Mais une civilisation n’est pas une startup.
L’âme n’est pas un taux d’engagement.
La vérité n’est pas une impression organique.
La pensée n’est pas un dashboard.
Et l’homme n’est pas un funnel.
Le vrai problème n’est pas l’IA.
Le vrai problème, c’est le catéchisme IA.
Les prêtres de la machine critiquent tout : l’Europe, les bureaucraties, les journalistes, les universitaires, les anti-tech, les lents, les prudents, les sceptiques.
Mais ils critiquent rarement leur propre temple.
Ils critiquent peu la Silicon Valley comme pouvoir.
Peu le capital-risque comme théologie.
Peu la plateforme comme souveraineté privée.
Peu l’attention comme matière première.
Peu la monétisation comme corruption douce de la pensée.
Peu l’IA comme dépossession anthropologique.
Ils ne mordent jamais vraiment la main qui les nourrit.
Ils se croient hérétiques parce qu’ils attaquent les vieilles églises.
Mais ils restent souvent les enfants sages du nouveau clergé : celui qui calcule, classe, filtre, automatise, monétise et gouverne par infrastructure.
La rébellion de plateforme est une rébellion sous licence.
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