Le Brexit n'a pas été appliqué car le Brexit n'est pas un contenu vide : les gens l'ont voté pour des raisons identitaires et nationalistes, il s'agissait de réduire l'immigration et de relancer l'économie, soit tout le contraire de ce qu'ont fait les conservateurs, d'où leur défaite. Le résultat de cet échec, c'est Starmer.
Il faut donc que la question de souveraineté soit sortie de son abstraction légaliste dans laquelle l'a enfermé le souverainisme des années 2010. D'ailleurs, Rupert Lowe à la tête de Restore Britain continue à parler de l'impératif de souveraineté en s'opposant... aux juges nationaux.
Il faut que la souveraineté soit associée à la circulation des élites : comment prendre le pouvoir, le garder, et surtout quel est le cadre moral de l'élite en plus. Autrement dit : noblesse oblige. La souveraineté n'est qu'un moyen dont la finalité réside dans la conception du bien commun défendu par l'élite.
J'esquisse ici une brève critique du souverainisme gauchisant ringard ainsi qu'une ébauche de la doctrine qui pourrait prendre la place. Tout reste à faire. Et là, tout de suite, je n'ai pas le temps de bosser dessus, donc mettez-vous au travail.
Reportage intéressant.
Contrairement à ce qu’on lit en France, les Britanniques sont furieux contre leur élite car le Brexit n’a pas vraiment été appliqué - d’où l’explosion du vote Farage.
Encore une fois, le populisme identitaire est la voie.