« DÉBUT DE LA FIN DES USA » : CHRÉTIEN RIT DE L’EMPIRE… MAIS LE CANADA EST LE VRAI MALADE
Les anciens premiers ministres Stephen Harper (conservateur) et Jean Chrétien (libéral) se sont réunis lundi à Ottawa pour un entretien de 35 minutes organisé par la Société géographique royale du Canada (RCGS), sur le thème « Canada et le monde ».
Chrétien a déclaré que "je pense que nous vivons un moment très important dans le monde. C’est un grand changement. C’est probablement ce que j’appellerais le début de la fin de l’Empire américain.
Chrétien minimise l’empire américain et ça a fait rire le public, mais ça peut être vu comme une gifle diplomatique, surtout venant d’un fédéraliste historique qui défend l’unité canadienne contre les menaces extérieures.
Chrétien parle des États-Unis, mais il oublie que son Canada, en déclin grave :
PIB par habitant :
Stagnation ou quasi nul en 2025-2026 (après des baisses en 2023-2024).
RBC : croissance par habitant de ~1,3 % en 2026 (même que le PIB total, grâce à une croissance démographique proche de zéro). Première hausse en 3 ans, mais très faible.
OCDE : Canada projeté comme le pire parmi les économies avancées pour la croissance par habitant sur 2020-2030 (0,7 %/an) et 2030-2060 (0,8 %/an) – 46 % sous la moyenne OCDE, 42 % derrière les USA.
Fraser Institute et autres : pire performance depuis la Grande Dépression pour certaines périodes récentes.
Productivité :
Crise chronique depuis plus de 10 ans.
Banque du Canada (RPM janvier 2026) : croissance faible, persistance du problème malgré révisions positives de StatCan (moins catastrophique que prévu en 2024, ~0,5 % au lieu de chute).
RBC et Deloitte : productivité reste un frein majeur ; pas de rebond significatif en 2026. Faible investissement. faible productivité, salaires stagnants, demande faible et encore moins d'investissement.
Croissance globale du PIB :
Prévisions 2026 : 1,1 % à 1,6 % (Banque du Canada ~1,1-1,3 %, RBC 1,3 %, Deloitte 1,5 %, S&P 1,2-1,4 %).
Ralentissement vs 1,7 % en 2025 ; croissance "modeste" ou "lente" selon tous les analystes.
Statistiques Canada : croissance nulle en novembre 2025 ; possible contraction au T4 2025.
Facteurs aggravants la stagnation
Ralentissement démographique quasi nul en 2026 et toute croissance repose sur la productivité par personne qui patine.
Dette provinciale élevée et dégradations de cote de crédit (Québec, BC, Nouvelle-Écosse).
Inflation persistante sur l'essentiel (logement, épicerie) malgré cible de 2 %.