurologue ses dilemmes existentiels.
Il y a comme un malentendu. La plupart des linguistes se font un point d'honneur de décrire la langue sans la juger. Cela se défend, scientifiquement parlant.
Pour autant que la compétence soit au rendez-vous - et l'on ne peut pas dire que celle Mme Abeillé saute aux yeux, si l'on en juge à la litanie de lieux communs et d'inepties pures et simples dont son propos est émaillé. (Au passage, j'ai la conviction que si l'école publique, achevant de s'effondrer, se mettait à suivre les préconisations aberrantes de Mme Abeillé, celle-ci ne manquerait pas de mettre ses enfants en lieu sûr, mais j'ai mauvais esprit.)
Lorsqu'il s'agit, non plus de décrire des mécanismes objectifs de la langue, mais de parler pédagogie, les passions idéologiques ont du mal à se cacher, et nos linguistes atterrés oublient toute retenue. Toute régulation leur paraît au mieux une concession inévitable, au pis une convention suspecte, surtout si elle vient "d'en haut". Pour eux, la langue française n'a pas être défendue : par définition, elle va très bien (merci !), tant qu'on continue à la pratiquer... Parler de "bon français" n'est-il d'ailleurs pas un tantinet fasciste, ou classiste, sinon raciste ?
Fort bien. Laissons-les décrire la langue telle qu'elle fonctionne et évolue. Ne leur demandons pas ce qui n'est tout simplement ni de leur goût, ni de leurs droits, ni de leurs compétences : prendre soin de la langue, en hiérarchiser les usages, en déterminer des règles.
La belle langue n'est pas leur problème. L'élégance n'est pas leur affaire. Mais elle est la nôtre. Je dis toujours à mes étudiants de lettres qu'ils ne doivent pas seulement se servir de la langue, mais aussi servir la langue, servir une belle langue à ceux auxquels ils s'adressent...
Oui, le français est à nous. Pas aux linguistes.
🔴 BAC 2026 : Cette enseignante prône l'introduction des tablettes avec correcteur orthographique pour les épreuves de Français
✅ Dans le cadre de la session 2026 du Baccalauréat, le ministre de l'Éducation nationale
@EdouardGeffray, a enjoint les correcteurs à se montrer plus exigeants quant à la correction de la langue. En pure perte au vu de l'idéologisation régnant dans le corps professoral.
✅ Anne Abeillé, professeure de linguistique à l'université Paris Cité et membre du collectif "Les Linguistes Atterrés" nous livre les solutions de son association atterrante pour modifier l'enseignement de notre langue et la rendre accessible aux illettrés. Nous rappelons le programme de ces déconstructeurs :
- Simplification de l'orthographe ;
- Suppression de la notation ;
- Suppression de l'Académie Française ;
- Suppression de la dictée traditionnelle ;
- Suppression du participe passé ;
- Suppression des consonnes doubles ;
- Suppression des pluriels en X.
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@franceinter - Le 5/7