Nos emplois valent mieux que leurs mandats !
L’an dernier, nos entreprises et leurs millions de salariés sont allés chercher, contre vents et marées, le petit point de croissance, qui nous a maintenus la tête hors de l’eau. Certains diront que c’est peu, et c’est vrai si l’on se compare aux mastodontes américains, chinois ou indiens. D’autres, dont je suis, diront que c’est déjà beaucoup, presque inespéré, si l’on considère les montagnes d’incertitude qui se sont dressées sur la route de nos entreprises.
Pour tout remerciement, le Gouvernement et ses alliés socialistes ont choisi de les… punir. Non content d’avoir tué la réforme des retraites, et transféré sur le dos de nos enfants des milliards de dette supplémentaires, l’exécutif renie jusqu’à sa propre parole : les impôts que l’on promettait « exceptionnels » sont reconduits et augmentés, et les taxes pleuvent sur nos entreprises, notamment les plus exposées à la mondialisation, à qui l’on demande d’être plus compétitives avec des boulets à chaque pied…
Je ne connais pas de politique plus contraire aux intérêts d’un pays que celle qui consiste à affaiblir sa propre économie, et à plus forte raison dans ce contexte extrêmement tendu.
Nous dire, comme le fait le Gouvernement : « pas d’inquiétude, c’est les entreprises qui paient », relève de la vérité alternative. Il n’y a pas d’un côté les entreprises et de l’autre les Français. Nos entreprises, ce sont nos salaires, nos emplois, nos richesses, le pilier de notre modèle social. Nos entreprises, c’est l’avenir de nos enfants, de nos familles, de nos solidarités, de notre pays. Nos entreprises, c’est nous, c’est la France !
Comble du mépris, le Gouvernement nous explique que cette folie serait le prix à payer pour un peu de stabilité politique. Des milliers d’entreprises et d’emplois détruits à travers le pays pour s’offrir quelques mois de répit… Est-ce bien là le message ?
Tout lâcher pour ne pas tout perdre ! C’est à la fois consternant, révoltant et triste.