Idéologie du genre, standards de soins d'affirmation de genre et lexique de la
@WPATH.
Ici
@LeorSapir propose une analyse très courte mais particulièrement claire et révélatrice sur les Standards de soins d'affirmation de genre version 8 (SOC8) de la
@WPATH (voir la transcription de la vidéo incluse dans ce post).
En décortiquant simplement leurs propres définitions officielles, il démontre par A B que l’«identité de genre» repose, selon l’organisation elle-même, soit sur un raisonnement circulaire, soit sur une auto-contradiction interne, soit, plus grave encore, sur la réaffirmation des stéréotypes de genre les plus classiques. Ce qui devait être une approche médicale sérieuse se révèle être une construction idéologique qui pathologise les enfants et adolescents qui ne correspondent pas aux attentes traditionnelles reliées à leur sexe.
Rappelons qu’au Québec, les organisations impliquées dans les soins d'affirmation de genre s’alignent sur les standards de la
@WPATH, une organisation qui, il faut le souligner, consacre un chapitre entier dans sa version 8 à l’«identité eunuque», qu’elle reconnaît comme une identité de genre légitime. Elle y soutient explicitement les chirurgies de castration (orchiectomie) comme des interventions d’affirmation de genre, afin d’«aligner le corps sur l’identité eunuque», au même titre que les autres transitions.
Voici la liste des principaux acteurs du système de santé au Québec qui s’alignent sur les Standards de la
@WPATH pour les soins d’affirmation de genre:
GrS Montréal (principal centre de chirurgies d’affirmation de genre): Respecte explicitement les plus récents standards de la WPATH. C’est là que sont effectuées la majorité des chirurgies financées par le Québec.
grsmontreal.com/en/important…
RAMQ et Ministère de la Santé et des Services sociaux: Les critères d’accès aux chirurgies d’affirmation (mastectomie, vaginoplastie, phalloplastie, etc.) suivent les standards WPATH. Les interventions sont couvertes via un programme spécial géré par le CHUM et réalisées à GrS Montréal.
educaloi.qc.ca/capsules/soin…
Collège des médecins du Québec (CMQ): Fait activement la promotion de l'approche trans-affirmative. Dans ses publications (ex. : «Identité de genre : mieux comprendre pour mieux soigner», 2023), il encourage les médecins à "soutenir l’identité de genre autodéclarée, à déconstruire les préjugés et à orienter vers des soins inclusifs". Il s’inscrit dans le cadre canadien dominé par la CPATH (elle-même alignée sur la WPATH).
cmq.org/fr/actualites/identi…
Cliniques spécialisées (Clinique 1851, Clinique l’Actuel, Clinique Quorum, Centre Meraki, etc.) : Utilisent les lignes directrices WPATH pour la prescription d’hormones et les soins transaffirmatifs. L’accès à l’hormonothérapie se fait souvent par consentement éclairé, sans démarche uniformisée.
Transcription de la vidéo.
« Dans le glossaire de la version 8 des Standards de soins d'affirmation de genre (SOC8), la WPATH définit l’identité de genre comme «le sentiment profondément ressenti, interne et intrinsèque qu’une personne a de son propre genre». Les adjectifs «profondément ressenti», «interne» et «intrinsèque» n’ont ici que peu d’importance. Le cœur de la définition, c’est que l’identité de genre est le sentiment qu’une personne a de son propre… genre.
Mais qu’est-ce que le genre?
Comme l’observe Byrne, il ne s’agit clairement pas du sexe. Voici comment la WPATH définit le genre :
«Selon le contexte, le genre peut faire référence à l’identité de genre, à l’expression de genre et/ou au rôle de genre social, y compris les compréhensions et les attentes culturellement liées aux personnes qui ont été assignées mâle ou femelle à la naissance.»
Examinons cette définition élément par élément. Si le genre signifie l’identité de genre, et que l’identité de genre, comme nous venons de le voir, signifie le sentiment qu’une personne a de son genre… nous tombons dans un raisonnement circulaire.
La deuxième possibilité suggérée par la WPATH est que le genre signifie l’expression de genre. Qu’est-ce que l’expression de genre? Selon le glossaire : «L’expression de genre désigne la façon dont une personne met en acte ou exprime son genre dans la vie quotidienne et dans le contexte de sa culture et de sa société. L’expression du genre à travers l’apparence physique peut inclure les vêtements, la coiffure, les accessoires, les cosmétiques, les interventions hormonales et chirurgicales, ainsi que les manières, le discours, les schémas comportementaux et les noms. L’expression de genre d’une personne peut ou non correspondre à son identité de genre.»
Analysons cette définition en commençant par la dernière phrase : si l’expression de genre d’une personne peut ou non correspondre à son identité de genre, alors l’expression de genre ne peut pas être assimilée au genre ou à l’identité de genre. Cela signifie que la définition de l’identité de genre de la WPATH est auto-contradictoire.
Passons maintenant à la première phrase de la définition de l’expression de genre. Parce que la WPATH définit le genre comme étant l’expression de genre, la deuxième phrase du glossaire est de loin la plus révélatrice : « L’expression du genre à travers l’apparence physique peut inclure les vêtements, la coiffure, les accessoires, les cosmétiques, les interventions hormonales et chirurgicales, ainsi que les manières, le discours, les schémas comportementaux et les noms.» En d’autres termes, l’expression de genre signifie l’expression d’apparences ou de comportements qui sont typiquement, c’est-à-dire stéréotypiquement, associés à un sexe ou à l’autre.
Pensez aux filles qui aiment les jeux brusques et turbulents, ou aux garçons qui veulent faire partie du club de théâtre de leur école. Si nous rassemblons tous ces éléments des définitions de la WPATH, nous arrivons à la conclusion suivante: l’identité de genre d’une personne n’est rien d’autre que la façon dont elle se rapporte aux stéréotypes de genre.
Un adolescent qui ne se sent pas particulièrement masculin aura une identité de genre de «fille» ou peut-être «non-binaire», tandis qu’une adolescente qui ne se sent pas particulièrement féminine aura une identité de genre de «garçon» ou «non-binaire .
Si nous revenons à la définition du genre, nous voyons que la troisième possibilité, après l’identité de genre et l’expression de genre, est le rôle de genre social, incluant les compréhensions et attentes culturellement liées aux personnes "assignées" mâle ou femelle à la naissance… c’est-à-dire, encore une fois, des stéréotypes.
En résumé : les définitions données par la WPATH pour des termes qui sont fondamentaux en médecine du genre reposent soit sur un raisonnement circulaire, soit sur une auto-contradiction, soit explicitement sur des stéréotypes.
Ce serait déjà grave d’un point de vue scientifique si le SOC8 n’était qu’un simple article publié dans une revue scientifique. Or ce document est en réalité la principale ligne directrice médicale dans le domaine. Il est utilisé par les médecins, les thérapeutes, les travailleurs sociaux… et il médicalise l’identité.
C’est un problème, surtout quand on s’adresse à des adolescents qui ont parfois du mal avec les attentes liées à leur sexe. Ainsi, la «tomboy» d’hier est le «trans boy» d’aujourd’hui. Si cela n’avait pas de conséquences médicales, on hausserait tous les épaules et on n’y prêterait pas attention. Mais les tomboys n’étaient pas médicalisées. Les trans boys, eux, le sont.»
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