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Vu qu'avec le shutdown de Fable 5.0 tout X pense que la France / et l Europe sont finito Je me permet de reposter ce post qui decortiquait le chips act 2.0 publié il y a 10 jours. Car c'est faux ! L'Europe ne fait pas rien, mais oui, il faut se bouger maintenant par contre. Pour cela il me semble indispensable de commencer par deconstruire les discours pessimistes auto-réalisateurs. On a déjà de très belles boîtes européennes dans la supply chain semi et un écosystème naissant qu'il faut absolument soutenir et subventionner massivement. Il faut deconstruire ces messages defaitistes, autrement, oui c'est certain qu'il n y aucun espoir.
La Commission européenne vient de présenter le Chips Act 2.0. C'est le texte de politique industrielle le plus ambitieux que l'Europe ait produit depuis le marché unique. Et il confirme, noir sur blanc, le changement de doctrine que Macron a annoncé Lundi à Versailles. Comme promis, voici ce qu'il contient et pourquoi ça change la donne. Le post est long mais je vous résume un document de pratiquement 200 pages donc forcément ça ne se fait pas en 10 lignes. ---------------------------------- Le chips act 2.0 commence par poser le contexte : - L'Union européenne produit moins de 10% des semi-conducteurs mondiaux. - Le marché passe de 700 milliards de dollars en 2025 à 1 600 milliards en 2030. - Trois hyperscalers américains contrôlent plus de 70% du cloud européen. - La part des fournisseurs européens dans leur propre marché cloud stagne à 15% depuis 2022. -  l'UE dépense 264 milliards d'euros par an en logiciels et services IT propriétaires américains. On y rappelle que le Chips Act 1.0, adopté en 2023, avait mobilisé 80 milliards d'euros d'investissements publics et privés. Ce premier texte a montré ses faiblesse, le problème était que c'était un texte exclusivement supply-side. On finance des usines. On construit des fabs. Mais sans clients garantis, sans mécanisme de commandes, sans préférence pour les produits européens il n'y a pas de client en aval et cela aboutit juste à une surcapacité, pas à la création d'une supply chain souveraine... Le Chips Act 2.0 corrige le tir. Et la correction est radicale. --------------------------------- Le pivot "demand-side". est donc le coeur du texte : Le raisonnement est simple : On peut construire toutes les usines de puces qu'on veut sur le sol européen. Si les clients industriels continuent d'acheter leurs composants à TSMC, Samsung ou aux fonderies chinoises, ces usines tourneront à vide. Le texte le dit explicitement. "Demand-side weaknesses further undermine resilience. Fragmented markets, low volumes in key sectors, and limited procurement coordination reduce the commercial viability of European production." Pour régler ça, le Chips Act 2.0 crée cinq mécanismes. Et c'est là que ça devient intéressant. 1️⃣ Le "Demand Forum." C'est une plateforme officielle de mise en relation entre les fabricants de puces européens et les grands clients industriels : automobile, cloud, défense, énergie. L'objectif est de signer des contrats d'achat anticipé - des offtake agreements - avant même que les lignes de production ne tournent. En clair : au lieu de construire une usine et de prier pour trouver des clients, on verrouille les commandes d'abord. C'est exactement la logique qui a permis à Airbus de se construire face à Boeing. On ne lance pas un A320 sans carnet de commandes. Là, c'est pareil pour les puces. 2️⃣ Les "Demand Accelerators." Des incitations financières pour que les industriels européens achètent des puces conçues ou fabriquées en Europe plutôt qu'importées d'Asie. Le texte va plus loin : il prévoit du co-design entre fabs et clients dès le début du cycle, bien avant la production de masse. Ça veut dire que le client participe à la conception du produit. C'est un changement fondamental. On passe d'une logique de catalogue - tu prends ce qu'il y a - à une logique de partenariat industriel sur mesure. 3️⃣ Les "Grand Challenges." C'est le mécanisme qui me plaît le plus. L'UE finance des défis technologiques pour créer de la demande là où elle n'existe pas encore. Concrètement : l'Europe lance un appel à projet du type "concevez un processeur AI souverain pour les datacenters européens" et finance le développement. Ça génère de la demande structurelle avant même que les produits n'atteignent le marché. C'est exactement ce que font les Etats-Unis avec la DARPA depuis 60 ans. L'Europe n'avait jamais eu d'équivalent pour les semi-conducteurs. Maintenant c'est écrit dans la loi. 4️⃣ Le "Public Innovation Procurement." Les administrations publiques européennes devront privilégier les technologies semi-conducteurs développées sur le sol européen. Le texte est explicite : "creating a clear and structured pathway to purchasing semiconductor technologies developed in the Union." Là encore, ce n'est pas du jamais vu dans le monde. Les Etats-Unis font exactement ça avec le Buy American Act depuis 1933. La Chine fait pareil. L'Europe était le seul bloc majeur à ne pas avoir de mécanisme de préférence pour ses propres technologies. C'est en train de changer. 5️⃣ La "Supply Chain Declaration" (PM10). C'est la bombe discrète de la version finale, celle que personne n'a vue passer. Dans les marchés publics des secteurs critiques - défense, santé, télécom, énergie - les acheteurs publics peuvent désormais exiger une déclaration de provenance des semiconducteurs et utiliser le quota de fournisseurs domestiques comme critère d'attribution du marché. Ce n'est pas un Buy European Act formel. C'est un mécanisme facultatif. Mais c'est la première fois qu'un texte européen autorise officiellement l'origine des puces comme critère de sélection dans les marchés publics. Combiné aux niveaux de souveraineté cloud du CADA, ça crée un pipeline de commandes captives pour les composants conçus ou fabriqués en Europe. Ce qu'il faut comprendre avec ces cinq mécanismes pris ensemble : pour la première fois, l'Europe ne se contente pas de financer l'offre. Elle organise la demande. Elle crée le client avant de créer l'usine. C'est un changement de paradigme complet par rapport au Chips Act 1.0 qui se résumait à "voici des subventions, construisez des fabs". Le problème du 1.0, c'est qu'on pouvait construire les plus belles usines du monde, si personne n'achète les puces qui en sortent, elles ferment. Le 2.0 ferme cette boucle. C'est la traduction réglementaire exacte de ce que Macron appelle la "préférence européenne". Sauf que là, c'est un règlement de la Commission avec force de loi pour les 27 Etats membres. -------------------------------------- Mais le pivot demand-side n'est qu'une partie du texte. L'autre partie, c'est ce que l'Europe prévoit de construire. Et là, on entre dans du territoire inédit ! Le Chips Act 2.0 annonce la création d'une fonderie européenne sub-3 nanomètres. Open access. N'importe quel designer de puces européen pourra y faire fabriquer ses processeurs. Combinaison de fabrication avancée, d'intégration chiplets et de packaging 3D. Production pilote envisagée entre 2030 et 2033. Coût estimé : 30 milliards d'euros, dont 15 milliards de fonds publics européens et nationaux. Il faut mesurer ce que ça représente. Aujourd'hui, la part de marché européenne en fonderie pure-play est de 0,9%. Soit 0,8 milliard sur un marché mondial de 96 milliards. La part fabless est encore pire : moins de 1% des revenus mondiaux. 97% du chiffre d'affaires semi-conducteurs européen vient des IDMs : Infineon, STMicro, NXP mais pas de designers de puces. Si une startup française ou allemande conçoit un processeur, elle est obligée d'aller chez TSMC à Taïwan pour le fabriquer. Il n'existe aucune fonderie en Europe capable de produire en dessous de 7 nanomètres. Et la dépendance ne s'arrête pas à la fabrication : Le rapport d'impact détaille les maillons critiques de la chaîne.: - L'ABF Film, le polymère isolant utilisé dans le packaging de chaque CPU et GPU au monde : Ajinomoto, un seul fabricant japonais, détient 95% du marché. - Le T-Glass, le tissu de verre spécialisé pour les substrats AI : Nittobo, un autre japonais, à 90%. - Les photoresists, les films chimiques indispensables à la lithographie : JSR et TOK, Japon, environ 90%. - Le wafer dicing, la découpe des puces : DISCO, Japon, 86%. - Les EUV mask blanks : AGC et HOYA, Japon, 93%. Un conflit en mer de Chine, un tremblement de terre au Japon, et toute l'industrie européenne du numérique s'arrête. Le rapport d'impact de la Commission chiffre l'exposition : 1 530 milliards d'euros de production européenne dépendent directement de la disponibilité des semiconducteurs. L'automobile seule pèse 934 milliards. Cette fonderie est une réponse à des dépendances mesurées, documentées, et concentrées sur un nombre dangereusement faible de fournisseurs. ------------------------------------------------------- Le statut "First-Of-A-Kind" (FOAK) : Pour que ce type de projet devienne réalité, il faut plus que de l'argent. Il faut de la vitesse. Et là, l'Europe partait avec un handicap majeur. Construire une usine de semi-conducteurs en Europe prend en moyenne 7,5 mois de plus qu'en Asie. Rien que les permis. Et chaque année de retard coûte environ 5% du budget total du projet. Pour une fab à 20 milliards, ça représente 625 millions d'euros partis en fumée juste à cause de l'administration. Le Chips Act 2.0 crée un statut spécial pour régler ça : le FOAK, "First-Of-A-Kind". Concrètement, si votre projet est le premier du genre en Europe, vous obtenez un traitement accéléré : - Un seul guichet administratif par pays. - 12 mois maximum pour obtenir tous les permis. - Procédure entièrement numérique. - Plus de navette entre cinq administrations différentes pendant trois ans. Et l'évolution clé par rapport au Chips Act 1.0 ce qu'avant, ce statut ne couvrait que les usines de fabrication. Maintenant il s'étend à toute la chaîne de valeur des semis conducteurs. Matériaux spéciaux, équipements, circuits imprimés, packaging avancé, assemblage, centres de design. Si vous construisez quelque chose de nouveau dans l'écosystème semi-conducteurs européen, vous pouvez en bénéficier. C'est la "méthode Notre-Dame" de Macron transposée au niveau européen pour l'industrie des semi-conducteurs. ------------------------------------------------------- Les "Régions d'Excellence" : Jusqu'ici, chaque pays européen essayait d'attirer les investissements semi-conducteurs dans son coin. La France poussait Grenoble, l'Allemagne poussait Dresde, les Pays-Bas poussaient Eindhoven. Résultat : de la concurrence intra-européenne au lieu de la coordination. Le Chips Act 2.0 change ça. Le texte crée un label officiel "European Semiconductor Region of Excellence". Les régions labellisées bénéficient d'investissements coordonnés en énergie, en réseau électrique, en formation et en attractivité. Concrètement : si vous êtes un investisseur et que vous cherchez où implanter une activité semi-conducteurs en Europe, ces régions auront l'infrastructure électrique dimensionnée, les talents formés, les permis accélérés et les connexions avec le reste de l'écosystème. Les candidats évidents : - Dresde en Allemagne (déjà surnommée "Silicon Saxony") - Grenoble en France (STMicro, Soitec, CEA-Leti) - Eindhoven aux Pays-Bas (ASML, NXP) - Leuven en Belgique (imec) - Catane en Italie (STMicro SiC) - Villach en Autriche (Infineon). L'idée de fond est simple : plutôt que de voir 27 pays se battre pour attirer une fab, on structure l'écosystème à l'échelle du continent. Chaque région a sa spécialité. Les régions se renforcent mutuellement. C'est la logique du réseau, pas de la compétition. On voit ainsi une véritable volonté de mutualiser les efforts plutôt que de laisser chaque pays jouer perso. ------------------------------------------ Le Chips Act 2.0 n'arrive pas seul : Il fait partie d'un package de quatre textes déposés le même jour par la Commission. Et c'est quand on les lit ensemble que l'on comprend la stratégie. Le CADA (Cloud and AI Development Act) impose de tripler la capacité datacenter européenne en cinq à sept ans. 200 milliards d'euros d'investissements. Il crée quatre niveaux de souveraineté pour les services cloud, et les niveaux les plus élevés exigent une chaîne d'approvisionnement hardware traçable en Europe. Le lien est explicite dans le texte : "CADA's measures to accelerate the deployment of data centre infrastructure acts as a demand-side measure for the Chips Act 2.0." En clair : chaque datacenter construit en Europe devient un client pour les puces européennes. Le CADA crée la demande. Le Chips Act crée l'offre. Les deux textes se nourrissent mutuellement. L'Open Source Strategy consacre RISC-V comme architecture souveraine pour les semi-conducteurs européens. Et là, il faut comprendre pourquoi c'est un sujet aussi important. Aujourd'hui, quasiment tous les processeurs du monde utilisent une architecture propriétaire : ARM (contrôlé par SoftBank, Japon) ou x86 (Intel et AMD, Etats-Unis). Chaque puce qui utilise ces architectures paie une licence. Et surtout, elle dépend d'une autorisation étrangère pour exister. Si demain les Etats-Unis décident de restreindre l'accès à ARM ou x86 comme ils l'ont fait avec Huawei, l'Europe n'a aucune alternative. Sauf si elle en construit une. RISC-V est cette alternative. C'est une architecture open source, libre de droits, que n'importe qui peut utiliser et modifier. Et l'Europe est en train de bâtir tout un écosystème dessus. - Le programme EPI (European Processor Initiative) développe deux pistes en parallèle : SiPearl conçoit le processeur Rhea pour les supercalculateurs européens, pendant que le Barcelona Supercomputing Center développe les accélérateurs EPAC entièrement basés sur RISC-V. - Le projet DARE (Digital Autonomy with RISC-V in Europe) fédère des dizaines d'acteurs pour créer un écosystème logiciel complet autour de cette architecture. - Kalray conçoit des processeurs de traitement de données (DPU). - 2CRSi les intègre dans des serveurs souverains et coordonne le consortium AETHER pour les AI Gigafactories européennes. SiPearl fournit les processeurs HPC. - Bull (racheté par l'Etat français) fabrique les supercalculateurs. L'enveloppe prévue par la Commission pour l'écosystème RISC-V et les outils EDA open source : 1 milliard d'euros sur sept ans. La Roadmap Energie/AI, quatrième texte du package, fixe les standards de durabilité pour les datacenters et organise l'accès au réseau électrique pour les futures AI Gigafactories. Au total, les quatre textes forment une boucle : - Le CADA crée la demande de datacenters. - Les datacenters ont besoin de puces. - Le Chips Act finance la production des puces. - L'Open Source Strategy fournit l'architecture libre. - La Roadmap Energie garantit l'alimentation. C'est une véritable politique industrielle intégrée à tout les niveaux de la chaine de valeur des semi-conducteurs. ------------------------------------------------- Deux ajouts stratégiques : la photonique & le quantique La photonique intégrée est ajoutée comme sixième composante officielle du Chips for Europe Initiative. Les circuits photoniques intégrés (PIC) sont la couche d'interconnexion optique qui permet aux datacenters IA de fonctionner à grande échelle. Le cuivre ne suffit plus. L'Europe dispose d'un avantage réel sur ce segment grâce à imec, au CEA-Leti et à plusieurs fonderies spécialisées. Le quantique reste comme composante du Pilier I avec un pont explicite vers un futur Quantum Act européen. Le texte précise que la cohérence entre les deux textes "fournira l'opportunité d'établir un cadre politique quantique européen complet". Le renouvellement de la stratégie quantique que Macron a évoqué lundi à Versailles s'inscrit dans cette trajectoire. Et une précision importante pour ceux qui pensent que l'Europe part de zéro. Le rapport d'impact documente les positions de force européennes dans la chaîne de valeur : - ASML détient 100% du marché mondial de la lithographie EUV et 92% de la lithographie totale. - Siemens EDA est le troisième éditeur mondial d'outils de conception de puces (15% de part de marché). - Merck et Air Liquide contrôlent plus de 50% du marché mondial des précurseurs ALD et CVD, les molécules qui permettent de déposer les couches atomiques dans les puces avancées. - Wacker Chemie est le leader mondial du polysilicium electronic-grade, la matière première des wafers. - ASM International détient 10% du marché mondial de l'ALD, la technique de dépôt la plus critique pour les noeuds avancés. - BESI détient 43% du marché mondial du die attach, l'étape d'assemblage des puces. - Soitec est nommé dans le rapport comme acteur clé des wafers SOI et epiwafers. etc.. L'Europe n'est pas absente de la chaîne de valeur. Elle est dominante sur certains maillons critiques (lithographie, chimie, substrats) mais absente ou marginale sur d'autres (fonderie, design fabless, packaging). Le Chips Act 2.0 n'invente pas un écosystème. Il coordonne des forces existantes et comble les trous. ------------------------------- Quand on met tout ça bout à bout, voici ce qui vient de se passer en 72 heures : Lundi 01 juin, Macron dit à Versailles devant les investisseurs étrangers : "L'Europe a peut-être été trop naïve jusqu'à présent." Il annonce la préférence européenne, la clause de protection, le fast-track pour les data centers, le renouvellement quantique. Mercredi 03 juin, la Commission européenne dépose un texte qui crée des mécanismes contraignants pour forcer la demande de puces européennes, qui prévoit une fonderie sub-3nm ouverte à tous les designers EU, qui impose un guichet unique à 12 mois, qui lie chaque datacenter à la consommation de composants européens et qui structure l'écosystème en régions d'excellence. Et dans les 173 pages du rapport d'impact publié le même jour, un mécanisme discret mais décisif : la Supply Chain Declaration dans les marchés publics, qui permet pour la première fois d'utiliser l'origine européenne des puces comme critère d'attribution. Le discours et la loi disent la même chose. La différence c'est que le discours s'évapore. La loi reste. ------------------------------- Depuis aujourd'hui, le changement de doctrine européenne n'est plus une intention. C'est un cadre réglementaire contraiganant pour 27 Etats, 450 millions de citoyens et un marché semi-conducteurs qui pèsera 1 600 milliards de dollars en 2030. "L'Europe n'est plus naïve." 🇪🇺 Merci de m'avoir lu. Firisis
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🛡️🇫🇷 𝗟𝗮 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘁𝗿𝗲̀𝘀 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲́𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝟲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗺𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝘂𝘁𝘁𝗲 𝗮𝗻𝘁𝗶-𝗱𝗿𝗼𝗻𝗲𝘀 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝗼𝘁𝗮𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗥𝗮𝗽𝗶𝗱𝗗𝗲𝘀𝘁𝗿𝗼𝘆𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗧𝗵𝗮𝗹𝗲𝘀 Abattre un drone à 20 000 euros avec un missile à plusieurs millions d’euros n’est plus une équation acceptable pour les armées modernes. Face à la multiplication des drones bon marché sur les champs de bataille, les industriels développent désormais toute une génération de systèmes capables de neutraliser les menaces sans tirer le moindre missile. Parmi eux, le RapidDestroyer de Thales vient de faire sensation après avoir neutralisé 80 drones lors d’essais menés au Royaume-Uni en utilisant uniquement des ondes radio de haute puissance. Le principe est redoutablement simple : au lieu de détruire physiquement l’appareil, l’arme grille son électronique grâce à une impulsion radiofréquence concentrée. Résultat : le drone devient instantanément inutilisable, pour un coût qui se résume essentiellement à l’électricité consommée. Cette technologie n’est cependant qu’une des six grandes familles de défense anti-drones qui émergent aujourd’hui. Lasers à haute énergie, brouilleurs radio, prise de contrôle cyber, drones intercepteurs ou encore canons à munitions programmables sont désormais développés simultanément par les principaux industriels mondiaux. La France est particulièrement bien positionnée dans cette révolution technologique. Entre le RapidDestroyer de Thales, le laser HELMA-P de MBDA/CILAS et les systèmes de brouillage de MC2 Technologies, l’industrie française dispose désormais d’une présence dans plusieurs des segments les plus prometteurs du marché. Dans notre article, on vous explique pourquoi les missiles classiques deviennent économiquement inadaptés face aux essaims de drones, comment fonctionne l’arme à radiofréquence RapidDestroyer de Thales, quelles sont les six grandes familles de technologies anti-drones qui émergent actuellement, pourquoi les lasers et les armes à énergie dirigée attirent autant l’attention des états-majors, et comment l’intelligence artificielle devient le chef d’orchestre des futures défenses aériennes multicouches. Notre article complet : 👉 forum-militaire.fr/la-france… #France #Thales #Drones #Defense #Innovation #Armee #Technologie #RapidDestroyer
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📍Golfe d'Aden | Accompagnement du plus grand porte-conteneurs battant pavillon français par une frégate 🇫🇷   🛡️ Une frégate multi-missions en patrouille dans le Nord-Ouest de l'océan Indien a accompagné le navire, dans le cadre de l'opération 🇪🇺 @EUNAVFORASPIDES   ⚓ La @MarineNationale déploie des moyens adaptés aux menaces aériennes et de surface dans une zone maritime en proie aux risques sécuritaires.
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De mieux en mieux... Pendant que nous documentions le double standard religieux de Philippe Bouyssou, un autre dossier a émergé sur le maire communiste d'Ivry. Le voilà dans ses autres occupations. Bouyssou a jumelé Ivry-sur-Seine avec Mejik, un camp du Polisario situé en Algérie. Il a effectué plusieurs voyages à Tindouf, dans les camps contrôlés par l'Algérie, aux côtés de délégations municipales. Il a organisé des marches pro-Polisario partant de la mairie d'Ivry. Il a fait voter des subventions municipales pour des "enfants des camps". Il a accueilli des délégations sahraouies à la mairie comme des chefs d'État. Je ne prends pas position dans le conflit du Sahara occidental. Ce n'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est qu'un maire français a décidé, avec l'argent des contribuables d'Ivry, de prendre clairement parti dans un conflit géopolitique nord-africain qui oppose l'Algérie au Maroc. Et que ce faisant, il a importé ce conflit dans sa propre ville, où cohabitent des familles marocaines et algériennes qui n'avaient pas demandé à ce que leur maire choisisse un camp. Les tensions communautaires qui en résultent à Ivry ne sont pas un accident. Elles sont la conséquence directe d'un élu qui a transformé une mairie en instrument de politique étrangère au service d'une communauté contre une autre. Posons la question simplement. Ivry-sur-Seine est une ville de 64 000 habitants. Elle a des problèmes de logement, de sécurité, d'emploi, d'urbanisme. C'est pour ça que les habitants élisent un maire. Philippe Bouyssou, lui, voyage à Tindouf, organise des marches pour le Polisario, juvelle sa ville avec un camp dans le désert algérien et distribue des subventions municipales à des causes géopolitiques étrangères. Ce n'est pas de la solidarité internationale. C'est du clientélisme electoral financé par le contribuable ivryen, qui crée des fractures communautaires réelles dans une ville qui n'en avait pas besoin. Le maire d'Ivry devrait s'occuper d'Ivry.
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Dans l'affaire du conseil municipal d'Ivry, là où certains voient une atteinte à la laïcité, moi je vois surtout une eau minérale qui s'appelle "Orage : eaux des espoirs" et je trouve aussi que la société actuelle va trop loin avec tous ces jeux de mots à la con.
🔴 Ivry-sur-Seine : un élu RN récite un « Je vous salue Marie » pour dénoncer la « laïcité à géométrie variable » de la mairie communiste ⤵️ valeursactuelles.com/politiq…
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🔗 Interesting take from Canadian Naval Review that argues for making a downgraded Constellation Flight II which would allow the US Navy to procure ships focused on the CAPTAS-4 VDS capability. The 🇫🇷 Navy keeps winning the "Hook 'em" ASW award with their ASW FREMM Frigates - CAPTAS-4 VDS seems to be the current gold standard for submarine tracking. France 🇫🇷 has 6 ASW FREMM Frigates, and 2 AAW FREMM Frigates, while Italy🇮🇹has 6 ASW and 4 general purpose FREMM. We are still on track to still get 2 multi-mission Constellation Frigates, and perhaps the design could be backtracked closer to the original FREMMs to make a solid ASW frigate platform for the US navy at a cheaper cost. navalreview.ca/2026/05/a-cas…

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Jun 13
Cette vidéo est un véritable cauchemar éveillé pour l'écologiste décroissant. Un robot qui traque la nuit les pathogènes et les nuisibles à la lumière ultraviolette, sans un gramme de produit chimique, ce n'est pas un gadget... De quoi faire s'effondrer toute la théologie écologiste. Ici, c'est bien l'entrepreneur et le marché qui offrent une solution réellement efficace aux défis environnementaux. Pas de contrainte, pas de retour en arrière et pas de renoncement. L'entrepreneur résout le problème en créant de l'abondance là où l'on nous promettait la pénurie. Le rôle du progrès a toujours été celui-là : produire de l'abondance à partir de la rareté naturelle avec comme moyen ultime l'ingéniosité humaine. Reste alors une question : si la technologie résout réellement les problèmes que l'écologisme prétend combattre, pourquoi l'écologisme la déteste-t-il à ce point ? Tout simplement parce que ce qu'il veut, ce n'est pas une nature préservée, c'est une société administrée, dont il serait aux manettes. Comme toutes les autres idéologies constructivistes, socialistes et collectivistes, ce qui importe vraiment à l'écologiste ce n'est pas de résoudre les défis de son temps, c'est de régner sur les hommes de son temps. Le héros sera toujours l'entrepreneur, jamais celui qui le déteste.
autonomous robot driving through the field at night. no chemicals. no pesticides. just UV light killing pathogens and pests while everyone sleeps. this is @tricrobotics. this is what chemical-free pest control looks like at scale.
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Ca vieillit mal...
C’est avec plaisir et honneur que j’ai présenté mes vœux pour l’Eid El Fitr, qui marque la fin du Ramadan pour plusieurs milliers de musulman-es réunis au stade Clerville. L’occasion de rappeler notre détermination à résister contre toutes les tentatives de divisions. 1/2
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Jun 13
Germany: « Unlike those arrogant French, we believe in a truly European approach to major defence projects » Also Germany: « Let me introduce our latest achievement: the GERMAN A400M »
Always a fan favourite at #ILA26: the German #A400M 🇩🇪✈️ The German Air Force operates the largest A400M fleet in the world. They contribute vital airlift capabilities and are a key asset of force projection in international @NATO missions. Airbus is currently exploring additional capabilities for this advanced military transport aircraft, such as: ➡️ Extending its cargo capacity from 37 to 40 tonnes. ➡️ Using it as a mothership for drones. ➡️ Implementing satellite-based navigation. ➡️ Equipping it with a modular firefighting kit.
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Replying to @AirbusDefence @NATO
Airbus communication reaching new lows and having to be community-noted...🤦‍♂️
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Suite à notre article sur l'affaire d'Ivry, un élément supplémentaire vient de circuler. Philippe Bouyssou, le maire communiste d'Ivry, a lui-même déclaré publiquement, en écharpe tricolore, devant une assemblée réunie pour un projet de mosquée : "J'espère Inch'Allah qu'on pourra signer le permis de construire avant la fin de ce Ramadan." Ce n'est pas une rumeur. C'est une vidéo. C'est le maire d'Ivry. En exercice. Avec son écharpe républicaine. Récapitulons. Voile intégral au conseil municipal : toléré. Amendement pour appliquer la laïcité : rejeté. Crucifix sorti en réponse : crime politique, saisine du préfet. "Inch'Allah" prononcé par le maire en écharpe tricolore : normal, républicain, laïque. C'est de la politique confessionnelle assumée, financée par le contribuable, pratiquée par un maire communiste qui a compris depuis longtemps d'où viennent ses voix.
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Replying to @AurelienMarq
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J'ai lu avec attention ce tweet de Sylvain @sc_cath. Ce que je retiens avant tout n'est pas la question du double paiement mais sa manière de reformuler le problème des retraites. Une population retraitée ne produit plus mais pendant leur vie active, les futurs retraités ont constitué, d'une manière ou d'une autre, une créance sur la production future de la société pour subvenir à leurs besoins. Lorsque vient la retraite, cette créance est activée et permet de prélever une partie de la production réalisée par les actifs du moment. Que cette créance prenne la forme de droits à pension dans la répartition ou d'actifs financiers dans la capitalisation ne change pas le fond du problème, il faut toujours répartir une partie de la production des actifs vers les retraités. Comme le dit Sylvain, le PIB est le même de même que le nombre de bouches à nourrir. Aucune architecture ne crée des biens, des soins ou des logements par magie. Sur ce point, je suis d'accord avec lui. Répartition et capitalisation ne changent pas la dimension physique du problème. Une fois qu'on a posé cette équivalence physique, la question est alors de savoir ce que cela veut dire économiquement. Selon moi, la différence fondamentale réside dans la nature de la créance : - Dans la répartition, la créance est avant tout un droit politique même s'il y a un sous-jacent économique. - Dans la capitalisation, la créance est avant tout un actif économique. Les deux natures donnent accès à la même production future mais elles déterminent cette part de production selon des mécanismes radicalement différents. Mon problème avec la répartition n'est pas qu'elle serait incapable en soi de financer des retraites mais qu'elle repose principalement sur un rapport de force politique. En France, ce rapport de force a progressivement conduit à ce que j'appelle une extraction intergénérationnelle. Les retraités actuels perçoivent davantage que ce que les fondamentaux démographiques et économiques permettent durablement de financer. Je le regrette car ce n'était pas une fatalité. Il aurait été parfaitement possible d'introduire depuis longtemps des mécanismes automatiques d'ajustement tenant compte de la démographie, de l'espérance de vie ou de la croissance afin de garantir autant que possible la soutenabilité du financement et une certaine équité intergénérationnelle. Quant à la capitalisation, je n'en fais pas une solution magique. Elle n'élimine pas les contraintes économiques. Elle ne supprime pas les risques démographiques. Elle ne crée pas de richesse par magie. En revanche, elle réintroduit un mécanisme d'ajustement que la répartition tend à neutraliser, la valeur de la créance est constamment confrontée à la réalité économique, à la fois pendant sa constitution au cours de la carrière et ensuite à la retraite. C'est aussi pour cette raison que je pense que les incitations ne sont pas les mêmes. Être prélevé aujourd'hui en échange d'une promesse future et investir pour soi-même dans un actif dont on suit l'évolution ne produisent pas les mêmes comportements. Je pense sincèrement que cette différence compte et que l'incitation à produire est naturellement plus forte lorsqu'on investit pour soi-même. Concernant le débat sur le "double paiement", je comprends l'argument de Sylvain Catherine. Au niveau agrégé, il n'y a pas de coût magique qui apparaît ou disparaît. En revanche, il existe bel et bien une contrainte de trésorerie pour la génération qui doit simultanément financer les retraités actuels et constituer des actifs pour sa propre retraite. Je ne sais pas exactement quelles conclusions opérationnelles Sylvain Catherine tire de ce diagnostic, et je serais d'ailleurs curieux de les connaître plus en détail. Je note simplement qu'il indique être favorable à une transition très minoritaire, probablement vers la capitalisation. Pour ma part, et même si je ne l'ai pas encore détaillée, je suis favorable à une transition beaucoup plus radicale dont l'objectif serait de réduire drastiquement le poids de la répartition au profit de la capitalisation pour atteindre le système cible à deux piliers obligatoires, répartition et capitalisation, que j'ai posé. Cette transition pourrait naturellement être étalée dans le temps pour des raisons de stabilité économique et sociale. En revanche, j'assume qu'elle ne soit pas indolore. À mes yeux, le système actuel contient des créances qui excèdent ce que l'économie française peut durablement financer. Toute réforme sérieuse implique donc à mes yeux une réduction de la valeur réelle de certains droits accumulés qui concerne les retraités actuels comme les futurs retraités. Je suis parfaitement conscient de la difficulté politique d'une telle orientation, surtout lorsque j'imagine un ajustement avec une réduction au global de 50 % du coût des pensions et des ajustements équivalents voire supérieurs pour certaines pensions. Comme je l'ai déjà écrit, les déséquilibres actuels sont tels que leur résorption nécessitera des efforts drastiques et à choisir, j'assume de prioriser les actifs par rapport aux retraités, à la fois pour des raisons d'équité intergénérationnelle mais surtout car c'est la production présente qui compte à mes yeux pour relever les défis auxquels la France est confrontée. Cela implique également que les actifs actuels devront également produire plus longtemps et donc partir plus tard à la retraite. En revanche, je souhaite qu'ils ne subissent pas l'intégralité du poids de l'ajustement et qu'ils puissent donc financer au niveau individuel leur capitalisation obligatoire en utilisant une partie de leurs cotisations retraite actuelles ce qui ne sera soutenable que si les pensions actuelles et futures diminuent en conséquence. En conclusion, j'aimerais que nous arrêtions collectivement de nous cacher derrière la tuyauterie institutionnelle. Répartition, capitalisation ou système mixte ne sont que des mécanismes. La vraie question est celle du partage de la production entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent plus. J'aimerais qu'une bonne fois pour toutes nous soyons capables d'avoir cette discussion comme des adultes, en regardant les contraintes démographiques et économiques telles qu'elles sont, et non telles que nous aimerions qu'elles soient. Cela serait infiniment plus facile si nos responsables politiques abordaient sérieusement le problème contrairement à @AuroreLalucq ou d'autres.
La capitalisation n’implique pas davantage de payer deux fois que la répartition. Si demain nous nous réveillions dans un système par capitalisation, le PIB de la France serait le même, ainsi que le nombre de bouches à nourrir. Si l’on devait payer « deux fois », où partirait ce dédoublement de paiement, au juste ? On l’enverrait aux Chinois, aux Allemands ? On brûlerait 14 % du PIB ? On investirait le tout dans Duralex? À nouveau, la donnée fondamentale du problème est que les retraités ont une créance sur l’économie en vertu des droits sociaux accumulés. La valeur de cette dette implicite est fixe pour les générations futures, à moins de la renégocier (par une désindexation, par exemple). Ni la capitalisation, ni la répartition, ni la moindre forme d’ingénierie financière ne créent des pains ou ne font disparaître des bouches par l’opération du Saint-Esprit. La capitalisation n’a que l’inconvénient d’une transparence comptable qui fait apparaître un double paiement qui existe d’une manière ou d’une autre, même s’il est dissimulé dans le fonctionnement en cavalerie de la répartition.
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🇪🇺🇮🇳 MBDA, leader européen des missiles, renforce ses capacités électroniques en reprenant la majeure partie de Centum T&S, filiale française du groupe indien Centum, via une reprise judiciaire. 🏭 L’opération inclut 3 sites français (Écully, Moirans, Palaiseau) et 206 salariés sur 269, le site de Toulouse et de Belgique étant repris par le français SII. 🔧 Cette acquisition permet à MBDA d’internaliser des compétences critiques en ingénierie et fabrication électronique pour ses systèmes de missiles. 📈 Dans un contexte de forte hausse des commandes, cette reprise soutient l’augmentation de production et renforce la souveraineté technologique française. 💪 MBDA crée une nouvelle filiale 100 % française dédiée aux clients souverains, sauvant ainsi la majorité des emplois tout en accélérant sa stratégie de croissance. lesechos.fr/industrie-servic…
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Encore une fois : le libéralisme est l'exact opposé de l'extrême droite. Extrême droite = État partout restriction des libertés usage de la violence Libéralisme = État minimal libertés individuelles au dessus de tout le marché règle les conflits. Milei est libéral.
Javier Milei invité par le Medef à ses universités d’été, nouvelle étape dans l’alliance du patronat et de l’extrême droite ➡️ l.humanite.fr/fao
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🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — L’Arcom rappelle à l’ordre France Télévisions après des propos de la députée communiste Elsa Faucillon présentant Raphaël Arnault comme un militant adepte de la « non-violence ». Le régulateur reproche à France 3 de ne pas avoir rappelé que le député LFI a été définitivement condamné pour des faits de violences volontaires en réunion. Saisie par le député RN Philippe Ballard, l’Arcom estime que ces déclarations n’ont été « ni contextualisées, ni corrigées » à l’antenne et considère que la séquence a manqué de rigueur dans le traitement de l’information. (Source : Le JDD)
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Le mot ''interrompu'' vient de changer de sens. Comme la mot ''communiste'' dailleurs...
🇫🇷 Un élu RN d'Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne, a interrompu jeudi le conseil municipal en sortant un crucifix avant de réciter la prière "Je vous salue Marie" pour protester contre le rejet d'un amendement au règlement intérieur qu'il proposait ⤵️
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Voilà ce qui s'est passé jeudi soir au conseil municipal d'Ivry-sur-Seine. Kevin Nader, élu RN, propose un amendement pour faire respecter la laïcité au sein des instances municipales. Texte de l'amendement : interdire le port de signes religieux ostensibles dans l'exercice de fonctions de représentation de la collectivité. Plusieurs femmes voilées assistaient à la séance. L'amendement est rejeté. Kevin Nader sort alors un petit crucifix de son sac et récite le "Je vous salue Marie" à voix haute. Philippe Bouyssou, maire communiste d'Ivry depuis que la ville est un bastion du PCF, soit depuis plus de 110 ans, perd complètement son calme. Il tape du poing sur la table à plusieurs reprises. Il crie. Il accuse l'élu RN d'avoir commis "un crime politique". Il somme Nader de quitter l'assemblée. Il suspend la séance. Il promet de saisir le préfet. Arrêtons-nous sur la logique de la situation. Un élu propose d'interdire les signes religieux dans les fonctions de représentation municipale. C'est la définition stricte de la laïcité républicaine. Il est rejeté. Il récite alors une prière catholique pour démontrer par l'absurde que la laïcité est à géométrie variable. Et c'est lui le criminel. Autrement dit : le voile, c'est de l'inclusion. La croix, c'est un crime politique. Le maire communiste d'une ville gouvernée par le PCF depuis 110 ans n'a pas vu l'ironie de sa propre réaction. En s'emportant de cette façon, en perdant le contrôle, en criant au scandale face à une prière catholique que ses prédécesseurs auraient probablement jugée parfaitement inoffensive, il a lui-même démontré exactement ce que Nader voulait démontrer. La laïcité selon la gauche contemporaine n'est pas la neutralité religieuse. C'est la neutralité islamiste.
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