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A pris la parole lors de la cérémonie de clôture de #BharatInnovates2026 à Nice, en France. A exprimé son optimisme et sa confiance quant aux résultats obtenus au cours des trois derniers jours, reflétant l’immense potentiel du partenariat franco-indien en matière d’innovation. A souligné comment le leadership inspirant du Premier ministre @NarendraModi ji et du Président @EmmanuelMacron, ainsi que leur vision commune dans le cadre de « l’Année de l’innovation Inde-France 2026 », ont posé les fondations de ce qui est devenu une plateforme véritablement transformatrice. A invité les dirigeants d’entreprise, PDG, investisseurs et innovateurs à se joindre à l’Inde pour construire un avenir plus radieux et durable, porté par l’innovation à grande échelle. @BharatInnov2026 m.youtube.com/live/DOJXPnOYv…
Addressed the closing ceremony of #BharatInnovates2026 in Nice, France. Expressed optimism & confidence in the outcomes achieved over the past three days, reflecting the immense potential of the India-France innovation partnership. Highlighted how the inspiring leadership of PM @NarendraModi ji and President @EmmanuelMacron, along with their shared vision under the 'India-France Year of Innovation 2026', laid the foundation for what has emerged as a truly transformational platform. Invited business leaders, CEOs, investors, and innovators to join hands with India in building a brighter & sustainable future powered by innovation at scale. @BharatInnov2026 📹 youtube.com/live/DOJXPnOYvCg
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« Allah m’a donné une chance. Je veux simplement m’assurer que tout ce que je fais pendant ce voyage, je le poursuive pour le reste de ma vie. » Mariyam et Aamir évoquent la patience et la douceur que le Hajj exige de chaque pèlerin non pas comme un état temporaire de quelques jours, mais comme une expérience profondément transformatrice. Leur espoir, comme celui de chaque pèlerin, est de rentrer chez eux changés plus légers, plus bienveillants, et plus proches d’Allah, avec leurs fautes effacées. Qu’Allah leur accorde, ainsi qu’à tous les pèlerins, un Hajj mabroor et un changement de cœur durable. #HajjAvecAlBait #Hajj2026
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A RETENIR ⛔⛔🇨🇩 Mon opinion sur la représentativité politique à Shabunda Dire la vérité ne devrait jamais être considéré comme un acte de haine. Lorsqu'il s'agit d'évaluer nos dirigeants, seuls les faits doivent parler. À ce jour, force est de constater qu'aucune action majeure et véritablement transformatrice n'est visible dans notre territoire de Shabunda. Nos deux députés nationaux ont certes effectué des démarches administratives et adressé des correspondances aux autorités compétentes, mais les résultats attendus par la population tardent toujours à se concrétiser. Sur le terrain, les réalisations demeurent très limitées. Quelques travaux de caniveaux ont été réalisés, mais ils ne sauraient répondre aux immenses défis de développement auxquels notre territoire est confronté. La population attend des infrastructures routières, des écoles, des centres de santé, des projets d'accès à l'eau potable, à l'électricité et des opportunités d'emploi pour la jeunesse. Que certains jeunes prennent la défense de leurs leaders politiques est leur droit le plus légitime. Cependant, la loyauté politique ne doit jamais remplacer l'analyse objective des faits. Les critiques formulées aujourd'hui ne sont motivées ni par la haine ni par un règlement de comptes. Elles découlent simplement d'un constat observable par tous. La démocratie exige que les élus rendent compte de leur gestion et de leurs réalisations. Être élu n'est pas un privilège permanent, mais une responsabilité envers le peuple. C'est pourquoi j'estime que la population de Shabunda doit désormais exiger, avant toute élection, un véritable pacte social entre les candidats et les citoyens. Ce pacte devra préciser les engagements concrets, les priorités de développement et les résultats attendus durant le mandat. Ainsi, au terme du quinquennat, chaque élu pourra être évalué non sur ses discours ou ses promesses, mais sur ses réalisations effectives. Le développement de Shabunda ne se construira ni sur les slogans ni sur les passions politiques, mais sur la redevabilité, le travail et les résultats. Le peuple vote, mais il doit aussi évaluer. Le mandat se gagne dans les urnes, mais se justifie par les réalisations. #Shabunda #Redevabilité #Développement #Gouvernance #RDC #CitoyennetéResponsable @22Chancellatsha @AssembleeNatRDC @sumahili_emile @WendaPlacide
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AFREWATCH a participé du 10 au 11 juin à Nairobi au Dialogue sur les entreprises et les droits humains en Afrique de l'Est et dans la Corne de l'Afrique. Co-organisé par @DanChurchAid @GlobalcompactKE @UNDP @NANHRI40 et OHCHR, ce forum a eu pour sous le thème : « Au-delà de la conformité : renforcer les chaînes d'approvisionnement responsables et axées sur les droits en Afrique de l'Est et dans la Corne de l'Afrique ». Intervenant au sein du panel consacré à « De l'engagement à l'action : rendre la diligence raisonnable opérationnelle et transformatrice dans les secteurs extractif et énergétique », Jean-Pierre LWAMBA, a mis en lumière les écarts persistants entre les engagements politiques et leur mise en œuvre effective sur le terrain dans le secteur extractif en République démocratique du Congo. Il a particulièrement insisté sur la nécessité de faire de la diligence raisonnable un véritable outil de prévention des abus, de redevabilité et de développement durable au bénéfice des communautés locales affectées par les activités extractives.
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S'appuyant sur le paradigme d'évaluation transformatrice de Donna Mertens, cette approche considère l'évaluation non seulement comme un moyen de mesurer le changement, mais aussi comme un moyen d'y contribuer.
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Le Centre pour l'impact public (CPI) s'est associé à la Greater London Authority (GLA) pour mener une évaluation transformatrice du New Deal for Young People (NDYP), l'engagement de la GLA à garantir à chaque jeune Londonien l'accès à un mentorat... centreforpublicimpact.org/wp…

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Replying to @haru13010
Placer cette responsabilité sur la victime c'est aussi une violence Je te conseille de te renseigner sur le concept de justice transformatrice, et en général d'avoir une vision moins débile de ce qu'est la justice
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Les préparatifs sont en cours pour vous offrir une meilleure expérience entrepreneuriale immersive et transformatrice à travers l'Université des Entrepreneurs, qui s'impose aujourd'hui comme l'une des solutions les plus adaptées #universitédesentrepreneurs #BizprexInstitute
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Kozah/approche transformatrice du genre et participation politique des femmes : les acteurs communaux outillés sur la thématique atop.tg/kozah-approche-trans…
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Après une lecture attentive du manifeste de campagne de madame @JulianaLumb, une conclusion s'impose : son programme est plus réaliste et dynamique. Quelques chiffres permettent de mesurer l'enjeu : • Plus de 320 millions de francophones aujourd'hui ; • Plus de 700 millions attendus d'ici 2050 ; • 85 % de cette croissance se fera en Afrique ; • 93 États et gouvernements membres ; • Près de 16 % du PIB mondial ; • Environ 20 % du commerce international. Avec un tel potentiel démographique et économique, une question demeure : pourquoi la @OIFrancophonie peine-t-elle encore à devenir un véritable moteur de développement pour ses populations ? La réalité est que l'OIF a progressivement perdu une partie de l'influence diplomatique qui faisait autrefois sa force à cause de la gestion hasardeuse actuelle. Le bilan de la gouvernance actuelle laisse apparaître une inefficacité manifeste face aux défis majeurs auxquels sont confrontés les États francophones. Sous Abdou Diouf, la Francophonie jouait un rôle visible dans la médiation politique, la prévention des crises et l'accompagnement des processus démocratiques. Aujourd'hui, beaucoup peinent à identifier des réalisations majeures à la hauteur des attentes et des défis du monde francophone. C'est précisément là que le projet de madame @JulianaLumb marque une rupture avec une gouvernance davantage protocolaire que transformatrice. Sa proposition de créer une Académie francophone pour la paix constitue l'une des innovations les plus ambitieuses de cette campagne. L'objectif est clair : • Former des médiateurs et experts en prévention des conflits ; • Développer un réseau francophone d'intervention rapide ; • Renforcer les mécanismes d'alerte précoce ; • Produire une expertise stratégique francophone sur les crises internationales ; Ce projet permettra également à de nombreux jeunes d'accéder à des perspectives concrètes d'engagement professionnel, tout en intégrant les innovations technologiques au service de la paix. Au lieu d'intervenir uniquement lorsque les crises éclatent, l'Académie francophone pour la paix contribuerait à construire une capacité permanente de prévention, d'anticipation et de gestion des conflits. Cette approche apparaît nettement plus productive pour la jeunesse francophone et pour l'avenir même de la Francophonie. Le même pragmatisme se retrouve dans son approche de l'entrepreneuriat. Face aux défis de l'emploi et de l'insertion professionnelle, la Francophonie doit devenir un véritable espace de création d'opportunités : • La mise en réseau des incubateurs ; • Le développement de la mobilité professionnelle francophone ; • Le renforcement des partenariats entre universités, entreprises et centres d'innovation ; • La consolidation des écosystèmes entrepreneuriaux. Cette orientation est particulièrement pertinente lorsque l'on sait que les PME représentent plus de 90 % du tissu économique dans de nombreux pays francophones. Là où certains se contentent d'administrer la Francophonie, @JulianaLumb propose de la transformer. Ses propositions traduisent une vision plus moderne, plus proactive et davantage tournée vers les besoins concrets des populations francophones, en particulier ceux de la jeunesse, qui constituera demain la principale force démographique de l'espace francophone, ce projet apporte des réponses structurées à des défis bien réels. @Com_mediasRDC @RDC_Minafet @PatrickMuyaya @amluzayamo @JF_LE_DRIAN @jeune_afrique @xtr_africa @LitsaniChoukran @damkup @kamba82 @Alix_rdc #LumumbaOIF
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Dans la liturgie, nous sommes invités à participer — corps, esprit et cœur — et à entrer dans une dimension habitée par le Saint-Esprit. Pour nous permettre d’entrer dans cette dimension, la liturgie est tissée de signes et de symboles qui ont une dimension performative et transformatrice. #AudienceGénérale
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Un nouveau chapitre dans l’investissement sportif haut de gamme prend forme. Mada Capital renforce sa stratégie d’investissement sportif grâce à un partenariat stratégique avec SKR Ventures, obtenant une exposition au paysage élitiste du basketball européen via LDLC ASVEL, l’un des clubs les plus historiques et couronnés de succès de France, dirigé par Tony Parker. Alors que le basketball mondial entre dans une ère transformatrice avec NBA Europe qui s’apprête à redessiner le marché à partir de 2027, cette initiative positionne Mada Capital à la croisée des chemins entre équipes, médias, lieux, sponsoring et engagement des fans. En collaboration avec SKR Ventures, Mada Capital construit une plateforme conçue pour capter la prochaine vague d’actifs premium dans le sport et le divertissement.
A new chapter in premium sports investment is taking shape. Mada Capital is strengthening its sports investment strategy through a strategic partnership with SKR Ventures, gaining exposure to Europe’s elite basketball landscape via LDLC ASVEL, one of France’s most historic and successful clubs, led by Tony Parker. As global basketball enters a transformative era with NBA Europe set to reshape the market from 2027, this move positions Mada Capital at the intersection of teams, media, venues, sponsorship, and fan engagement. Together with SKR Ventures, Mada Capital is building a platform designed to capture the next wave of premium sports and entertainment assets. #MadaCapital #SKRVentures #LDLCASVEL #TonyParker #SportsInvestment #StrategicPartnership
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🎥 INFOS ON AIR DU MARDI 2 JUIN CARBURANTS : Les prix à la pompe alignés sur l’international COMMERCE : Déficit en hausse de 18.4% MDM : Des transferts supérieurs à 36 MMDH OIT : Vers une IA transformatrice UE : Un chômage stable
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La puissance transformatrice de Dieu repose sur Sa Parole, et Sa Parole ne peut revenir à Lui sans avoir accompli ce pour quoi elle a été envoyée. Aucune principauté ni aucune puissance ne peut résister à la Parole prononcée avec autorité, au nom puissant de Jésus.
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Le kalam et quête de l’unité du savoir par le Dr Aref Ali Nayed Le thème général de cette conférence est l’unification de la connaissance et l’établissement de ponts entre les sciences à travers le kalam. Mais il serait plus juste de parler du kalam comme quête de l’unité du savoir, car le kalam doit être envisagé comme une quête, comme une enquête, comme un programme de recherche toujours en cours, et non simplement comme un ensemble de propositions ou de doctrines que l’on répète, ni comme un ensemble de preuves que l’on mémorise pour les reproduire. Pour donner à cette idée un fondement dans la tradition, il convient de revenir à l’imam al-Juwaynī et à son ouvrage al-Kāfiya fī al-Jadal. L’imam al-Juwaynī, grande figure ashʿarite et shāfiʿite, occupe une place fondatrice dans l’histoire du Kalam ashʿarite. Le point de départ est ici la notion de naẓar. Dans al-Kāfiya fī al-Jadal, al-Juwaynī explique que le terme naẓar est un mot équivoque, doté de plusieurs significations. Il peut désigner l’attente : attendre quelque chose ou quelqu’un est appelé naẓar. Il peut également désigner la compassion et la bonté. Il peut encore signifier le fait de prendre soin de ce dont autrui a besoin. Le face-à-face, ou muqābala, est également appelé naẓar : lorsqu’une chose se trouve en regard d’une autre. Voir, regarder, observer, est aussi appelé naẓar. Enfin, penser et contempler est également appelé naẓar. Ainsi, l’imam al-Juwaynī indique que le terme naẓar possède une pluralité de sens. Certains, dans les introductions aux ouvrages de kalam, aiment réduire la discussion au naẓar entendu comme pensée, contemplation, activité mentale ou cognitive. Mais il ne semble pas que l’imam énumère ces différents sens afin de les éliminer ensuite et de se concentrer sur un seul, même s’il existe bien une insistance particulière sur la pensée. Il semble plutôt vouloir nous faire considérer que le naẓar contient réellement toutes ces significations. Le naẓar impliqué dans le kalam pourrait donc être compris d’abord comme une forme d’attente : une attente de l’illumination venant d’Allah, exalté soit-Il ; une attente humble, brisée et patiente de l’élucidation qui vient d’Allah ; une attente de cette lumière jetée dans le cœur, selon l’expression d’al-Ghazālī. Le naẓar est donc une attente. Mais le naẓar est aussi compassion. Si la connaissance est une forme de raḥma accordée par Allah, et si l’exercice de la raḥma est nécessaire pour recevoir la raḥma, conformément au hadith : « Celui qui ne fait pas miséricorde ne recevra pas miséricorde », alors le naẓar doit aussi impliquer des actes de compassion et de bonté envers l’humanité, afin que l’être humain soit préparé à voir véritablement. Pour voir, pour obtenir une connaissance par la considération, il faut exercer la compassion. Car la connaissance recherchée, cette connaissance unificatrice, cette unification du savoir, est elle-même une forme de compassion, un don d’Allah qui ne vient que lorsque l’on agit avec compassion. Le naẓar n’est donc pas seulement attente patiente, ni seulement exercice de compassion. Al-Juwaynī dit encore que le troisième sens du naẓar est le fait de prendre soin d’autrui dans ce dont il a besoin : wa lil-ʿināyati lil-ghayri fī mā yaḥtāju ilayhi naẓar. Prendre soin des besoins d’autrui est donc également appelé naẓar. Lorsque nous recherchons la connaissance par le naẓar, par la contemplation, par la pensée, par la théorie — si l’on veut employer le terme grec —, lorsque nous contemplons ce qui existe comme signes d’Allah, ces āyāt, nous voulons qu’Allah prenne soin de nous en nous accordant la connaissance de ces signes. Or ce soin qu’Allah nous accorde dépend du soin que nous accordons à Sa création humaine. Al-khalq ʿiyāl Allāh : les créatures sont comme la maisonnée d’Allah. Si nous n’agissons pas avec bonté envers la création, le Créateur ne prendra pas soin de nous en nous donnant la connaissance que nous recherchons. Un quatrième sens signalé par l’imam est celui de la muqābala : faire face à quelque chose, se trouver face à elle, entrer dans un mouvement d’aller-retour avec elle. Cette dialectique entre le sujet et l’objet contemplé est aussi naẓar. Cela rappelle la philosophie du visage chez certains philosophes, le mouvement d’aller-retour évoqué par Hans-Georg Gadamer dans Vérité et méthode, mais aussi le terme munāẓara, qui est une forme de muqābala dans le naẓar, une contemplation réciproque, une considération mutuelle. Al-Juwaynī explique cette muqābala par une image visuelle. Il dit, par exemple : « La porte de la maison de telle personne te fait face » ; « cette porte fait face à cette autre porte » ; « cette montagne fait face à cette autre montagne », lorsqu’elles se trouvent réellement en face l’une de l’autre. Il est significatif que l’imam emploie l’image de la porte. C’est comme si les āyāt, lorsque nous les contemplons dans le cosmos, étaient chacune une porte. Le fait de se tenir face à cette porte, de se tenir devant elle — al-wuqūf bil-bāb —, de frapper à la porte, de chercher la vérité par sa porte, d’entrer par la porte du savoir, indique qu’il existe des portes qu’Allah seul peut ouvrir, à travers l’attente patiente, la quête patiente, le fait de frapper patiemment, l’assise humble et patiente devant la porte. L’imam utilise également l’image de la montagne. La science et le naẓar portant sur les signes ressemblent au fait de se tenir au sommet d’une montagne pour regarder l’horizon. Le Coran est une montagne qui élève l’homme afin qu’il puisse voir l’univers depuis un point de vue plus haut. Et la connaissance est une montagne devant laquelle l’homme se sent humble à cause de son immensité. Les exemples choisis par les imams ne sont donc pas de simples exemples arbitraires : ils sont des rappels, des réminiscences de réalités plus profondes. Ainsi, le naẓar a été considéré comme attente, comme exercice de compassion, comme soin accordé aux autres, et comme face-à-face avec la porte de chaque signe d’Allah dans l’univers. Puis l’imam ajoute : wa yuqālu lil-ruʾya naẓar — la vision est aussi appelée naẓar. Certains ont voulu distinguer la vision sensorielle des yeux et la vision de l’esprit. Mais les recherches modernes en psychologie de la Gestalt, ainsi que dans la psychologie de Peirce, de William James et d’autres, montrent que tout acte de vision est déjà un acte de pensée et de considération. Lorsque nous complétons les parties manquantes d’une image, ou lorsque nous supposons une continuité de sorte que des points nous apparaissent comme une ligne, nous voyons déjà en pensant. La vision n’est donc pas la simple réception de données sensibles sur la rétine ; elle est déjà une considération profonde. Puis al-Juwaynī dit : wa lil-fikr wa al-taʾammul naẓar — la pensée et la contemplation sont aussi appelées naẓar. Lorsque l’imam parle alors du naẓar comme d’un wājib, comme d’une obligation pesant sur l’être humain, c’est comme si toute cette constellation de significations devenait obligatoire : approcher l’univers avec patience, compassion, soin, face-à-face, sans tourner le dos aux choses, mais en leur faisant face comme à des portes par lesquelles il est possible de voir la lumière divine ; voir avec tout le cœur et tout l’esprit, avec une vision complète, non seulement sensorielle, mais aussi intérieure, une vision du cœur. L’imam précise ensuite : wa al-murādu bil-naẓari hāhunā fikru al-qalb — ce que l’on entend ici par naẓar, c’est la pensée du cœur. Il ne dit pas fikr al-dhihn, la pensée de l’esprit ou de l’intellect abstrait. Il dit fikr al-qalb. Il ne s’agit donc pas d’une pensée seulement cognitive. C’est quelque chose de plus profond : une pensée avec le cœur, une pensée déjà émotionnelle, déjà sensible, déjà humaine. Cette pensée du cœur n’est pas une pensée vide. Elle est contemplation fī ḥāl al-manẓūr, dans l’état de ce qui est regardé. Le ḥāl renvoie à ce qui passe, se modifie, change. On parle de substances, d’accidents et d’états. Les aḥwāl renvoient à ce qui se meut, à ce qui change. Le naẓar porte donc sur les conditions, les situations, les processus, les états successifs de l’objet contemplé. Il ne regarde pas une chose figée, mais considère ses déplacements, ses processus, ses complexités, ses attributs, ses changements et ses états. L’imam dit donc que le naẓar est la pensée du cœur et sa contemplation de l’état de ce qui est regardé, li-yaʿrifa ḥukmahu — afin d’en connaître le ḥukm. Le ḥukm, ici, est vaste. Il ne désigne pas seulement un jugement juridique, ni seulement un statut de fiqh. Il signifie : quelle est la place de cette chose dans l’ordre des choses ? Où s’inscrit-elle dans les aḥkām d’Allah, dans Ses sunan, dans Sa création ? Toutes les sunan d’Allah dans Sa création sont des aḥkām. Allah a jugé, ordonné, décrété que les choses soient ainsi et non autrement. Ainsi, ce que nous appelons aujourd’hui les lois physiques, comme la deuxième loi de Newton, F = ma, peut être compris comme un ḥukm, ou plus précisément comme notre modèle humain d’un ḥukm divin dans la création. Les choses qui se meuvent en dessous de la vitesse de la lumière se comportent d’une certaine manière, et cette manière est gouvernée par ce que nous appelons une loi physique. Mais qu’est-ce qu’une loi ? Qui fait la loi ? C’est Allah. Elle est donc une forme de ḥukm. Lorsque nous regardons le manẓūr, nous regardons ces aḥkām, ces motifs gouvernants, ces régularités. Car ce que l’on appelle lois physiques est en réalité constitué de schémas de cohérence, de régularité et de continuité ; ce sont des habitudes créées, les aḥkām d’Allah dans Sa création. Lorsque nous considérons une chose, nous considérons donc son ḥukm jamʿan aw farqan aw taqsīman : par rassemblement, par distinction ou par division. Jamʿan : de manière collective, holistique, synthétique. Farqan : de manière partielle, analytique, en distinguant les éléments. Taqsīman : par division et classification, en établissant des catégories et des typologies. Les classifications biologiques, par exemple, sont une forme de taqsīm. La classification des éléments chimiques dans le tableau périodique est aussi une forme de taqsīm. Le naẓar comprend donc à la fois une connaissance synthétique, analytique et catégorielle. Al-Juwaynī poursuit : wa ḥaqīqatu hādhā al-naẓar — la réalité de ce naẓar. La ḥaqīqa n’est pas seulement l’essence ; elle renvoie aussi au taḥaqquq, à la vérification, à la réalisation effective, à la véracité. La réalité de ce naẓar est al-taʾammul, la contemplation ; al-tafakkur, la réflexion ; al-tadabbur, une pensée orientée vers la conduite et la gestion des choses, une forme de savoir-faire ; al-iʿtibār, le fait de considérer une chose à travers une autre, dans son contexte ; et al-istidlāl, le raisonnement probatoire, par lequel on regarde une preuve pour en tirer des conséquences ou soutenir une conclusion. Ces termes incluent ce que Charles Sanders Peirce appellera plus tard déduction, induction et abduction. À bien des égards, al-Juwaynī pense déjà une logique de l’enquête, bien avant la formulation moderne de ce thème. Peirce concevait la logique comme enquête, comme examen de la science, comme étude du phaneron. Il parla de phénoménologie, puis forgea le terme de phanéroscopie, terme volontairement étrange, comme il forgea aussi « pragmaticisme », disant que le mot était si laid que personne ne voudrait le lui emprunter. Chez Peirce, la phanéroscopie est le fondement de la logique et de la sémiotique. Or al-Juwaynī semble déjà parler d’une science analogue. Ainsi, lorsque l’on parle du kalam comme d’un pont entre la modernité et le passé, entre la tradition islamique et la philosophie contemporaine, il n’est pas nécessaire de construire ce pont artificiellement. Il suffit d’être formé à la philosophie moderne, à la physique, aux différentes sciences et aux humanités, puis de relire la tradition de manière ouverte, sans l’aplatir. On découvre alors que les différents niveaux de l’être évoqués par Peirce — priméité, secondéité, tiercéité — se trouvent déjà, sous d’autres formes, chez al-Juwaynī, avant lui chez al-Bāqillānī, et après lui chez al-Ghazālī et Fakhr al-Dīn al-Rāzī. Il est donc essentiel de comprendre que le Kalam n’est pas seulement la récitation de doctrines ou de croyances. Il est une vie de naẓar. Le naẓar est obligatoire : al-Juwaynī consacre un chapitre au wujūb al-naẓar, non seulement dans al-Kāfiya fī al-Jadal, mais aussi dans Kitāb al-Irshād. Et lorsque l’on lit l’Irshād à travers ses commentaires, on découvre que le naẓar est extrêmement vaste : il peut englober l’induction, la déduction, l’abduction, le raisonnement analogique, et même une forme de raisonnement eschatologique, ce qu’Ernst Bloch appelait dans Le Principe espérance la conscience du « pas encore ». Ce naẓar tourné vers ce qui n’est pas encore est profondément coranique, car de nombreux versets invitent à regarder les conséquences : fanẓur kayfa kāna ʿāqibatu al-mujrimīn, regarde quelle fut la fin des criminels ; fanẓur kayfa kāna ʿāqibatu al-ẓālimīn, regarde quelle fut la fin des injustes ; fanẓur kayfa kāna ʿāqibatu al-mundharīn, regarde quelle fut la fin de ceux qui furent avertis. Regarder la ʿāqiba, l’issue, c’est penser trajectoriellement, penser le « pas encore », penser de manière prédictive. Aujourd’hui, les sciences des données massives et l’analytique prédictive ne se contentent pas d’analyser ce qui est ; elles utilisent ce qui est connu pour prévoir une trajectoire vers ce qui n’est pas encore. Tout cela est déjà contenu, d’une certaine manière, dans le naẓar coranique vers les conséquences. Le Coran dit encore : qul sīrū fī al-arḍ thumma unẓurū — dis : parcourez la terre, puis regardez. Dans ce unẓurū sont déjà présents tous les sens évoqués : regarder, considérer, penser, contempler, attendre, faire face, prendre soin. Le Coran dit aussi : unẓur kayfa nuṣarrifu al-āyāt, regarde comment Nous diversifions les signes ; qul unẓurū mādhā fī al-samāwāti wa al-arḍ, dis : regardez ce qui est dans les cieux et sur la terre. Mais si l’on ne regarde pas avec un cœur ouvert, avec un naẓar du cœur, avec un cœur croyant, alors on ne voit que des choses. On en reste à une appréhension cognitive d’objets. Si, au contraire, on regarde avec le naẓar enraciné dans le Coran et la Sunna, on voit des āyāt, des signes, et non de simples choses. Peirce avait raison de dire que l’univers n’est pas simplement fait de choses, mais de signes. Cependant, les signes chez Peirce, malgré ses diverses taxonomies, demeurent principalement des signes de signification. Les āyāt coraniques sont plus vastes que la signification. Elles sont transformatrices. Elles ressemblent davantage à des actes de parole, au sens de J. L. Austin dans How to Do Things with Words, qu’à des signes peirciens. Elles affectent les choses, les modifient, les transforment, et elles sont elles-mêmes prises dans des processus de transformation. Ces signes transformateurs ne sont pas disposés au hasard. Ils sont agencés selon une architectonique, selon un naẓm, un ordre, une mise en forme déterminée. Les āyāt sont manẓūmāt, disposées selon des structures particulières. L’ADN, par exemple, manifeste un dessein magnifique : la double hélice, ses torsions, ses structures très précises, où une différence de quelques molécules peut produire d’immenses différences dans les traits. Tout ce naẓm opère bi-idhni rabbihi, par la permission de son Seigneur, et par l’efficience d’Allah. Il n’y a pas de pouvoir inhérent dans les choses ; le pouvoir appartient toujours à Allah. Mais ce pouvoir opère selon des motifs, des régularités, des structures que Dieu a déposés dans l’univers. C’est comme si l’intentionnalité divine dans la création était inscrite dans ces motifs, dans ces sunan d’Allah. Le naẓar porté sur ces āyāt est transformateur. En regardant les choses, nous les transformons. La physique moderne nous apprend que l’acte d’observation affecte le phénomène observé. Mais nous aussi sommes affectés : en observant, en étudiant, en connaissant, nous changeons. L’acte même de connaître transforme celui qui connaît. Et lorsque des technologies sont construites sur la physique apprise, ces technologies transforment nos vies, comme les téléphones portables et Internet ont transformé nos réalités. Le naẓar n’est donc pas un regard passif ; il est jadal, dialectique, aller-retour, échange, transformation mutuelle. Nous transformons ce que nous voyons, et ce que nous voyons nous transforme. Dans son sens le plus vaste, le kalam est donc une vie de quête par le naẓar portant sur les signes d’Allah. Si le kalam est compris ainsi, il ne se réduit plus à la mémorisation de Umm al-Barāhīn ou de al-ʿAqīda al-Nasafiyya, même si leur mémorisation demeure importante. Même dans Umm al-Barāhīn, l’imam al-Sanūsī indique que l’on doit contempler lā ilāha illā Allāh, Muḥammad rasūl Allāh ﷺ, non seulement par la langue, ni seulement par le cœur de manière générale, mais par une contemplation réfléchie. En déployant cette formule à travers les Attributs divins, la prophétie et tous les sujets du kalam, la shahāda devient damuka wa laḥmuka, ton sang et ta chair. Elle transforme l’homme. Si l’on est véritablement muwaḥḥid, et si l’on reconnaît réellement la prophétie du Messager d’Allah ﷺ par un amour concret de lui, alors cet amour transforme. Il rend muḥammadī. Il rend rabbānī. La contemplation de la shahāda, le dhikr de négation et d’affirmation, lā ilāha illā Allāh, le dhikr par le Nom singulier, ou la prière sur le Messager d’Allah ﷺ, transforment l’être. Le soleil, les arbres, les papillons, les insectes, le ciel, la lune et toutes les réalités visibles sont également des āyāt. Elles sont des āyāt autant que les versets du Coran. Les horizons sont remplis d’āyāt, les âmes sont remplies d’āyāt. Ceux qui pensent que les āyāt sont confinées au Coran ou aux Livres célestes ne voient pas que les āyāt traversent tout l’univers. L’univers, les univers, les mondes — al-ʿālamīn — sont des āyāt. Cela est coranique. Le Coran lui-même est une āya composée d’āyāt. Et ces āyāt enseignent que toute chose est āya. Plus encore, elles donnent les clés de compréhension des āyāt. Le Coran est donc un ensemble très particulier d’āyāt : un faisceau d’āyāt qui constitue la clé maîtresse de l’univers. Mais comment comprendre les āyāt du Coran ? Par la Sunna. Et comment reçoit-on la Sunna ? Par al-ʿilm al-muʿanʿan, la science transmise par chaîne, à travers les maîtres. Les maîtres eux-mêmes sont des āyāt par leur manière d’être. On rapporte que certains allaient auprès de l’imam Mālik pour apprendre son samt, sa tenue, sa conduite, jusqu’à sa manière de s’asseoir et de parler. Ces maîtres sont des āyāt de vérification, de véracité, parce qu’ils sont thuqqāt, dignes de confiance, parce que l’on a thiqa en eux, parce qu’ils sont ṣādiqīn. Ils transmettent, à travers une longue chaîne, les clés que le Messager d’Allah ﷺ donne pour ouvrir les āyāt du Coran. Et lorsque les āyāt du Coran sont ouvertes, on obtient les clés coraniques de l’univers entier. Il s’agit donc d’un projet sémiotique, mais seulement si l’on comprend la sémiotique dans un sens plus vaste et plus grand que celui de Peirce. Il ne s’agit pas seulement de signification ; il s’agit de transformation. Le Coran indique les qualités requises pour recevoir les clés de lecture des signes d’Allah. Il faut être dans le yaqīn, non pas comme propriétaire d’une certitude que l’on mettrait dans sa poche, mais comme quelqu’un qui vit la certitude. Le yaqīn est une vie, un processus. Il faut être dans la connaissance, dans l’acte de connaître ; dans la compréhension, ce que les Allemands appellent Verstehen ; dans la foi renouvelée chaque jour ; dans le dhikr ; dans la gratitude. Car ce n’est que lorsqu’on est reconnaissant que l’on reçoit davantage. Il faut contempler et écouter, non pas seulement avec l’oreille, non pas seulement des fragments sonores, mais avec un cœur ouvert et brisé. La tilāwa du Coran est elle-même un processus de transformation. La tilāwa implique une succession : une chose suit une autre. Elle ressemble à un tour où une pièce de bois est façonnée. En tournant, la matière est coupée, taillée, formée. Le Coran façonne celui qui lui donne son cœur. Si l’on donne son cœur au Livre d’Allah et à la Sunna du Messager ﷺ, on est façonné par ce processus. C’est pourquoi on ne récite pas le Coran une fois pour dire ensuite : « J’ai lu le Coran. » On continue. On termine une khatma, puis on recommence par la Fātiḥa. Il n’y a pas de fin réelle à la khatma. Elle n’est qu’une étape sur un chemin de toute une vie. Et pour l’amoureux du Coran, ce chemin se poursuit même au Paradis. Cette tilāwa doit être portée : c’est le ḥaml al-Qurʾān dont parle l’imam al-Nawawī dans son ouvrage sur les convenances des porteurs du Coran. Porter le Coran signifie se soumettre à la transformation opérée par le Coran et la Sunna. Ce port a des adab. Certains de ces adab peuvent sembler éthiques et non cognitifs ou épistémologiques, mais ils sont en réalité centraux pour la connaissance et pour l’unification du savoir. Si l’on veut connaître, il faut demander avec respect et humilité. Si quelqu’un dans la rue demande de l’argent avec violence ou arrogance, on ne le lui donnera pas. Mais si quelqu’un demande avec une posture brisée, une voix brisée, en disant qu’il a faim, on lui donnera. La même différence existe dans le rapport à la connaissance. Si l’on approche les āyāt d’Allah avec arrogance, comme de simples choses à manipuler, à contrôler, à soumettre à une ingénierie de la nature, on n’obtient rien de véritable. On peut obtenir certaines choses, mais on détruit aussi le monde. Une grande part de la corruption environnementale actuelle vient d’une attitude arrogante envers les āyāt. Il existe une autre manière de se rapporter aux signes : l’humilité. Si l’on approche l’univers avec humilité, on apprend. Cette humilité permet d’unifier méthodologiquement les sciences naturelles et les sciences humaines. L’ancienne division allemande entre Naturwissenschaften et Geisteswissenschaften peut être dépassée par une attitude commune : l’humilité, la brisure intérieure, la recherche des portes dans la science transformatrice qui nous entoure. Les plus grands physiciens, comme Einstein ou Heisenberg, avaient cette humilité. Les grands mathématiciens comme Turing ou Gödel, et les philosophes des mathématiques comme Frege, l’avaient également. L’arrogance se rencontre surtout chez les connaisseurs secondaires ou dérivés, parfois professeurs de choses dont ils ne sont plus les étudiants. L’humilité est le principe d’unification de toute connaissance. Il ne faut donc pas chercher l’unification du savoir en collant artificiellement une théorie de physique à une théorie du kalam. L’unification est méthodologique, attitudinale, liée à l’approche elle-même. Peirce a beaucoup travaillé sur cela lorsqu’il parle de la logique comme enquête et du faillibilisme, c’est-à-dire du fait que nous faisons tous des erreurs. Ce faillibilisme est profondément fondé dans le hadith : kullu ibn Ādam khaṭṭāʾ, wa khayru al-khaṭṭāʾīn al-tawwābūn — tout fils d’Adam est grandement sujet à l’erreur, et les meilleurs de ceux qui se trompent sont ceux qui reviennent repentants. Nous faisons donc tous des erreurs. C’est un principe islamique. Pourtant, nous exposons parfois les choses avec arrogance, comme si nous ne faisions aucune erreur. Reconnaître que l’on est sujet à l’erreur, étudier nos erreurs et les corriger continuellement, c’est précisément ce que fait la méthodologie des sciences naturelles : formuler une hypothèse, mesurer, vérifier l’erreur, formuler une autre hypothèse, modifier les modèles, les perfectionner, essayer de réduire l’erreur dans ce que l’on mesure, sans jamais penser qu’il n’y aura plus d’erreur. L’erreur sera toujours présente, parce que l’être humain est constitué de telle sorte qu’il se trompe. Ainsi, si l’on utilise le kalam comme une massue contre les opposants de son madhhab, pour frapper la tête des gens en pensant posséder toute la vérité une fois pour toutes ; si l’on n’a plus de recherche, plus d’enquête, plus de curiosité, plus de quête ; si l’on pense tout posséder et vouloir soumettre les autres à cela comme à des objets, alors on a totalement manqué ce qu’est le naẓar. Le naẓar est le fondement du kalam. Le kalam est une vie de naẓar, dans toutes les dimensions mentionnées : attente, compassion, soin, face-à-face, vision, pensée du cœur, contemplation, inférence, humilité, correction de l’erreur et transformation.
Aborder les sciences humaines en tant que musulmans exige bien plus qu’une simple maîtrise des outils modernes d’analyse sociale, historique ou politique. Cela suppose d’abord d’avoir étudié — au moins dans leurs fondements — le kalām, le fiqh et les uṣūl al-fiqh, car ce sont ces sciences qui posent les premiers principes à partir desquels on comprend l’homme, l’acte, la responsabilité, la finalité, la norme, la connaissance, le bien, le mal, la causalité et l’ordre du monde. Sans ces fondations, le musulman risque d’aborder les sciences humaines avec des présupposés hérités de cadres étrangers à sa propre vision du réel : individualisme moderne, matérialisme implicite, relativisme moral, historicisme absolu, naturalisation du social, ou encore réduction de l’homme à ses déterminations psychologiques, économiques ou politiques. Le problème n’est donc pas d’étudier les sciences humaines en elles-mêmes. Le problème est de les étudier sans boussole métaphysique, sans hiérarchie des savoirs, sans dogme structurant et sans conscience des priors que l’on importe. Le kalām donne les fondements de la vision du monde. Le fiqh donne l’intelligence normative de l’acte humain. Les uṣūl al-fiqh donnent la méthode d’inférence, de hiérarchisation et d’interprétation. C’est seulement à partir de là que les sciences humaines peuvent être abordées non pas comme une autorité totale sur l’homme et la société, mais comme des outils partiels, utiles, situés, à intégrer dans une vision islamique plus vaste du réel. Conférence de 3 heures du shaykh Idris al-Jabri sur les problématiques dans les sciences humaines et sociales modernes et la nécessité des paradigmes islamiques : youtube.com/watch?v=lU3ZFLGM…
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L ail noir est l un des exemples les plus fascinants de gastronomie transformatrice : un produit ordinaire et commun qui, apres 40 jours de fermentation a temperature et humidite controlees, devient quelque chose de chimiquement et gustativement entierement different. L ail noir est apparu au Japon et en Coree du Sud — ou il est consomme comme aliment de sante courant depuis des siecles — mais la science qui explique sa transformation est universelle. Pendant les 40 jours de fermentation a 60-70 degres, deux processus chimiques majeurs se produisent simultanement. La reaction de Maillard — la meme reaction qui fait brunir le pain et la viande lors de la cuisson — transforme progressivement les sucres et les acides amines de l ail, changeant sa couleur de blanc a brun puis a noir, et creant des centaines de nouveaux composes aromatiques complexes dont certains ont des notes de balsamique, de caramel et d umami. Simultanement, l allicine — le compose sulfure responsable du piquant de l ail frais et de ses proprietes antimicrobiennes — se transforme en S-allylcysteine, une forme plus stable et plus biodisponible. Le resultat : le pouvoir antioxydant total de l ail noir mesure par la methode ORAC est de 56 000 umol TE pour 100 grammes, contre 5 346 pour l ail blanc frais — soit une multiplication par 10. Grand-mere ne connaissait pas l ail noir — c est une decouverte recente pour le palais français. Mais elle connaissait l ail frais comme une medecine. Elle en mettait partout depuis toujours.
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🕊️🕊️🕊️🕊️🕊️ #RDC||| #Fogec|| #Bosolo_na_Politik| Lors de son passage dans l'émission Bosolo na Politik, le DG Laurent @LMunzemba a clairement marqué la différence et la complémentarité qui existent entre le #FPI et le #FOGEC. 1. Distinctions Fondamentales @fpirdc (Fonds de Promotion de l'Industrie) : Se concentre sur le financement direct de projets industriels et de transformation à grande échelle. @FogecRdc (Fonds de Garantie de l'Entreprenariat au Congo) : Se spécialise dans le mécanisme de garantie. Il ne prête pas directement, mais couvre les risques pour inciter les banques commerciales à financer les PME et les jeunes entrepreneurs. ​2. L'Avantage Stratégique du FOGEC ​Le FOGEC débloque l'accès au crédit grâce à son effet de levier. En palliant le manque de garanties des entrepreneurs, il rassure le système bancaire, permettant ainsi de drainer des financements plus importants et plus accessibles pour le tissu économique local. ​3. Leadership et Innovation ​Le DG Laurent Munzemba insuffle au FOGEC une dynamique transformatrice majeure. Par sa vision pragmatique, il fait du fonds un outil de proximité qui va au-delà de la garantie pour accompagner réellement la nouvelle génération d'entrepreneurs. Son travail, caractérisé par des procédures modernisées et une volonté d'inclusion, fait du FOGEC un pilier essentiel de l'entrepreneuriat congolais, salué pour son efficacité et son engagement patriotique. @Presidence_RDC @PrimatureRDC @SuminwaJudith @IsralMutombo11
Le FPI finance l'industrie, tandis que le FOGEC garantit les crédits bancaires pour booster les PME via un puissant effet de levier. Sous la vision pragmatique du DG @LMunzemba, le @FogecRdc innove par des procédures modernisées et un accompagnement de proximité. @IsralMutombo11
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Lors de son passage dans l'émission Bosolo na Politik, le DG Laurent @LMunzemba a clairement marqué la différence et la complémentarité qui existent entre le #FPI et le #FOGEC. 1. Distinctions Fondamentales @fpirdc (Fonds de Promotion de l'Industrie) : Se concentre sur le financement direct de projets industriels et de transformation à grande échelle. @FogecRdc (Fonds de Garantie de l'Entreprenariat au Congo) : Se spécialise dans le mécanisme de garantie. Il ne prête pas directement, mais couvre les risques pour inciter les banques commerciales à financer les PME et les jeunes entrepreneurs. ​2. L'Avantage Stratégique du FOGEC ​Le FOGEC débloque l'accès au crédit grâce à son effet de levier. En palliant le manque de garanties des entrepreneurs, il rassure le système bancaire, permettant ainsi de drainer des financements plus importants et plus accessibles pour le tissu économique local. ​3. Leadership et Innovation ​Le DG Laurent Munzemba insuffle au FOGEC une dynamique transformatrice majeure. Par sa vision pragmatique, il fait du fonds un outil de proximité qui va au-delà de la garantie pour accompagner réellement la nouvelle génération d'entrepreneurs. Son travail, caractérisé par des procédures modernisées et une volonté d'inclusion, fait du FOGEC un pilier essentiel de l'entrepreneuriat congolais, salué pour son efficacité et son engagement patriotique. @Presidence_RDC @PrimatureRDC @SuminwaJudith @IsralMutombo11
Le FPI finance l'industrie, tandis que le FOGEC garantit les crédits bancaires pour booster les PME via un puissant effet de levier. Sous la vision pragmatique du DG @LMunzemba, le @FogecRdc innove par des procédures modernisées et un accompagnement de proximité. @IsralMutombo11
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Une vie de tactiques sans vision Ce qui frappe dans le récent livre et l’entretien de Walid Joumblatt, ce n’est pas simplement ce qu’il dit, mais surtout ce qui n’émerge jamais de ses paroles. On écoute, on attend, on cherche une vision cristallisée, un ensemble de valeurs, un aveu d’erreur ou un horizon national. Mais ce qui apparaît à la place, c’est une longue histoire de tactiques, d’alliances, de survie et de fatalisme. La tragédie n’est pas seulement personnelle. Elle est libanaise. Voici un homme qui a vécu au centre de l’histoire, a hérité d’un legs politique de son père, a joué avec des puissances régionales et internationales, conclu des alliances avec des forces plus grandes que lui, participé à des jeux dangereux, et qui pourtant, à la fin, offre très peu en matière de sagesse. On ne trouve aucune véritable explication de ce que le Liban devrait être. Aucune articulation claire des valeurs qu’il faudrait préserver. Aucun effort sérieux pour tendre la main aux autres communautés menacées. Aucune architecture morale de la coexistence. Seulement le langage de la manœuvre. Tout devient tactique : avec la Syrie, contre la Syrie, avec les chrétiens, contre les chrétiens, avec les forces nationales, contre les ennemis, puis parfois avec eux de nouveau. Mais les tactiques sans valeurs deviennent une dérive. Elles peuvent aider à survivre, mais elles ne permettent pas à un pays de vivre. Le plus troublant est ce fatalisme. L’attitude semble être : les puissances étaient trop grandes, les circonstances trop complexes, le Liban est piégé, et nous ne pouvions pas faire grand-chose. Mais cela ne suffit pas. Si l’on reconnaît que le jeu nous dépassait, alors l’humilité devrait suivre. Si l’on admet que les ramifications internationales n’étaient pas comprises, alors le repentir devrait suivre. Si l’on voit clairement le désastre, alors une nouvelle vision devrait émerger. Au lieu de cela, il n’y a aucun véritable repentir. Aucun aveu profond d’erreur. Aucune conclusion transformatrice. Seulement des aphorismes, des haussements d’épaules, de l’ironie, des fragments, et la posture du survivant fatigué. Ce fatalisme apparaît aussi dans sa manière de parler du Hezbollah et de la continuité de la crise libanaise. Il dit, en substance : nous avons essayé, et nous avons échoué. Mais cet aveu ne produit aucune pensée nouvelle. Aucune réflexion sur ce qui aurait pu être fait autrement, aucune analyse sérieuse des erreurs stratégiques, des occasions manquées, des alliances dangereuses ou des chemins possibles pour sortir du piège. L’échec devient non pas une leçon, mais une explication de la paralysie, presque une justification de la continuité du désastre. Et lorsque l’on regarde l’histoire familiale et politique dans son ensemble, le tableau devient encore plus lourd : l’alliance du père avec les Soviétiques, le pari palestinien, les relations ambiguës et dangereuses avec la Syrie, les ouvertures tactiques vers Israël ou d’autres ennemis — tout cela ressemble moins à une grande stratégie qu’à une succession de paris dangereux, souvent mal compris, mal assumés, et rarement revisités avec honnêteté. C’est une politique qui joue avec des forces immenses sans jamais dire clairement au nom de quoi elle joue. C’est peut-être là l’échec le plus profond : non pas qu’il ait perdu politiquement, mais qu’il ne semble pas avoir appris moralement. Le désastre n’a pas produit de clarté. La défaite n’a pas produit de renouveau. L’histoire ne s’est pas transformée en sagesse. Une personne sans valeurs clairement articulées ne peut jouer sereinement ni avec les grandes puissances ni même avec les petites. Le pouvoir exige plus que de l’habileté. Il exige un centre moral. Sans ce centre, la politique devient improvisation, et l’improvisation devient danger. Le dirigeant réagit, s’adapte, survit, mais ne construit pas. C’est pourquoi ce livre et cet entretien donnent une impression de vide. Ils sont pleins d’histoire, mais pauvres en sens. Pleins de mouvements, mais sans direction. Pleins de souvenirs, mais sans véritable connaissance de soi. On en ressort avec l’image d’une vie passée à gérer l’effondrement plutôt qu’à l’empêcher, à préserver une communauté plutôt qu’à l’élever, à survivre à l’histoire plutôt qu’à la transformer. Et au final, ce qui demeure n’est ni la grandeur, ni la sagesse, ni une vision pour le Liban, mais la tristesse d’une vie gâchée dans un pays gâché. Non pas parce qu’il manquait d’intelligence. Non pas parce qu’il manquait d’influence. Non pas parce qu’il manquait de rôle historique. Mais parce qu’après toute cette influence, toutes ces guerres, toutes ces alliances, toutes ces pertes et toutes ces ruines, il n’existe toujours aucune réponse claire à la question la plus fondamentale : Tout cela, pour quoi faire ?
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Il y a des expériences qui changent une vie. En avril 2026, l’Association IMAD a eu l’honneur d’accompagner plusieurs jeunes dans le cadre du projet d’immersion militaire, une aventure humaine forte, marquée par le dépassement de soi, le respect, la discipline et la transmission des valeurs citoyennes. Même si, suite aux directives de l’état-major que nous respectons pleinement, nous n’avons pas pu suivre les jeunes durant leur immersion au sein du régiment, nous avons vécu à leurs côtés des moments inoubliables lors des journées dédiées au devoir de mémoire, à la vie citoyenne ainsi qu’à la cérémonie officielle de remise des diplômes au sein du ministère. Voir ces jeunes évoluer, reprendre confiance, retrouver une direction, croire de nouveau en eux… restera gravé dans nos cœurs. Certains sont arrivés avec des doutes, des blessures ou un manque de repères. Ils repartent plus forts, plus unis et fiers du chemin parcouru. Ces instants remplis d’émotion nous rappellent pourquoi ce combat pour la jeunesse est essentiel. Un immense merci à tous les partenaires qui rendent ce projet possible : le Bleuet de France, le ministère des Armées, le ministère du Travail et des Solidarités, la Préfecture des Hauts-de-Seine ainsi que la mairie de Villeneuve-la-Garenne. Aujourd’hui, la demande est immense. De nombreux jeunes attendent à leur tour de pouvoir vivre cette expérience unique et transformatrice. Pour continuer à leur offrir cette chance, nous avons besoin de vous. Soutenez l’Association IMAD en faisant un don via HelloAsso grâce au lien ci-dessous: helloasso.com/associations/i… Ensemble, continuons à tendre la main à notre jeunesse. Parce qu’un jeune accompagné, écouté et valorisé peut changer son avenir. #AssociationIMAD #LatifaIbnZiaten #Jeunesse #ImmersionMilitaire #Citoyenneté #DevoirDeMémoire #Espoir #Engagement #Prévention #Paix #VivreEnsemble #Solidarité #Transmission #Jeunes #France #Education #Respect #Avenir #BleuetDeFrance #Mémoire #Insertion #Ensemble
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